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 Décarre tes troupes de chez moi ou j'crame ton pays ! | Ecosse

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MessageSujet: Décarre tes troupes de chez moi ou j'crame ton pays ! | Ecosse   Dim 2 Fév - 12:27

Attention Pictes était de mauvaise humeur, ce qui se traduisait par plus de cris qu'à son habitude, des gestes dans tous les sens, des injures à foison. Il arpentait l'école en long en large, en passant par les complexes sportifs et les limites de l'école, et le premier qui osait l'interrompre il en prendrait pour son grade sans qu'il n'ait rien demandé.

Il y avait des limites à sa gentillesse, le prendre pour un con de première ça l'énervait au plus au point, encore plus que les machines à café avec qui il semblait avoir un problème certains, et là cette personne venait de franchir la ligne rouge et allait se faire botter le cul sévèrement, tout du moins quand il lui aurait mis la main dessus.

Oui Scotty, son neveu préféré, même s'il les aimait tous mais sans doute plus que les autres, sa petite teigne rousse avec qui il adorait faire les quatre cents coups quand l'occasion se présentait. Son mini moi, presque sa version de lui au même âge à l'école, son Braveheart par héritage. Bref ! Autant de qualitatifs, de surnoms, et d'autres qui s'accorderaient très bien pour d'écrire, tout ça venait de partir en éclat face à la dure trahison dont il avait fait preuve.

Le jeune lui avait demandé s'il pouvait lui emprunter une ou deux bières, l'oncle aussi responsable qu'il était, ou n'en doutons pas, avait accepté sans même plus de préambule et lui avait donné les clés de sa piaule pour que le petiot aille se servir tout seul. Après tout il était grand et l'Anglo-saxon avait estimé qu'il n'avait pas besoin de le surveiller et de venir le fliquer voir ce qu'il foutait.

Il avait eu tort. Non seulement Écosse lui avait mis un bordel monstre dans son bordel organisé, c'était un champ de bataille mais où chaque chose avait sa place malgré tout, mais le pire de tout c'était l'autre affront qui lui avait fait. Ce n'était pas une ou deux qu'il lui avait piqué, c'était carrément la réserve entière qui avait foutu le camp, et il avait beau être largement laxiste quand il s'agissait du rouquin mais là il ne pouvait largement pas laisser passer ça.

Vengeance ! C'est ce que lui réclamaient sa raison et son sang, un tel affront ne serait se laisser passer sans rien dire. Les tambours de guerre résonnaient dans sa tête plus fort au fur et à mesure que le temps passait, ne trouvant pas le chérubin à qui il allait faire passer un sale quart d'heure sans même lui demander aucune explication tant les preuves étaient flagrantes, ou tout du moins il ne restait qu'un seul endroit où il n'avait pas encore cherché.

Poussant la porte la salle d'Harp avec l'aide d'un royal coup de pied, non sans être accompagné d'un grognement, il chercha la tête rousse caractéristique de son neveu tombé en disgrâce. Mais malheureusement pour lui il ne pouvait pas l'attaquer ainsi, le sale gredin avait bien préparé son coup et se trouvait en ce moment même en pleine session, et il ne pouvait pas le déconnecter sans préambule sous peine de provoquer une catastrophe sans précédente.

Duncan regarda de plus près les données alors qu'il pestait toujours autant, constatant alors que Scotty se trouvait en pleine période d'affrontement entre Pictes et Scots. Commençant à croire que l'adolescent avait fait tout ceci dans le seul but de le provoquer, un vrai traquenard pour avoir enfin la grande bataille qu'il lui réclamait tant, et le forcer ainsi à venir dans la réalité virtuelle.

Il avait toujours refusé les demandes incessantes du neveu à ce sujet, se remémorant une mauvaise expérience qu'il avait eue plus jeune avec la machine, oui à croire qu'il n'était pas fait pour la technologie en fin de compte, mais là il se devait de trouver réparation. Après un moment d'hésitation il céda enfin, enfilant donc tout le matériel nécessaire pour aller donner une bonne correction au neveu même si ce n'était que de version virtuelle, entrant les données et son mot de passe qui datait de son adolescence ici pour se connecter à la session en cours.

