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 Désertion Baltique. [Estonie]

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MessageSujet: Désertion Baltique. [Estonie]   Lun 27 Jan - 10:05

    Ce n'était pas vraiment une très bonne idée, il est vrai. Même Pologne n'arriverait pas à en faire une aussi mauvaise. Mais, franchement, qu'est-ce que Lettonie en avait à faire ?


    Nous sommes le 23 Janvier. Ca faisait déjà deux jours que le letton avait déserté le dortoir slave/balte pour la bibliothèque. Pour réviser tout d'abord son économie, et surtout parce qu'il s'endormait toujours sur ses révisions. Et ce soir, il s'était dit que, non, pas la bibliothèque. Il ira directement dans la salle du club de chorale.
    Après être aller chercher son sac de désertion dans ladite bibliothèque, il décida de réviser directement dans la salle où il était prévu qu'il aille avec l'estonien, comme ça, s'il s'endort, Lettonie sera là où il était censée être et Estonie ne devrait pas trop s’inquiéter.

    Mais en attendant que le soir arrive, Raivis avait quelque chose d'important à faire. De très important. Faire le cadeau de Noël de l'estonien. Il en avait déjà fait un, mais ne le trouvant pas ce jour-là, il avait décidé de le donner aux sans-abris qui crécher entre la ville et l'académie pour ne pas gâcher le peu de ressource qu'il avait et de le refaire quand il serait certain de voir Estonie. Et là, il en était sûr à 99%. Les 1% était en cas d'urgence majeur, plus communément appeler : Cas russe.
    Heureusement que le cadeau ne prenait pas longtemps à faire, sinon il aurait été bien embêter. Le tout terminés, il mit son sac sur son dos, le cadeau emballé avec précaution dans ses mains et il se mit en route, d'une marche rapide, pour la salle du club de chorale.


    Une fois arrivé devant la porte, il toqua trois fois, et laissa quelques secondes avant d'entrée, histoire de voir s'il y avait quelqu'un ou non à l'intérieur et que celui-ci manifeste sa présence durant ce petit laps de temps. Il entra rapidement dans la salle, vide. Zut, est-ce qu'il y avait eu un cas d'urgence majeur ? Pourtant, il y a même pas quelques heures, il avait dit à l'estonien qu'il venait ce soir ! Dès qu'il vit les affaires de Estonien caché dans un coin de la salle, il ne pu s'empêcher de lâcher un soupire de soulagement. Ouf.

    En posant le cadeau sur une table quelconque de la salle et son sac par terre, il étudia la pièce. C'est vrai, elle n'était pas très grande, mais pas petite non plus. Et ce n'est pas vraiment un coin pour venir se planquer, les surveillants doivent passer souvent par ici, sans doute ? Il devrait demander à Estonie. Au cas où, il regarda les endroits sans trop de danger en cas de surveillant trop curieux. Le coin vers le radiateur était plus ou moins bien planqué, se mettre devant la fenêtre était l'endroit le plus dangereux, donc... Oui, les coins étaient bien.

    En attendant son camarade, il s'assit sur une des chaises et sortit ses affaires d'économies pour commencer les révisions...


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MessageSujet: Re: Désertion Baltique. [Estonie]   Lun 27 Jan - 12:41

Les mains froides pouvaient être un symptôme à multiples causes. La malnutrition. Des problèmes de circulation sanguine. La fatigue, aussi. Il se trouvait qu'Estonie était atteint des trois problèmes.

Tout d'abord, ce n'était de toute façon pas de sa faute s'il mangeait peu. Il était peut-être difficile dans ce qu'il mangeait, mais s'il fallait reporter la faute sur quelqu'un, c'était ses grands-parents pour mettre toujours des pommes de terres et du porc à table, et il était hors de question qu'il les blâme pour quoi que ce soit. Et, comme la cafétéria osait bafouer les sacro-saints tubercules en les transformants en éponges imbibées d'huiles, et recouvrant le non moins sacré suidé d'une épaisse couche de sauce graisseuse, au final, bien peu de plats étaient adaptés à son palais. Il n'y avait pas de quoi être triste : se nourrir n'avait pour lui qu'une vocation nutritive, loin de la source de plaisirs que certains semblaient y trouver. Et, ces derniers jours, cela avait été un avantage d'être habitué à sauter des repas ; quel meilleur moment pour s'éclipser vers les vestiaires que lorsque tout le monde a le nez plongé dans son assiette ?

