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 Red is dead (Feat Angleterre)

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MessageSujet: Red is dead (Feat Angleterre)   Dim 12 Jan - 12:27

Pull ocre et pantalon tartan. L'uniforme obligatoire. Il le regarde sur sa chaise puis secoue la tête avant de venir s'installer sur un des larges sofas élimés de la salle commune. Scotty avait toujours eu un mal de chien à supporter la chemise réglementaire mais l'habitude aidant, il ne la déboutonnait ni ne chiffonnait plus comme il le faisait en première année. C'était le résultat quand on avait passé quasi plus de 7 ans à porter ce vêtement.

Plus de 7 ans à contempler les murs de cette salle commune. L'aile anglo-saxonne. Tout un foutu programme si vous lui demandiez son avis. C'était de manière très basique, l'aile de sa famille. Famille recomposée plus ou moins, bancal très certainement. On lui avait littéralement imposé ses soi-disant frangins. Et leur mère, Britannia, avait à peine expliqué ce qu'il en était. Non merci. Aucun des trois. Irlande était encore...passable. Pays de Galles était niais et le pire restait Angleterre qui de temps à autre pensait encore qu'il avait un empire et buvait son thé, avec un entêtement typique, à tout les gouters.

Une moue se dessine sur les traits peu avenants de l'écossais et il se gratte derrière l'oreille convulsivement. Ce n'est pas tant qu'il le détestait, non. Ce n'était absolument pas ça. Il avait juste toujours cette irrépressible envie de le voir en colère à son égard. Quelque chose de concentré dés qu'il repérait les sourcils anglais et les yeux verts émeraudes. Cela s'était calmé, récemment. Le référendum approchait et une sourde panique doublé d'une excitation grandissante le secouait. Il continuait à pourrir la vie de son cadet autant que possible par des farces plus ou moins méchantes, mais elles étaient espacés. Moins terribles.

Il était tard. Insomnie. Une de plus. Il avait été dans son lit, à tournoyer entre les draps quand soudain. Une sensation. Il s'était levé pour en conjurer le ressenti et maintenant le voilà la chevelure ébouriffé et les jambes repliés sur le canapé moelleux à ne regarder rien en particulier.
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MessageSujet: Re: Red is dead (Feat Angleterre)   Sam 18 Jan - 17:21

    Lorsqu'on a dit à Arthur qu'il allait rejoindre les apprentis-nations dans cette école spéciale, il a tout de suite pensé à deux choses. La première, c'était qu'il avait une chance inouïe, et peut-être qu'il en aura plus le jour de sa sortie après avoir prouvé à tous qu'il est capable de beaucoup de choses. La deuxième, c'était qu'il allait rejoindre un de ses grand frères, avec lequel il devait vivre inévitablement dans le même bâtiment. Et pour de longues, longues, longues années. Le petit plus qui le réconfortait, c'était que leur maigre différence d'âge allait lui permettre de souffler plus tôt que prévu. C'est peut-être l'une des raisons qui fait qu'en fait, Écosse en profite allègrement. Tout deux s'entendaient et s'entendent encore aujourd'hui comme chat et chien, si bien qu'on va finir par le savoir... et oui, c'était de l'ironie. Alors quand il voulait que ça y aille, ça y allait : l'aîné cherchait n'importe quel prétexte pour le titiller. Le plus drôle, c'est qu'Angleterre est facile à taquiner, et pourtant, quand il s'agit de son frère, il n'a jamais vraiment osé lui répondre.

    En fait, il a carrément préféré l'ignorer depuis la première fois qu'il a posé un pied ici. De même pour l'aile de repos des anglais, comme toute salle confondue où il l'aurait en face de lui.

    C'est pourquoi il n'a pas eu d'autre réflexe que de se cacher dés que celui-ci a fait irruption dans la pièce.

    Quelques minutes plus tôt, Angleterre s'était réveillé, en proie à un cauchemar comme n'importe quel autre. Dans un cas comme ça, certains parviennent à se rendormir aussitôt, calmés, faisant la différence entre rêves et réalité. Cependant, d'autres ont besoin d'un petit « rituel » pour se remettre à l'aise avant de se recoucher (et aussi parce qu'ils n'y arrivent pas tout de suite). Pour lui, ça n'est pas bien compliqué : une petite promenade dans le bâtiment de sa section lui suffit. Il pensait ne réveiller personne, il ne l'a jamais fait dans son ancienne maison. Et pourtant, Écosse l'a rejoint peu après. La belle coïncidence.