Nation : Pictes   MDP : motherfucker



Se retrouvant alors plongé dans l’Écosse médiévale, à se faire peintre des peintures de guerre sur la figure par une femme avec qui il aurait bien aimé passer un peu plus de temps que cette séance de barbouillage sur la figure. Mais l'heure n'était pas à la rigole loin de là, les chefs de clans s'étaient réunis pour décider de la tactique à suivre pour virer l'infâme ennemi venue empiété sur ses terres.

Si Rome n'avait pas pu franchir ses lignes alors le vil gredin qui arrivait de l'autre côté de la mer subirait le même sort, il serait sans pitié et aucune négociation ne lui ferait changer d'avis, il était chez lui et personne n'entrait sans aucune autorisation de la sorte.

Sortant de la tente qui servait de lieu de planque pour préparer les plans d'attaque, recouvert de peintures bleues et de tatouages guerriers, avec un regard qui disait qu'il allait écarteler le premier qui prononcerait un mot, il se rendit dans la plaine avec son roi. Les troupes n'attendaient que les ordres pour attaquer quand le signe serait donné, il n'avait aucune volonté de parlementer avant avec l'ennemi mais son roi avait insisté, et c'est pourquoi ils se trouvaient au milieu des hautes herbes au centre des deux troupes qui se faisaient face.

« Si tu dégages pas tout de suite de là je te promets que tu ne partiras pas d'ici vivant ! J'vais tellement te mettre la rouste de ta vie que tu vas pleurer chez ta mère ! »

Bon au moins le ton était donné, il n'allait pas flancher face à ce bébé nation qui lui empoisonnait royalement la vie en ce moment.
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MessageSujet: Re: Décarre tes troupes de chez moi ou j'crame ton pays ! | Ecosse   Lun 3 Fév - 20:37

Le problème avec les sessions H.A.R.P., c’est qu’elles avaient un curieux effet sur Scotty. Elles avaient le don de l’obséder. A sa décharge, l’Écosse était dans le passé. Maintenant elle n’était d’une province assujettie à un empire qui touchait à sa fin. Est-ce que c’était un mal ? Selon lui assurément mais au fond, tout au fond de lui, là où il entendait à peine les vibrations des siens, il savait également que non. C’était aussi une forme de facilité comme une autre. Se laisser porter et happer par le courant. Faire beaucoup de bruit à la chambre des Lords certes, avoir plusieurs sièges très bien, mais être pris en charge et avoir un bouc émissaire là, tout prêt à se prendre des sermons plein la poire.
Car enfin, s’il devenait Nation, il serait irrémédiablement seul. Seul face à son peuple, sa terre et à l’Histoire.

C’était bien plus facile de l’être en sachant ce qui pointait à l’horizon d’où les sessions H.A.R.P.
Il avait voulu en parler à Francis puis à son oncle Duncan mais à quoi bon. Ils avaient sans doute connu ça aussi. Et Scott n’était pas du genre racontage de vie et trucs profonds et envoie moi tes kleenex au visage je te dirais rien. Non, lui il avait les épaules solides et le regard certain. Peur de rien et certainement pas de l’avenir. Il avait le monde à portée de main et un jour il serait quelqu’un, un jour il y arriverait. A quoi, aucune idée. Peu importait. Les poètes avaient torts. Ce n’était pas le voyage qui comptait. Seulement la destination.