Bien sûr, le but n'était pas de se mettre en tenue pour aller faire quelques tours de terrains. Les dit-problèmes de circulations ne venaient pas juste d'un manque de sauna, après tout. C'est que, voyez-vous, le problème à déserter les dortoirs, c'est l'absence de salle de bain, et l'idée de se laver au gant de toilettes à un lavabo d'un water closet des hommes était extrêmement perturbante. Mais il ne pouvait juste pas se permettre de rester plusieurs jours sans se laver, ce serait tout bonnement unhygiénique. Ne serait-ce que par respect pour son camarade de fuite, il devait prendre un minimum soin de lui même.

Ah, la fuite. Source du dernier problème. Eduard savait à l'avance que s'il quittait les dortoirs, il fallait se préparer à passer de longues nuits sans dormir, mais cela ne les rendait pas moins pénibles. Assis le dos au radiateur, enroulé dans une couverture, à l'affut du moindre bruit de pas dans le couloir... Ce n'était pas conseillé pour ses nerfs. Enfin, cela lui laissait du temps pour réfléchir. Et de la réflexion, après les évènements de ces derniers jours, il en avait besoin. Même si la conclusion qu'il en tirait n'était pas très plaisante : il n'était tout simplement pas fait pour être une nation. Peut-être devrait-il tout arrêter et obéir à Russie. Ce serait tellement plus simple...

...Mais il ne pouvait juste pas partir et laisser Lettonie seul. En premier lieu, c'était lui qui lui avait proposé, la moindre des délicatesses serait de rester jusqu'au bout. De toute façon, un surveillant les trouvera bien un jour où l'autre, il ne se faisait pas d'illusions à ce sujet. C'était une lutte perdue d'avance, pour la beauté du geste, ou plutôt pour le symbole qu'il en ressortait. Même si elle en est réduite à fuir, l'Estonie ne ploiera pas face à la Russie. Quelle absurdité. Quelle arrogance, aussi, de penser qu'il pouvait représenter son peuple. Non, la meilleure conduite serait de retourner au dortoir avant que la sanction ne devienne trop importante. Pourquoi se soucier du garçon maintenant, alors il y a deux mois encore, il serait parti en laissant juste un mot derrière lui ?

...Peut-être que c'était tout ce temps à l’Académie qui avait eu raison de son sens de la logique. Cela allait bientôt faire 5 ans. C'est long, 5 ans. N'avait-il pas lu qu'en 5 ans, il arrive suffisamment d’évènements dans la vie d'une personne pour que sa personnalité change dans sa majorité ? S'il devait rencontrer le jeune garçon qu'il avait été, valise encore en main, avec une légère appréhension face à cet immense bâtiment... ils n'auraient probablement plus grand chose en commun. Il ne savait pas s'il devait trouver cela rassurant ou triste.

C'est sur ces sombres pensées que, un sac de sport à un bras, contenant toute les affaires qu'il avait utilisé pour se doucher, Eduard avançait précautionneusement dans les couloirs, ses mains glacées portées à son visage en espérant les réchauffer en soufflant dessus. Il était inutile de se tracasser avec cela. Pour l'instant, il devait être sûr que Lettonie ne se soit pas empêtré dans on-ne-sait quelle affaire. Le garçon avait beau être un habitué de la bibliothèque, s'il commençait à y passer ses nuits, les gens se poseraient des questions. Et il pourrait tout à fait ne pas être à la bibliothèque, mais en compagnie de gens moins... fréquentables. Bref, c'est décidé, si le letton n'était, à une heure tardive, toujours pas arrivé malgré avoir affirmé qu'il viendrait, il lui enverrait un SMS. C'est avant tout pour ce genre de choses qu'il lui avait acheté un téléphone.

...Comme quoi, il s’inquiétait pour loin, se disait-il, la main encore sur la poignée. Il ne prendrait pas forcément la peine de le faire remarquer, mais constater que Lettonie était là, en sureté, le nez dans un livre d'économie, il se sentait... apaisé.

"Bonsoir."

Simple salutation de courtoisie, il n'y avait pas de place pour la familiarité entre eux deux. Il s'agissait plus là de faire remarquer sa présence que d'espérer vraiment qu'il passe une bonne soirée, ce serait trop demander vu les conditions. Quant à y voir là une tentative de dialogue... L'un comme l'autre, ils n'étaient pas vraiment doués pour la conversation.