    Vraiment pas de bol, oui. Ses yeux s'étant rapidement habitués à l'obscurité, il n'a pas eu besoin d'allumer la lumière et a trouvé son chemin à travers la salle, atteignant l'une des fenêtres pour observer la lune à moitié cachée par de gros nuages. Ce genre de panorama qu'on voit souvent dans les plaines, la nuit tombée. Puis, il a des bruits de pas, mais il sortit de sa rêverie trop tard et la seule chose qu'il ait eu le temps de faire, c'était de se planquer derrière un des sièges. Et une fois la pièce éclairée, il s'est mit à retenir sa respiration. À son grand dam, c'était Écosse, celui qui se moquerait bien de lui comme quoi « il a peur du méchant monstre caché sous son lit comme une petite fillette ». La boulette quoi. Si encore c'était un autre de ses frangins, ça irait, mais là...

    Craignant l'idée d'être découvert, Angleterre réfléchit à toute vitesse. Comment sortir d'ici sans attirer son attention, en comptant le bruit de ses pas, sa respiration, son ombre, son reflet sur les vitres, et bien sûr, le fait qu'une silhouette se tape un sprint jusqu'à la sortie ?! Il ignorait s'il préférait être découvert ou se découvrir...


Dernière édition par Angleterre / Arthur K. le Lun 24 Fév - 22:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Red is dead (Feat Angleterre)   Dim 19 Jan - 10:00

Du bruit.

Scott fronce le nez. Quand il était entré, il n'avait rien entendu. Trop ensommeillé, encore la tête pleine de rêves qui ne voulaient pas venir et de repos qu'il estimait pourtant bien mériter. Une clope l'aurait aidé et fichtrement pas mal mais il était interdit de fumer dans l'enceinte de l'école même. Pour qu'il puisse faire ça, il lui fallait décamper dehors et là pareil, si un des pions notamment le mastodonte de service, le chipait à errer dans les couloirs c'était « Nessie au goulag ».
Enfreindre les règles de l'école il le faisait, peut-être pas de manière aussi ostentatoire que Danemark ou Prusse, mais comme tout un chacun il aimait contester l'autorité en place.

Blâmez Angleterre pour ça.

Son cadet dont sa mère lui parlait avec tant d'émerveillement quand il restait avec en vacances. Les joies d'avoir une quantité de frangins. Les autres le dérangeaient moins: plus petits, trop d'écarts puis il ne les voyait que rarement au final. Mais Arthur? Toujours à chouiner et courir dans une autre direction.

Peut-être était-ce du en effet à la propension constante que Scott avait de lui mettre des bourrades dans le pif ou de lui piquer ses pépitos. Mais on était pas dans une histoire du Père Castor, et Scott avait toujours sentit en lui, et ce d'aussi loin qu'il s'en souvienne, un agacement réelle fait de jalousie, d'envie et de rancune à l'égard du petit frère.

Il lui avait volé sa place. Il buvait du bon thé au gouter avec des biscuits Jammie Dodgers, il voyait plus sa mère enfin et semblait être son préféré. Sans compter son accent, tellement...chic.

Crétin.

Crétin.

Du bruit.

Il regarde autour de lui mais la salle commune ne bénéficie que de la lumière pâle des néons dehors et de la lune -un peu-. Les joies de New York. Chez lui, il n'y avait pas de buildings. Aberdeen était plongé dans les vapeurs mécaniques des usines et Edimbourgh était bâtit sur une colline dont le plus haut point était un château millénaire où les fantômes côtoyaient les touristes.
Il râle. Une cigarette lui ferait vraiment du bien. Il finit par se lever et va farfouiller dans l'un des vases sur le rebord de cheminée. Il y plonge sa main et fait une grimace quand il touche la boule visqueuse -probablement le jouet de Sealand-

« Sale petit bâtard! »

Il en ressort ses doigts et les agite avant de replonger et trouver son paquet de clopes bien caché et recouvert de pâte verte et collante.

« Demain tu t'en prends une gamin...» marmonne t'il à moitié, essayant d'enlever les restes collés au paquet qu'il finit par ouvrir. Clopes. Briquet. Il jette un oeil vers la porte et écoute attentivement.