Dans ces moments-là il avait plus de besoins. Plus d’addictions résurgent de sa nervosité cachée. Techniquement quand son oncle lui avait dit qu’il pouvait aller taper une ou deux bières dans sa réserve, il comptait réellement ne prendre que ça. Il en avait bu une dans la chambre de Duncan en regardant d’un œil intéressé les photos et les livres qui y trainaient. Son oncle c’était quand même le gars le plus cool de l’école voir de New York, en tout cas d’Écosse ça c’était certain. Ils n’avaient pas tant d’écart d’âge que ça : à peine douze ans. Scotty était cool. Il l’était plus quand il ne s’en préoccupait pas dans tous les cas de figure. Le temps qu’il comprenne ça, il avait encore quelques années devant lui.
Il avait bu une autre cannette, puis s’était dit qu’une troisième pendant le match de rugby ne serait pas du luxe. Et après tout, le plus sûr, c’était encore de tout prendre et de voir ce qu’il resterait. Parce qu’évidemment il n’allait pas tout boire. C’est là qu’on voit que parfois Scott était naïf. Naïf et ignare quand il s’agissait de mesurer ses travers. Ignare et inconséquent quand il s’agit des affaires des autres parce que l’adrénaline du match et la joie d’avoir gagné lui avait fait faire une razzia peu commune qui avait entrainé un coma éthylique digne des grands moments rock’n’roll de l’histoire de l’Écosse.

Le réveil avait été…chaotique.  Et lent. Et il avait décuvér en cours de Diplomatie. Il n’aurait pas du : de la diplomatie il allait lui en falloir tout un stock pour convaincre son oncle que c’était là un accident.

La solution facile c’était de tout mettre sur le dos d’Angleterre sauf que non.  Mentir ne le dérangeait pas du tout. Il n’était pas vraiment un gentil garçon et n’avait que faire de la bonne opinion des trois quarts de cette école. Mentir à son oncle favori par contre ? ça ça posait problème.

Hors de question.

Deux aspirines plus tard et toujours sans réponse, il en était venu à la conclusion qu’il allait se faire dégommer et qu’il fallait accepter le destin rouge de ses fesses.  Autant avec tout autre il aurait rétorqué autant là fallait poser ses roubignolles sur la table et prendre ses responsabilités.  Ou un truc dans le genre.

Quand il pénétra dans la salle H.A.R.P. c’était pour se changer les idées. Merde, il avait quand même assisté à la victoire de son équipe pour le rugby hier ! Ok, Duncan allait lui mettre la tête en hamburger façon Alfred mais cela n’en avait-il pas valu la peine ? Voir ses copains s’esbaudir de la grandeur de sa team et trinquer avec eux , n’était-ce pas là le summum de ce qui faisait une bonne soirée ?

Au diable l’avarice ! Surtout quand il s’agissait de bouteilles qui n’étaient pas les siennes ! Oui c’est ce qu’il allait lui dire.

Il s’installa un peu plus rassuré dans le fauteuil et laissa couler le programme devant ses yeux en mode immersion. Qu’allait-il choisir ?
Un sourire, un de ceux qu’il aimait avoir espiègle et diablotin et il appuya sur la fonction random. Aujourd’hui, il serait aventureux. Aujourd’hui pas de barrières et il laissait le hasard faire.

Bordel de hasard.

Il l’avait toujours su que ça le mènerait directement en pleine bataille et à juger par les peintures bleus et effrayantes des zigotos d’en face, Écosse su exactement qui ils étaient.

« Si tu dégages pas tout de suite de là je te promets que tu ne partiras pas d'ici vivant ! J'vais tellement te mettre la rouste de ta vie que tu vas pleurer chez ta mère ! »


Bon ok, c’était impressionnant et pas qu’un peu. Puis les Pictes avaient une sacré réputation. Frappadingues, survoltés, mangeant leurs prisonniers et marmonnant des incantations en plein combats. Les jambes nues, Écosse eut une moue en regardant le fêlé qui représentait son peuple de l’autre côté. Il se croyait où là? On était pas à Constantinople ici!

« Je vais plutôt allez visiter la tienne ! Elle sera bien contente de me revoir! »


Il eut un rire gras en échangeant un regard avec son roi tandis que les troupes se mirent en place. La fête du slip en perspective et Écosse n’eut même pas le temps d’entendre l’ancêtre de la cornemuse ou quel que soit le nom de l’instrument se mit à  tonner comme jamais. Le bruit des deux tributs (parce qu’on ne pouvait pas vraiment parler d’armées tant tout était positivement sauvages)  se jetant l’une sur l’autre emplit la plaine et le roux se dirigea droit vers Pictes.