OOC:
 
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MessageSujet: Re: Désertion Baltique. [Estonie]   Mar 28 Jan - 16:38

    Lettonie était tellement dans ses révisions, ou dans ses rêveries qui sait, que quand le bruit de la porte qui s'ouvre se fit entendre dans la salle, il eu un petit sursaut. Et la voix de l'estonien lui fait lever la tête. Il ne fallut donc pas longtemps avant que l'estonien rapplique dans la salle, super. Lettonie fit un petit sourire en même temps qu'il répondait à la salutation de son camarade par un simple « bonsoir » aussi.

    Puis il ferma son bouquin d'économie. Il n'avait plus l'envie de réviser pour le moment, vu que Estonie était dans la salle. Autant faire un peu de conversation, non ? Il n'était pas doué, certes, mais qui ne tente rien n'a rien, non ? Il faut essayer. Puis, si ça marche pas... Tant pis, on passe directement à 'je te donne ton cadeau de noël en retard d'un mois'.

    « Hm... »

    Tu peux au moins réussir à lui demander comment il va, non ? C'est quand même pas si compliqué que ça.

    « ... »

    Faut croire que si...

    « Co-comment vas-tu ? »

    Ah.
    Finalement non, ce n'était pas si dur que ça, tu vois mon petit.
    Gardant son petit sourire, il attendu que l'estonien réponde, même si ça n'allait pas faire une vrai discussion, c'est quand même bien, pour commencer. Et, même si la politesse l'oblige, Raivis voulait savoir comment il allait. Même s'il se doutait que Estonie était fatigué, ça se voyait à ses cernes. Oui oui, on les voit même avec les lunettes. Et, comme si tout avait été dit, il se leva et prit le paquet et le lui tendu après s'être avancé suffisamment.

    « C'est... C'est pour toi. C'est.. Ton cadeau de Noël. Donc... Euh... Désolé du retard et... Joyeux Noël... ? »

    Son petit sourire se transforma en sourire très gêné, limite mal à l'aise. Donner son cadeau de Noël avec un mois de retard, c'est quand même fort. Même la SNCF n'est pas autant en retard, et dieu sait comment elle abuse avec ça. Il espérait quand même que son pauvre cadeau plaise à Estonie. Parce que c'est sûr, entre un téléphone portable et … Ca, ça se voit que les moyens sont plus limités. Mais, au moins, c'est fais avec le cœur et c'est l'intention qui compte, n'est-ce pas ?

    « Ce-Ce sont des... piparkukas. J-j'espère que tu les aimeras... »

    Et hop, il baisse la tête pour regarder ses pieds en devenant rosé. C'est homemade, monsieur. Il leur avait donné plusieurs formes, il y avait quelques étoiles, un quart de lune ou un sapin. Ou du moins, on pouvait le supposer que c'était un sapin. Et ils sont encore tout chaud, oui monsieur.



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MessageSujet: Re: Désertion Baltique. [Estonie]   Mar 28 Jan - 20:25

Ne s'attendant pas à une quelconque réponse, Estonie était déjà en train de déposer son sac dans le coin qu'il s'était dédié, avant de fouiller pour atteindre son ordinateur. Il avait déjà fini ses devoirs du jour, et il voulait en profiter pour continuer un peu les exercices d'informatique ; même si le cours n'avait pas abordé certaines notions, son propre savoir pouvait compenser, et lorsque que l'on a tendance à rendre ses projets en retard, un peu d'avance ne fait pas de mal. Surtout dans le domaine où il était attendu de sa part qu'il ai d'excellentes notes. Une réputation de leader en nouvelles technologies, ça se méritait. Non pas que cela le gênait outre-mesure, il aurait même volontiers ajouté à cela une participation au club d'informatique si ce n'était pour ses responsabilités de président de club de chant.

Après tant d'années passées dans le club, qu'il en prenne les rênes était tout à fait normal. Ce n'était certainement pas aux Juniors manquant d'expérience que l'on pouvait demander cela, et les élèves de Collèges, s'ils avaient la maturité nécessaire, étaient tout simplement trop occupés pour la plupart pour cela. Eduard se savait -ou plutôt, croyait se savoir, comme il le pensait de nos jours- suffisamment compétent pour la responsabilité, et les votes avaient parlés d'eux même. Mais, alors qu'il promenait son regard dans les locaux, il se demandait si c'était un bon choix.