Le silence est revenu. Calme. Complet.

Tellement qu'il bourdonne à ses oreilles et c’est les yeux fixé dans le noir qu'il insère la cigarette entre ses lèvres. La flamme du briquet perce brutalement l'obscurité et un sentiment intense de délivrance l'envahit à sa première bouffée.

Il marche lentement venant s'asseoir sur un autre canapé. Celui juste en face de celui où Angleterre se cache :3.

Pleine vue.

Come out, come out wherever you are....
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MessageSujet: Re: Red is dead (Feat Angleterre)   Sam 1 Fév - 17:43

    Angleterre se figea soudainement.

    Son cerveau lui ordonna de ne plus bouger, de ne plus respirer ni même de cligner des yeux. C'était déjà assez chaud lorsque son frère a débarqué dans la pièce, mais là, c'est comme s'il venait d'entendre la guillotine s'abattre sur son propre cou. Sauf qu'il est toujours en vie. Peut-être plus pour longtemps, peut-être qu'il est déjà mort... Oui, à l'instant précis où il a entendu son aîné parler dans le vide, il est sûr et certain que la mort lui est tombé dessus.

    « Sale petit bâtard ! »

    L'ambiance lui a subitement parut froide, comme si cette pièce dans laquelle il se sentait à l'aise il y a quelques instants s'était transformé en cellule de prison.

    « Demain tu t'en prends une gamin... »

    Un « glups » suivi d'une boule qui descend le long de sa gorge lui donne la vision de la Faucheuse qui passe lui faire coucou devant la fenêtre (et puis lui il l'aurait presque vu). Mais alors... Scott sait qu'il est ici ?! En découvrant que son frère s'est installé juste en face du siège derrière lequel il s'est caché, Angleterre a l'impression d'entendre l'écho de la baffe qu'il va se prendre dans pas longtemps. Il n'a pas vraiment fait attention au « demain », juste que quelqu'un va se faire refaire le portrait. Et ce quelqu'un... il y a fort à parier que c'est lui. Qui d'autre sinon hein ?

    La grosse galère quoi. Alors, il est obligé de sortit avant qu'il ne vienne le chercher ? Mais c'est odieux ! Quand il voulait l'embêter, il venait toujours de lui-même, lui taper derrière la tête ou empoigner son col de chemise (surtout quand il n'était pas froissé et bien arrangé, avec la cravate en parfaite position qui n'étouffe pas malgré sa non-négligence) mais depuis quand il l'oblige à se livrer lui-même ? Cruel dilemme, personne n'a envie de nouer le nœud de sa propre corde ! Mais bon, c'est son grand frère, et même en étant le Président des élèves, être en pyjama, dans son aile anglaise réservée par sa famille, en pleine nuit avec tout le reste de l'académie qui dort – en principe – il est mal placé pour espérer un petit miracle. Et Écosse, comme Satan, aurait tendance à les détruire.

    Alors, après avoir pris une profonde inspiration – en ravalant son image, histoire d'avoir l'impression d'avoir été un minable juste le temps de son sale quart d'heure – il se lève soudainement et surgit de sa cachette. Même s'il a entendu l'annonce de sa baffe ou autre réservation, il refuse de paraître trop lâche pour se montrer... Mais dans tout les cas, ça finira mal.

    Son visage affichait une mine partagée entre la détermination et la nervosité : sa bouche tordue trahissait toute sa réflexion de stressé...


Dernière édition par Angleterre / Arthur K. le Lun 24 Fév - 22:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Red is dead (Feat Angleterre)   Dim 2 Fév - 18:30

Comme le chantait à peu près Eddie Mitchell (à ne pas confondre avec Eddy Malou qui est l'idole des jeunes, lui), on a tous en nous quelque chose d’un témoin de Jéhovah.

Ou pas.

La vérité c'est que pendant un quart de secondes, la surprise de voir face de Carême débouler de derrière le sofa lui fit aspirer la nicotine d'un coup d'un seul, un peu comme dans les dessins animés.

« Mais ce co... »

L'insulte mourut d'elle-même dans la quinte de toux. Fumer c’est pas bon pour la santé qu'il parait. Vous le sauriez si vous aviez vu Constantine.