J’ai envie de dire ta mère en string dans le coca-cola et je serais pas très loin de ce qui pointait son nez niveau situation :3.
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MessageSujet: Re: Décarre tes troupes de chez moi ou j'crame ton pays ! | Ecosse   Mar 4 Fév - 22:57

Plus Pictes regardait cette fichue nation en face de lui plus il avait envie d'en terminer au plus vite, vrai que c'était amusant une bonne bataille mais là ça devenait préoccupant, ses menaces avaient été claires et il comptait bien les mettre en pratique dès que la moindre petite occasion se présenterait à lui. Ce qui ne semblait pas particulièrement être l'avis de son roi qui lui avait donné un coup de coude, ils étaient là pour des négociations, or ils n'étaient pas du tout en raccord sur ce point-là.

Il fixait avec toute la haine du monde qu'il pouvait posséder en ce moment, grognant à l'encontre de ce sale petit merdeux de première qui empiétait aussi vilement son territoire, une chose était sûre dans sa tête c'est qu'il allait le virer vite fait bien fait d'ici et une bonne fois pour toutes.

L'annonce du jeune blanc-bec au sujet de sa mère, en d'autres circonstances il aurait pu en rire pour s'être réparti sauf que là non, ça lui donnait juste envie de lui écraser la cervelle un bon coup pour le faire taire avec son rire qui qui lui donnait encore plus des envies de meurtre à son encontre.
Il allait le tuer ! Franchement l'Anglo-saxon ne laisserait pas passer cet affront, on ne plaisantait pas avec la famille, d'autant plus que quelque chose au fond de lui le poussait encore plus à lui en vouloir sans vraiment de raison apparente.

« Je vais le butter ! »

Ni une ni deux, il laissa le manche de la hache qu'il avait en main glisser un peu pour en avoir un meilleur appui et ainsi lui offrir un coup mortel plein placé, à cet instant il n'y avait que la colère qui l'envahissait et qui lui dictait sa conduite. Venant pour partir en direction du rouquin pour lui assoner l'acte qui l'enverrait dans l'au-delà, non seulement il se ferait plaisir mais il allait s'enlever une bonne épine du pied.

Au lieu de ça son roi lui attrapa le bras, évitant au bébé de finir en compote, sans doute préférant éviter d'ouvrir le conflit. Qu'importe ! Le mal était fait, par son geste il avait ouvert les hostilités et la moindre idée de compromis avait volé en éclats en un instant, de toute façon c'est ce qu'il voulait de son côté depuis le début, une bonne bastonnade à l'ancienne et sauvage qui lui avait valu sa réputation de barbare du Nord de Britannia.

En peu de temps on n'entendait dans la vallée que des cris, la chair qui s'ouvre et tombe en masse sur le sol, le fer qui s'entrechoque s'accompagnant d'une odeur de sang qui envahissait peu à peu le terrain. Rien de bien rangé, structuré ou d’impeccable, c'était la force brutale et animale qui s'exprimait en maître sur son terrain de jeu.

De son côté Pictes repoussa aussi violemment qu'il pouvait ce pauvre bouffon qui se prétendait être son roi, sérieusement qu'on lui donne n'importe quel chef de clan mais plus jamais ce guignol, il avait un boulot à finir et plus personne ne l'empêcherait de le terminer. Voyant d'autant plus que son ennemi approchait de lui, ça allait lui faciliter le travail si le gamin venait à lui pour se faire décapiter un bon coup la tête.

« J'avoue que t'en as dans le froc gamin ! Mais ici c'est chez moi et ton chemin il va se stopper là parce que c'est ta tête qui va tomber ! »

Encore plus agressif que tout à l'heure, il parcourut les derniers mètres qui le séparait du plus jeune venant lui administrer un magnifique coup de tête lorsqu'il fut assez proche dans le but de le faire tomber au sol, comme ça il serait bien plus facile à découper en morceaux.

Décidément la machine n'avait pas choisi la bonne période pour une rencontre au sommet, le genre d'affrontement terrible que Duncan avait toujours voulu éviter, mais pour le coup il était trop tard pour faire marche arrière.