La taille de la salle était convenable. Ce n'était pas l'espace de la salle de musique, mais la circulation se faisait sans trop de problèmes, sans doute parce que les meubles n'étaient pas là en quantité suffisante. Une armoire où ranger les divers dossiers, partitions et autres métronomes, des petites tables facile à mettre de côté et empiler si nécessaire, quelques chaises... Estonie n'avait pas souhaité faire changer de matériel, responsabilité des membres, et piocher sans que cela soit nécessaire dans le budget du club, assez modeste dû au maigre pourcentage d'élèves en faisant parti. Il commençait à douter que ce soit un bon choix, maintenant. Après tout, le tableau, s'il ne servait guère que pour les réunions ou de brèves explications sur certains passage, n'était plus tout jeune. Ou aurait-il du tout dépenser dans un projet de fin d'année, et augmenter par là la popularité du club ? Non, ce serait trop risqué, surtout s'il fallait faire des rénovations dans la salle à mi-parcours, et Jumal sait qu'il y en aurait fatalement besoin, surtout qu'il avait bien l'impression depuis un moment qu'il y avait une odeur de... Tiens, à renifler comme cela, l'odeur de la salle était différente de d'habitude ? Plus agréable, en tout cas, une odeur chaude, il était sûr de la connaitre...

"Hm..."

Son attention fut reportée sur le letton, qui avait visiblement déjà rangé ses affaires d'économies. L'estonien ne put s'empêcher de penser que, si son camarade n'avait pas commencé très longtemps avant son arrivée, alors on pouvait comprendre qu'il ai de mauvaises notes dans la matière. C'était une cruauté inutile à mentionner, aussi se tut-il pour laisser la parole.

"..."

Encore qu’apparemment ce n'était pas nécessaire. S'il cherchait quoi dire ou comment formuler ses mots, alors le balte n'aurait pas cherché à attirer son attention, c'était donc soit qu'il venait soudainement de se rendre compte de la stupidité de ce qu'il allait dire -improbable, pour tout les défauts qu'Eduard aurait pu lui trouver, l'idiotie lui avait heureusement été épargné et c'était répandu sur le reste de l’Académie- ou que, comme à son habitude, il hésitait à parler. C'était pénible. S'il n'y avait rien à dire, autant se taire. Cette politique comme quoi tout silence devait être gênant n'était qu'une mauvaise habitude que les autres pays avaient pris.

"Co-comment vas-tu ?"

Conventions sociales, toujours là pour combler le vide quand on ne savait quoi ajouter. Enfin, c'était naturel de demander cela, quoique, quelque chose de naturel n'aurait pas demandé tant de mal à être énoncé.

"Ça peut aller, merci."

Un sourire passa sur son visage un instant, un éclat de fierté qui lui venait à chaque fois qu'il n'oubliait pas de mettre le merci en fin de phrase, et non pas en début comme il était de coutume lorsque l'on répondait en estonien. Il avait eu tellement de mal avec cela, quand bien même il ne faisait plus l'erreur, que la satisfaction lui venait par réflexe pavlovien.

Eduard considéra un instant de renvoyer la question, mais le manque de spontanéité la rendait hypocrite. Ce n'est pas comme si Lettonie avait des blessures visibles comme cela lui arrivait, et, ma foi, s'il avait un problème, le fait qu'il ne l'évoque pas prouvait qu'il n'avait pas envie d'en parler.

"C'est... C'est pour toi."

La concentration d'Eduard retourna à l'instant présent, alors que ses yeux se portent sur le garçon, puis le paquet qu'il lui tendait, d'où émanait l'odeur familière.

"C'est.. Ton cadeau de Noël. Donc... Euh... Désolé du retard et... Joyeux Noël... ?"

De multiples questions lui vinrent aussitôt, pour être répondues dans le même délai.

La première, la période de Noël, c'est pas passé depuis longtemps ?, fut écartée sans difficultés. Noël avait été tellement étrange, cette année. Et lui-même avait donné son cadeau tardivement, le 10 janvier, pour être précis -l'occasion était mémorable, jamais il n'avait vu Lettonie aussi radieux- et le souvenir lui amena un sourire.

Un cadeau ? Pour moi ? était, en y repensant, aussi simple ; en recevant son propre présent, Lettonie lui avait demandé si c'était possible d'attendre le lendemain après-midi. Il avait pensé après coup que peut-être le garçon n'avait pas songé à lui offrir quoi que ce soit, et voulait profiter du délai pour chercher infructueusement, mais il ne lui en avait pas tenu rigueur. Il ne lui avait pas offert de cadeau pour en recevoir en retour, même si cela restait pour son intérêt personnel ; il n'était pas sûr pourquoi il avait pensé que ce serait utile de pouvoir contacter Lettonie par portable, mais il y avait surement quelque chose à en tirer. Et puis, sa réaction sur le moment en valait largement le coup. Mais, alors, s'il avait vraiment eu une idée en tête, la raison du retard devait venir de l'origine du cadeau. Ce qui nous amenait à la troisième question...