« Qu'est-ce tu fous là? »

Toujours aimable et distingué, Scotty écrasa son mégot sur l'un des magazines qui ornait la table basse ce qui présageait là du futur plus qu' hasardeux de notre anglais chéri -si parce que moi je l'aime bien d'abord- et qui ne laissait que peu de place à l'imagination. Un peu comme Biélorussie quand elle s'approchait de Russie l'oeil aux aguets et le corps souple de ceux qui vont te tomber dessus comme une belle crêpe, Scott s'approcha également en deux grands pas de son cadet.

« T'étais en train de me surveiller? Je rêve! C'est total pour que je me chope une heure de colle! »

L'heure de colle il n'était pas contre. Il en avait assez eu comme ça. Empoignant son frangin, il lui cale son avant bras sous le cou en le poussant contre le mur d'un air sévère. Visiblement, il attendait une réponse. Car aussi qui sortait comme un clown dans une boite de derrière un sofa en pleine nuit si ce n'était pour préparer un mauvais coup. Franchement? Déjà Angleterre par sa nature...anglaise...restait suspect comme concept selon Écosse. Soyons clairs : il n'avait pas peur ni de problème avec les surprises surgissant de l'obscurité la plus complète. Il n'avait pas de problème avec les fantômes non plus. Mais avec Angleterre? oh il en avait un gigantesque qu'aucune frontière ne semblait jamais pouvoir guérir.

Par contre il n'avait aucun problème avec l’idée de bouger son boule, mais j’admets que ça n’a rien à voir.

Revenons donc à nos moutons.

L'air pas très sympathique et ce même dans le noir, Scotty tenait notre bon Arthur à la gorge. Littéralement.

« P'tet tu veux une clope?» Un sourire chafouin.

Arthur avait horreur de la cigarette :3.
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MessageSujet: Re: Red is dead (Feat Angleterre)   Lun 24 Fév - 21:56

    Surpris par « l'attaque » de son frère, il ne sut comment réagir.

    Ni comment respirer ou le regarder. Il n'a jamais pu faire le poids contre Scott, et si un jour ce dernier venait à avoir envie de le frapper ou quelque chose de similaire, il n'aurait plus qu'à se mettre en boule et la fermer. Malgré les apparences, il s'avère que, après avoir totalement perdu confiance en lui et toutes ses convictions, il devient une victime idéale. Après, on ne vient pas dire « pauvre lui », car jamais personne n'a été témoin de ces quelques violences. Pas comme si actuellement, Écosse se faisait un plaisir malsain à le torturer quotidiennement, Angleterre ne s'endort pas chaque soir avec des bleus sur le corps. Et il sait que son frère n'est pas stupide, s'il lui réplique quelque chose de vrai et qui puisse le défendre, il va quand même agir de manière à le faire passer pour le méchant. Enfin, le méchant, non, le gros menteur plutôt. Le « bébé cadum », un genre de lopette, en somme.

    Il n'a pourtant aucun souvenir où il l' aurait déjà embêté un jour. Et même s'il a déjà fait une bêtise à un âge où il était trop jeune pour s'en souvenir, son aîné n'allait quand même pas le lui faire payer sur le long terme ? En vérité, Arthur a très souvent l'impression – et la mauvaise – de ne pas le connaître, et de se retrouver face à un étranger. Et bien sûr, les étrangers, on ne les frappe pas, et il n'a pas assez de jugeote pour se défendre – c'est donc bien différent de France : il connaît assez bien son meilleur ennemi pour le rouer de coups et de jurons, ceci dit bien reçus, c'est peut-être pour ça que c'est facile. En effet, même en mimant une gentille dispute fraternelle, jamais Scott ne lui répondrait gentiment ou par ironie. La méchante ironie, il n'en use que lorsqu'il a tourné la situation à son avantage.

    C'est du moins le point de vue du plus jeune.

    Lorsqu'il lui tend un paquet de cigarettes, il fit une grimace : le tabac, la nicotine, le cancer, yeepe, il kiffe, tu penses. Il hésite à fixer le paquet ou son regard – les deux le dégoûtent, en un sens. Il regarde vite fait à gauche, puis à droite, on aurait dit qu'il disait non aux deux. Mais bon, il n'allait pas rester silencieux comme ça, même ça, ça ne lui était presque pas permit.