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MessageSujet: Re: Décarre tes troupes de chez moi ou j'crame ton pays ! | Ecosse   Mer 5 Fév - 17:58

Laterculus Veronensis ou liste de Vérone, contient la liste exacte des « Provinces romaines » de l'Empire romain sous Dioclétien. Ouais. Merci wikipedia. Et je suis d'accord, cela ne fait pas specialement avancer le schmilblick me direz-vous, certes, mais la partie fun et trop cool c’est que là où sont listés les ennemis de l’Empire, les Scots et Pictes y sont respectivement placés tout en haut de l'affiche et considérés comme les pires des pires. Ou tout du moins les plus barbares et menaçants. Ze cerise on ze baba au rhum comme dirait Francis des années plus tard.

D’aucun dirait que c'est aussi la classe à Dallas.

Ce qui l’était moins c’était quand les deux tributs se percutaient frontalement en de sombres histoires intestines qui continueraient longtemps dans l’histoire de cette terre du nord. Après tout la famille était nombreuse, compliqué et très très bruyante.

Peintures bleues effrayantes d’un côté, technique sommaire de l’autre avec cailloux en mains (et dans un paysage fait de monts et collines on avait toujours des pierres à portée de maimines alors j'aime autant dire que c'est pas le moment de se moquer des petits cailloux là), bref ça promettait d’envoyer du boudin.

Entre les clans.

Entre les nations.

Entre Ecosse et Pictes qui perdaient nettement les pédales, ça allait être beau quand ils reviendraient dans leurs petites salles informatiques de l’Académie. Ou douloureux si on s’apellait Scott Kirkland mais il vous en reparlera plus loin.

La plupart des derniers affrontements, les Scots l'avaient emportés mais évidemment il fallait toujours un Waterloo pour tous vous mettre par terre et de toute évidence Abba chantait présentement pas très loin à l'oreille du rouquin. N'empêche les pictes étaient l’ennui suprême aussi à pas vouloir décarrer du territoire et juste tout leur céder! Aucun effort!

Si l’éclat de la hache déclencha une chaleur soudaine au fond de l’estomac faite d’angoisse et d’adrénaline pure, Ecosse évacua ce trop plein d’énergie pétri de violence par un gigantesque cri de ralliement. Un truc qui venait des entrailles et qui suintait la témérité et qui fleurait bon le « tar’ta gueule dans un quart d’heure, ta femme elle saura plus qui tu es ».

Mais ça c’était avant le coup de boule.

Les coups de boules qu’elle que soit la période historique, c’est mortel dans son efficacité. Demandez à Batman ou Matterazzi. Un bon coup de tête bien placé et votre ennemi il fait moins son malin.

Et là, il était sacrément bien placé.

Le gout métallique du sang emplit sa bouche et Ecosse recula necessairement de plusieurs pas. La seule chose qui tintinnabulait dans sa tête c’était encore et malgré tout l’éclat de la hache. Un coup, on s’en remettait. La tête qui roule par terre ? un petit peu moins (à moins d’être un poulet mais ce n’était pas trop le genre de la maison). De quoi patauger dans la semoule sévère et de voir des étoiles quand bien même on était en plein après-midi.

« Tu dabes gomme une filledde!! »

Avec les dents ce serait plus crédible mais que voulez-vous, un sacrifice dentaire avait été nécessaire et Ecosse cracha par terre un marasme rougeatre avant de chourrer éhonteusement un bouclier au premier chevelu shtroumpf qui passait par là, le tout en lui assénant un coup de poing sur la tête. Histoire de.

Le problème lorsque l’on est nation, c’est qu’on est un poil plus résistant.

Le problème lorsque l’on est nation c’est les patrons. Les rois, les chefs de guerre, de clan, les héritiers, bref, les boss. Bizarrement, ils n’appreciaient et n'apprecient toujours d'ailleurs que moyennement de voir la Nation se foutre dessus et prendre des coups sans jamais vraiment comprendre que de toute façon eux ou les soldats ou le peuple, c’était pareil.