Qu'est ce que c'est ?

"Ce-Ce sont des... piparkukas. J-j'espère que tu les aimeras... "

Oh. Des piparkoogid, bien sûr. Après en avoir consommé pleinement durant la période de fêtes, il était tout à fait normal qu'il reconnaisse cette odeur de biscuit si particulière.

"C'est dommage..."

Quoi donc ? En aurait-il fait une indigestion ? N'aimait-il pas manger ce genre de produits en dehors des fêtes ? Il laissa planer le doute un instant et reprit avant que le letton n'affiche un air déconfit -il ne s'agissait pas de lui faire une fausse frayeur, après tout.

"...Tu me les aurait offert demain, cela aurait été pile entre Noël et mon anniversaire. Enfin, je suppose qu'on peut dire que comme cela, tu es en avance d'une journée. Merci pour le cadeau."

Fier de sa remarque, il prit le paquet de biscuit des mains de Lettonie pour les observer. Les formes étaient reconnaissables, mais différentes de celles du commerce. Non, en premier lieu, pour qu'il en émane une odeur chaude comme celle-ci, il fallait qu'ils soient sortis du four il y a peu de temps. Omatehtud, alors ? Sans se couper ou brûler ni rien ? Même en étant avare en compliments, il devait bien lui en glisser un. Cela ne ferait pas de mal à son estime.

"Tu les a fait seul ? Ils ont l'air réussi."

Son organisme cru alors bon, étant exposé à de telles odeurs, de lui rappeler ce qu'il avait l'habitude d'oublier : il n'avait pas mangé ce soir. Eduard se sépara non sans un soupir de la tiédeur du paquet pour le poser sur la table et piocher l'un des gâteaux, aussitôt porté à sa bouche.

L'estonien n'avait jamais été très porté sur les douceurs, même s'il tolérait très bien les biscuits. Ces derniers étaient toutefois un peu trop sucré pour son palais, et, encore chaud, ils manquaient légèrement de la consistance qu'ils gagneraient en se refroidissant. Mais ils étaient tout à fait mangeables, et si son estomac réclamait pitance, il n'allait certainement pas se priver de s'en resservir un second sur le champ. Ou même un troisième, pour la même occasion. Et tant pis si les miettes de l'étoile à peine avalée qui lui recouvraient les lèvres ne faisaient pas très sérieux.

"Très bonne idée, en tout cas, les piparkoogid. Piparkukas, je veux dire. Tu les as goûtés ? N'hésites pas à en prendre, je m'en voudrais d'en manger tout seul. Ça fait... goinfre."
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MessageSujet: Re: Désertion Baltique. [Estonie]   Jeu 30 Jan - 11:30

    Le silence de l'estonien fit monter son angoisse.
    Il n'aimait pas les piparkukas ? C'est ça ?
    Oh mon dieu. C'était ça, c'est obligé. C'était une mauvaise idée de lui faire ses gâteaux, une très mauvaise idée. Il aurait dû lui demander ses goûts avant de les faire ! Il se mit à trembler de honte, limite en train de se traiter d'idiot intérieurement. Sans parler du « c'est dommage » qui l'estonien dit. Idiot idiot idiot. Fallait lui demandeeer.

    « ...Tu me les aurait offert demain, cela aurait été pile entre Noël et mon anniversaire. Enfin, je suppose qu'on peut dire que comme cela, tu es en avance d'une journée. Merci pour le cadeau. »

    Oh. Oh. OH. L'Angoisse et la Honte disparurent très rapidement pour laisser place à la Surprise. Une grande surprise. Lui qui s'était fait tant de films et qui s'était insulté d'idiot, se trouva encore plus idiot, pour le coup. Il retrouva son sourire, mais qui s'est légèrement agrandit, heureux de savoir que, heureusement, l'estonien appréciait malgré le retard. Lettonie lui retendu donc le paquet pour qu'il le prenne, ce qu'il fit, et pendant que son camarade regardait les piparkukas, le letton le scrutait presque, comme pour être certain que celui-ci aimait vraiment et ne faisait pas juste semblant pour lui faire plaisir. Il avait faillit se couper et se brûler plusieurs fois, mais nous pouvons remercier une entité supérieur qui a décidé que le destin ne serait pas aussi cruel avec lui.