    « … Nan. »

    Et c'est tout. Le connaissant, il va sans doute en rajouter une couche. Mais il n'a jamais envie de beaucoup parler avec lui, voire pas du tout. Et pourtant, en voyant ce paquet... Scott est son frère, un grand frère qui l'a délaissé depuis qu'il est petit. Il avait beau essayer de le convaincre de jouer avec lui à l'époque, rien n'a jamais marché. Il n'a jamais su pourquoi, c'était venu naturellement, comme ça. Au départ, il avait jugé bon de ne pas essayer d'en savoir plus, sauf qu'il s'avère qu'aujourd'hui, ce fossé est devenu si normal que d'essayer de le combler était « mal ». Et pourtant, il ne pouvait pas le détester. Il restait son frangin, l'aîné de la fratrie. Celui sur qui, en général, on compte. Il regarde le vide, entre le menton de son fraternel et le paquet, puis dit avec un ton plus calme :

    « Tu devrais diminuer, ça fait combien de temps que tu clopes ? »

    S'il avait carrément dit « arrêter », il était bon pour se faire arracher les yeux...

    Sinon, oui, il était plus ou moins inquiet.
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MessageSujet: Re: Red is dead (Feat Angleterre)   Jeu 27 Fév - 10:33

Ah.

C'était carrément pire quand son frangin était calme et prenait son air de Tortue Génial, la perversité en moins. Il préférait nettement quand il flippait un bout. Ca lui donnait la terrible -et si piètre- illusion d'avoir le dessus.

A défaut de l'avoir en statut de nation, n'est-ce pas?

Scott eut un pincement de lèvres, les tâches de rousseur palissant sur son nez mutin. Merde. Voilà. Triple lutz piqué de caca boudin. C'était vraiment un petit con ce type avec sa frimousse de souris et son air flegmatique. Un truc à choper des queen mum sur ses tasses à l'heure du thé.

L'agacement devint fatalement palpable et l'écossais repoussa nonchalamment Arthur dans un "peuh" du bout des lèvres. Il s'écarta et fit tomber une cigarette dans sa paume d'un geste assuré sans quitter l'anglais du regard. Il était pénible. Lui et sa raisonnabilité. Mais à vrai dire, il y avait une habitude rassurante dans leur relation. Quelque chose de fixe.

"Encore un peu et je vais croire que tu t'inquiètes Tutur." fit-il en replongeant dans le fauteuil élimé et moelleux.

Un sourire sardonique et il lui envoie le paquet à la trombine.

"Sers-toi."


Presque un ordre.

Ou plutôt une sorte de défi muet. Son cadet toujours si à cheval avec les règles, si patient, président du conseil etc etc etc.
Le sourire de Scott s'élargit. Il était inutile de jouer aux saints ici. Ils étaient du même sang non? Il savait très bien qu'Arthur avait un vocabulaire tout aussi déplorable que le sien, qu'il aimait les Sex Pistols et descendait des bières aussi rapidement qu'un ferry sur la manche.


"Ça fait longtemps. Je crois sur les docks."


Oui, alléluia. Il a répondu à ta question Arty ♥.
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MessageSujet: Re: Red is dead (Feat Angleterre)   Mer 12 Mar - 20:56

    Pendant un instant, Arthur était persuadé de recevoir une réponse digne de son frère : une baffe ou à la limite, une réplique cinglante qui le ferait déprimer le reste de la nuit. Mais non, ce dernier s'est soudainement adouci et l'a même libéré, lui laissant une cigarette dans les mains. Il regarda cette dernière, imaginant un instant un sourire à la Cheshire le narguer. Il venait de lui laisser une clope ? De ses affaires ? Réellement ?

    « Encore un peu et je vais croire que tu t'inquiètes Tutur. »

    Quelque part, c'est forcément vrai. Mais ce fossé entre eux est tellement normal, aujourd'hui, que la majeure partie de sa personnalité viendrait le ramener à la raison en lui disant de se méfier de leur lien fraternel : malgré tout, il est clair que Scott n'a d'yeux pour lui que lorsqu'il a besoin d'un punching ball, ou d'un malheureux sur lequel passer ses nerfs. Quoique, la plupart du temps, on dirait que juste l'avoir dans le champ lui permettait de s'énerver à tel point qu'il pouvait claquer un mur. C'est peut-être pour ça qu'avec le temps, Angleterre a rapidement prit l'initiative de ne plus le croiser, que ce soit à la maison – ce qui était assez compliqué – ou à l'école. Et encore, ici, ça allait grâce à la taille de l'établissement. Mais il s'avère qu'il a parfois la poisse, et que c'est le deuxième prénom de son frangin.