Et avant même de pouvoir se protéger de la hache qui menaçait de tomber sur lui comme les sauterelles sur l'Egypte, avant même de pouvoir rendre ce coup honnis et tout à fait monstrueux, Ecosse fût happé en arrière par des membres de son propre camp. Une flopée de jurons se déversa sans interruption alors de sa bouche, toujours sanglante mais nettement plus compréhensible soudainement dans ses propos.

« Cousin de crapaud ! Fils de bœuf ! Paltoquet ! Tête de carthaginois ! Vous allez me lâcher oui ? J’engrosse vos sœurs ! Laissez moi lui rêgler son compte à ce pieds sales ! ! (…) »

Les trois petits points c’est parce que cela dura un temps certain et qu’il se débattait et qu’il finit par en pousser un et mordre l’autre et que dans un geste totalement involontaire dicté par une colère sourde et vengeresse, il prit ce pauvre bouclier biscornu fait de bois, le glissa à l’horizontale et l’envoya en roulant dans les airs droit sur le Picte.

Un frisbee artisanal de l’époque! Dommage qu'il n'ait pas déposé la patente :3.
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MessageSujet: Re: Décarre tes troupes de chez moi ou j'crame ton pays ! | Ecosse   Sam 8 Fév - 19:44

Totalement fier de son coup tellement bien placé, rien que le bruit de l'impact l'avait regonflé à bloque, presque convaincu que lui avoir craqué le crâne, même s'il en était rien en réalité, même si son ennemi n'était pas tombé au sol au moins il avait reculé. Son rire suivit son immense sourire quand il le vit la bouche en sang, décidément il ne l'avait pas du tout loupé celui-là, où un filet se trouvait maintenant coller à son front au point de contact.

Et le spectacle s'intensifia dans le comique quand le rouquin voulu lui parler, là pour le coup il pouvait sans problème lui donner le surnom de bébé vu les dents manquantes et la parole intelligible digne d'un enfant de deux ans et encore, venant lui arracher encore plus un rire moqueur qui lui donnait tant de spasme que le Picte ne pouvait même pas se concentrer convenablement sur son découpage de tête. Franchement si on lui avait dit que Scot était aussi drôle, bien qu'à ses dépens pour le coup, ça ferait longtemps qu'il aurait exigé une rencontre du genre.

Bon il devait se reprendre et faire les choses correctement, même si mourir littéralement de rire était sans doute l'une des morts les plus classes au monde, mais là n'était pas le sujet, il devait trancher une tête et pouvoir fêter sa victoire future comme il se devait de le faire. Et tant pis si l'autre se protégeait d'un bouclier, la résistance rendrait les choses plus drôles encore, de toute façon ce n'était pas ça qui allait l'empêcher de lui mettre une bonne fessée.

Cependant l'agitation qui avait éclaté autour d'eux finit par les rattraper, leur rappelant que non ils n'étaient pas seuls au monde et que oui ils étaient avant tout sur un champ de bataille. On vient les séparer de ce duel à mort où, comme diront Connor et Ducan MacLeod dans Highlander, à la fin il n'en restera qu'un !

Toujours ce problème de les prendre pour des choses fragiles qu'il ne faut sous aucun prétexte toucher sous peur que ça se détruise. Mais merde ! Lui aussi il voulait participer à la bataille, ce n'était pas la première ni la dernière fois que ça arrivait, il n'allait quand même pas rester les bras croisés à attendre que ça se passe sans pouvoir lui aussi s'amuser. Tout ceci ayant pour effet pervers de l'énerver, encore plus quand on lui disait de se calmer.

Le barbare s'agitait autant qu'il pouvait pour qu'on le lâche, venant proférer plusieurs menaces si jamais on ne le libérait pas sur le champ tout en braillant autant que ses poumons le pouvaient, qu'on le laisse dont frapper en liberté son ennemi en paix. Un ennemi au passage qui semblait avoir les mêmes problèmes et présentant très certainement un air en commun tant il se débattait aussi, bon les dents en moins certes mais c'était du détail.

Drôle de sensation tout de même, comme si pour le coup il était prêt à prendre sa défense, bien qu'il continuât à lui en vouloir fortement. Sans doute le fait d'être nations, ils pouvaient se comprendre l'un l'autre sur ce point-là, sur ce sentiment d'être à la fois tellement en harmonie avec son peuple mais aussi horriblement seul comme cas à part.