    « J-Je les ais fais tout seul, oui ! »

    Alors là, il était ravit.
    Et fier de lui-même, en même temps.
    Il ne pouvait pas s'empêcher de rougir de plaisir devant ce compliment, même si c'était pas vraiment un vrai compliment, il était content. Il en faut peu pour être heureux, comme on dit. Et son plaisir s'agrandit quand l'estonien, après son premier gâteau mangé, en reprit un. Ça voulait dire qu'il les aimaient ! Ce qui enleva une petite angoisse à Raivis. Il ne connaissait pas vraiment les goûts de Eduard, donc savoir qu'il aimait ce genre de gâteaux était un très bon point pour lui : Ca veut dire qu'il pourrait le lui en refaire. Pas cette année, c'est sûr, il est légèrement trop tard -quoique-, mais pour les fêtes de l'année prochaine !

    « N-non : Ils sont tous pour toi ! J-j'ai déjà mangé quelque chose... »

    Il avait mangé les piparkukas, ou les « piparkoogid » comme dirait l'estonien qu'il avait jugé mal fait et/ou cuisiné. Il y en avait pas beaucoup, mais pour Lettonie, cela lui suffisait.
    Il lui affichait un grand sourire pendant qu'il lui disait ses mots, vraiment content que l'estonien les mangent.

    « S-si tu veux... J-je pourrais aller en refaire. I-Il me reste des ingrédients. »
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MessageSujet: Re: Désertion Baltique. [Estonie]   Lun 21 Juil - 19:40

OOC:
 

Tous pour lui, les biscuits, hm ? Estonie reposa les yeux sur le paquet, et jugea que la quantité était suffisament importante pour qu'il se permette d'en grignoter un quatrieme avant d'arrêter de les harceler pour les laisser refroidir. Et puis, s'il en consommait trop, il finirait par avoir la gorge pateuse, ce qui l'obligerait à ressortir pour remplir à nouveau la bouteille d'eau de son sac, avant qu'il ne soit trop tard et que les surveillants trouvent étrange qu'un étudiant soit dans les couloirs à cette heure-ci. Il venait tout juste d'arriver, il pouvait bien prendre le temps de s'installer, non ?

Une fois assis sur une chaise adjacente à celle que le letton occupait précédement, il se concentra sur la suggestion de ce dernier, sans se rendre compte qu'il avait oublié l'ordinateur qu'il avait tout juste sorti sur le sommet de sa pile d'affaires.

En vérité, l'idée d'une autre fournée de biscuits ne le tentait pas tellement. Il les appréciait, certes, et vu qu'ils étaient en dehors du dortoir pour surement un bon moment, ils seraient privés des goûters briochés d'Ukraine, donc ce n'est pas comme s'il avait atteint son quota de douceurs sucrées. Mais il ne tenait pas non plus à se rendre malade à trop manger de biscuits -le souvenir de la nausée après avoir engloutit un sachet de gâteaux chipés dans son enfance devait être pour quelque chose dans ses reticences. D'un autre côté, ce serait dommage de gâcher des ingrédients...

...Et puis, il était rare de voir Lettonie ainsi, les joues un peu roses et le sourire aux lèvres. Il fallait savoir profiter de ce genre de moments.

« ...Pourquoi pas, oui. Essaye de les faire moins sucrés, cette fois-ci, par contre. »

Un compromis decent, teinté de l'honnêté un peu froide qui caractérisait le peuple estonien. C'est une marque d'affection, si si, après tout il aurait utilisé plus de diplomatie s'ils étaient moins proches. Non pas qu'il soit spécialement ami avec Raivis, tout de même pas, mais... il se sentait suffisament confortable pour cela. Logique, après tout, il ne lui aurait pas proposé de l'accompagner dans une... excursion de dortoir s'il ressentait de la gêne à discuter normalement avec lui. Même s'il avait des doutes sur l'inverse. Le garçon avait mis un temps fou à exprimer sa pensée lorsqu'il est rentré dans la pièce. Peut-être devrait-il continuer la conversation sur un sujet succeptible de le détendre ?

« Je ne te pensais pas du genre à faire de la patisserie, en tout cas. Tu as appris toi même ? »

S'il était fier de ses compétences dans le domaine, il ne verrait sans doute pas de mal à être interrogé. Et puis, il était intrigué à ce qui pouvait pousser le garçon à fréquenter une pièce pleine de feux et de couteaux en tout genres.
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