    Pour ne pas montrer une facette sans doute réelle de sa personne où, oui, il s'inquiète pour la santé de son fraternel, il se tait et ne fait aucun commentaire sur cette remarque.

    « Sers toi. » lui dit-il en balançant son paquet entier.

    Là, il est en droit de se poser des questions. Mais en levant la tête vers le regard de son frère, il découvre la nature de ce « cadeau ». Dans ses yeux, il pouvait presque lire le règlement d'un challenge : il voulait lui pourrir les poumons le temps d'une insomnie. Et dire qu'Arthur aurait pu juste profiter de la lune depuis la fenêtre, dans le noir, et repartir sur la pointe des pieds dans son lit. Mais le voilà qu'il s'apprête à essayer un truc qu'il a toujours mal vu : cloper.

    En même temps, quand on les voit tout les deux ensemble – car si, c'est possible. La comparaison est souvent la même : l'un est plus studieux que l'autre. Et « l'un », c'est Angleterre. Dans son uniforme du « Président des élèves » et tout le baratin qui s'est construit autour de lui via le point de vue des autres, on dit souvent qu'il est juste « trop sérieux pour se lâcher ». Des élèves fument déjà dans cette école, et ils ne sont pas des délinquants pour autant. Scott chercherait-il à briser cette image de l'élève modèle ? Quand Arthur pense à ses penchants – et mauvais – de l'alcool, par exemple, là oui il se compare à son frère et se dit qu'il sont bien de la même famille. Alors peut-être que juste une fois... histoire de tester... et de sembler proche de son frère rien qu'une fois...

    Avec une mine partagée entre la détermination et le dégoût, Arthur met la main sur le briquet de son fraternel (fourni avec son paquet), coince le bâton de nicotine entre ses dents – du moins, d'une façon proche de son frère, il essaye juste de l'imiter puisqu'il n'a jamais fait ça avant – et essaye tant bien que mal à allumer cette foutue clope. Il ne voulait absolument pas voir à quoi il ressemblait, là, à un jeunot qui essaye sa première cigarette sans pouvoir faire grand chose avec son briquet si ce ne sont que des petites étincelles qui veulent dire « preeeesque ». Enfin, avec s'être pincé le pouce deux fois, il parvient à l'allumer, et même à la brûler maladroitement.

    « Ça fait longtemps. Je crois sur-- »

    Mais il n'écoutait pas jusqu'au bout : le goût du tabac lui était déjà parvenu à la gorge, et pour sa langue et la fumée respirée, il tousse bruyamment, à telle point qu'il n'a pas le réflexe de retirer la cigarette qui tombe au sol. Il toussait assez fort pour qu'une petite larme vienne perler au coin d'un œil.

    Il ne savait même pas ce que sont des « docks », alors s'il ne peut même pas supporter un bout de papier comme celui-là... C'est dans ces moments-là qu'il voit qu'ils ne sont pas dans le même monde.
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MessageSujet: Re: Red is dead (Feat Angleterre)   Jeu 20 Mar - 18:49

Parfois l’ignominie passait par des mouvements simples. Un doigt tendu au détour d’un couloir, une gomme jeté comme un boulet de canon en plein réfectoire et tombant en éclaboussant comme il se devait la cravate anglaise de porridge tiède, un croche pied dans la salle commune.

Simple et efficace.

Scott était cruel mais de manière finalement très sereine. Il n’avait pas l’intelligence aiguë de Francis ni le gabarit impressionnant d’Ivan, encore moins les connaissances techniques de Chine. Certes.

Mais il avait une réelle colère. Inépuisable. Quelque chose qui était là, au creux du ventre, et qui avait eu le temps de grandir et grandir jusqu’à devenir concret et gigantesque. Un poids fait d’appréhension et d’envie. C’était Bannockburn et Culloden. C’était William Wallace et Mary Stuart.

On restait attaché à l’histoire en Écosse. On ne se faisait pas traiter d’anglais sans en retourner une à celui qui avait ouvert sa bouche, on buvait son alcool fort et d’une traite, on connaissait ses chansons et on ne portait rien que ce que Dieu avait généreusement donné sous son kilt.

On connaissait l’importance de la famille, aussi.

Il eut une lueur narquoise dans le vert émeraude de l’iris et le rire secoua ses épaules. Sec et tenu. Brave, brave Arthur. Scott souleva son visage en regardant de haut son cadet bien que ce dernier était debout et lui-même assis. Il méritait au moins d’être le fils de Britannia n’est-ce pas ?

Ils méritaient.

Loin de bouger ou d’aller à la rescousse de son petit-frère, Scott posa son coude sur le dossier du sofa et reposa sa tête sur sa paume en ne quittant guère des yeux le président du conseil des élèves. Ah, ah. Il devrait prendre une photo tiens. Pour France. Ce dernier apprécierait de voir Arthur se mettre –enfin- un peu en danger.

Mais ça, c’était avant que l’anglais se mette à tousser comme Bambi dans un champ de coquelicot. Scott fronça le nez.

« Fillette. »

Le bruit de son corps en mouvement était la seule chose qui se faisait entendre par-dessus la toux d’Arthur.

« On gaspille pas. C’est pas Buckingham Palace ici. Tu l’as commencé, tu la fumes jusqu’au bout. »

Là aussi, ce n’était pas une invitation ou alors elle avait le même ton que celles –si terriblement glacées- du prof de diplomatie. Scott se pencha pour ramasser la cigarette la recollant d’autorité dans le bec de son adversaire.

Soit il l’ouvrait pour faire ce que Scott lui disait de faire, soit c’était la cigarette écrasé sur sa figure.

L’un ou l’autre.
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MessageSujet: Re: Red is dead (Feat Angleterre)   Lun 14 Avr - 21:58

    Angleterre avait un mal fou à s'arrêter de tousser. Il a pourtant du même à imaginer son frère, un peu plus jeune, réagir de la même façon le jour où il essaya la cigarette. Pourtant il a forcément du passé par ce stade-là. L'habitude n'est pas innée; il ne sait pas combien de temps ça a prit pour s'y faire, mais quand même, même avec toute son image de « méchant », il n'a pas pu supporter la nicotine en moins de 24 heures. Et encore. Il a sans doute eu des difficultés autrefois lui aussi, alors pas la peine de le regarder de haut comme ça, surtout en le forçant à... quoi ?

    Son frère le regardait comme s'il n'était qu'un misérable chiot qui manquait de sociabilité (un peu ce qu'il est vraiment en fait) car même au plus mignon des petits animaux, Scott sourirait quand même de cette façon-là.

    « Fillette. »

    Oui, eh bien, il s'y attendait, à celle-là. C'est pas comme s'il ne connaissait pas assez son frère pour. Ou pas. L'écart est suffisamment grand pour qu'Arthur ne puisse deviner que ses gestes de brutalité ou de mauvais œil, mais certainement pas ceux de gentillesses. Encore que, il en a tellement rarement vu à son propre égard qu'il n'arrive même pas à l'imaginer avec d'autres personnes. À part leur oncle, Duncan, sauf que là aussi, il peut se permettre de jouer un dur. Un adolescent qui se construit selon le chemin et les habitudes qu'il a suivit. Une pleine confiance en soi, une estime parfaite de son image; une image qui reflète parfaitement ce qu'il voulait en plus ! Mais Arthur n'est pas de ce bord, il ne l'a jamais été, et maintenant, il est peut-être un peu tard pour ça; ou alors, en pleine adolescence, juste beaucoup de retard difficile à rattraper.

    « On gaspille pas. C’est pas Buckingham Palace ici. Tu l’as commencé, tu la fumes jusqu’au bout »

    Là, c'est le pompom. Arthur s'attendait à quelque chose comme « c'est pas d'ton âge » ou « t'es vraiment qu'un gamin » mais pas à ça. Lui qui détestait la cigarette, la nicotine, la fumée qui tue, bref, l'une des raisons du cancer des poumons, on allait le forcer à finir une clope ? Mais là, il ne s'agit même pas d'une question de dignité ou d'image : il a tout simplement HORREUR des clopes ! Mais il ne put réagir à temps que déjà l'aîné lui colla le bâton empoisonné entre les lèvres. Dés qu'il scruta à nouveau sa terrible expression de challenger, il eut un affreux doute, mais se confronta néanmoins à la réalité : Scott était très sérieux et n'avait aucune intention de le laisser bâcler le travail. Alors, il fait quoi ?

    Si son frangin blaguait, il aurait déjà recraché l'objet comme un vulgaire postillon, mais là impossible. Il fut tellement surpris de l'initiative que ses yeux s'écarquillèrent un instant, fixant son frère. Puis il baissa la tête, la cigarette toujours en place. Elle était encore allumée, et déjà le goût abominable de cette « drogue » lui piquait déjà à nouveau la gorge. Et si jamais il refusait ? Ce serait encore les coups, le bizutage ? Oserait-il au moins en pleine nuit ? Non, franchement, Arthur n'avait pas envie de s'abaisser aux risques de la clope...

    Il n'avait plus qu'une envie, c'était retourner se coucher. Dire qu'il était venu jusqu'ici seulement pour se détendre... Alors il fit mine de tirer une bouffée, mine qui finalement se révéla assez vraie, eut une nouvelle quinte de toux et se hâta de jeter la cigarette par terre avant de tenter la fuite en marchant vite vers la sortie. Il aurait préféré écrasé la cigarette avant avec son pied, mais ça aurait laissé à Scott l'opportunité de réagir de manière plus « sophistiquée »...

    Il a eu son quota pour ce soir.
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MessageSujet: Re: Red is dead (Feat Angleterre)   Ven 18 Avr - 15:38

[Je clos Iggy]

Parfois, quand il voyait le visage affligé et récalcitrant de son frangin, il se disait qu’il y allait un peu fort. Une curieuse boule de conscience que sa colère naturelle balayait d’un revers de manche.

Petit con.

Il ne savait pas encore. S’il fallait être satisfait de voir la fumée s’échapper des lèvres d’Arthur. Visiblement il n’aimait pas mais aussi ça n’avait jamais été le but. Lui aussi il n’aimait pas plein de choses et pourtant il les subissait non ?

Bientôt. Bientôt il serait indépendant ! C’était terrifiant et grisant et ok il n’aurait plus Arthur dans ses pattes mais peut-être… peut-être que c’était nécessaire pour sauver aussi quelque peu leurs relations.

Le roux a un rictus. Quelle relation au juste ?

Il se surpris à faire quelque pas en arrière pour libérer l’anglais. L’idéal aurait été que ce dernier refuse, lui donne l’opportunité de se battre, de lui coller son poing dans la figure, de pouvoir évacuer enfin une colère trop sourde et parfois trop intense.

Scott voulait.

Il passait sa vie à l’Académie à vouloir.

Des amis fidèles, des meilleurs notes qu’Iggy, une place pour la cornemuse dans l’orchestre, la gaufrette, les rires de Francis, la richesse de Norvège, son indépendance enfin…

…son indépendance…

…son indépendance.

Vouloir tout un tas de choses qu’il ne pouvait contrôler. Rien dont il était entièrement maitre. Tout passait par la volonté d’autrui. Et son indépendance par celle de la nation aux sourcils épais et à l’iris aussi verte que la sienne qui se tenait devant lui à cracher ses poumons.

Le rictus s’accentua. Il aurait du le frapper tiens. Arracher ce qui était sien. Payer le prix du fer et non pas attendre qu’on veuille bien lui donner. Lui donner une couleur violacée et lui faire vomir sa promesse de le laisser poursuivre son destin.

Mais s’il y avait une chose que son frère possédait et c’était le caractère made in Babe le cochon. Une vrai coccinelle! Vous a t’ont déjà parlé des coccinelles? Regarder comment elles viennent mettre le boxon dans le jardin et vider les pucerons de leurs substances en faisant rouler leurs trompes.

Le celte se mit à souffler par le nez, profondément agacé. Par qui? par quoi? c’était trouble. Mais ça ne changeait pas le résultat.

« Tu m’emmerdes. »

Ben ouais. Paye ta limpidité profonde. Paye ta douceur aussi puisque Scotty lui balança un doigt sous le nez et fit volte-face. « Je vais dormir. Cauchemardes bien ! »

Et rêves d’Écosse, Iggy. A vrai dire, il ferait un croquemitaine plutôt cool, non ?
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