Peuh. Il n'allait pas se laisser attendrir comme ça de toute manière ! Tout ce qu'il voulait c'est qu'on le relâche pour aller donner la raclée qu'il avait tant promise, toujours autant agitait comme un diable pour retrouver sa liberté, rageant qu'on ne le laisse même pas faire ce qu'il souhaitait.

« Mais laissez-moi le tuer en paix ! ARG ! C'est trop vous demander sérieux ?! Un coup de ha- »

Ok il ne put même pas terminer la fin de sa phrase, venant d'être percuté par un objet volant non identifié en plein dans le nez. Il fallut très peu de temps pour que le sang vienne à couler, lui laissant échapper plusieurs cris caractéristiques alors qu'il venait pour se pincer le nez, bordel que ça faisait mal au point qu'il en avait lâché sa hache. Déjà que normalement se prendre un coup de bouclier ce n'était pas génial mais là avec la vitesse du machin c'était encore pire, les scientifiques vous expliqueraient très bien ce phénomène qui fait que la vitesse accrut la force de l'objet, il était presque sûr à 100% d'avoir entendu un craquement d'os.

Au moins on le lâcha pour voir dans quel état il se trouvait, le Picte se tenant toujours le nez tout en essayant de voir s'il y avait quelque chose à remettre en place ou pas le moindre qu'on pouvait dire c'est que le gamin l'avait pas loupé sur ce coup là. Il aurait pu l'applaudir pour ce coup-là, devant avouer qu'il appréciait le côté troll de son adversaire, mais non, on n'encourage pas l'ennemi non plus, faut pas pousser Rome dans les orties.

« Il est pas bien ce gamin ou quoi ?! »

Dit avec une voix de pingouin parce qu'on se pince le nez c'était d'un coup moins effrayant et glamour, fusillant du regard le Scot.

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MessageSujet: Re: Décarre tes troupes de chez moi ou j'crame ton pays ! | Ecosse   Mer 12 Fév - 18:19

Comme dirait Jeanne d’Arc des années plus tard, qui trop s’embrase mal s’éteint. Là de toute évidence, Ecosse et Pictes se croyait sur un ring et le rouquin eut un rire triomphant en voyant le bouclier de bois percuter pile la face de son ennemi provisoire. Trajectoir au poil, emboitage 'dans ta face' de qualité et douleur visible à l'oeil nu.

Paye ton babibel à la place du nez maintenant!

Quelque part dans tout ça, Scott était effaré mais c’était toujours pareil : l’Ecosse de l’époque prenait le pas sur lui. Après tout il s’agissait d’une simulation comme celle d’un jeu vidéo. C'était un peu comme devenir un angry bird l'espace d'un instant.

Et le tout sans voir piggy avec un casque.

Ecosse eut un mouvement victorieux. Il ne voyait pas, n’est-ce pas, le reste. Pas encore. Aucun des deux. Les deux nations étaient dans leur bulle, dans leur combat mano à mano, homard contre homard et slogans digne des manifs. C’est en regardant au-delà de Pictes, que le scot s’en rendit compte, qu'il écouta enfin les paroles desespérées de son frère d’arme qui le retenait encore au bras.

Ils étaient en train de perdre.

La consternation, la vrai. Celle qui te laisse avec les yeux en orbite, les doits crispés comme des knacki balls dans tes mitaines en cuir seché et la bouche en mode «viens si t’es une mouche ».

Il abaissa son regard vers Pictes, trop surpris encore pour réagir proprement. Trop anéantit par ce qui s’affichait encore devant ses yeux.



Saleté de pictes. Saleté de peuples qui ne voulait pas comprendre. Ils venaient des confins celtiques.Ils meritaient une place sur ces hauts plateaux! Ils connaissaient les runes et les plantes et l’autre là? à part se mettre des peintures bleues et avoir un système matriarcale hein?

Autant dire que la mauvaise foi n’étouffait pas le scot à ce moment précis. La respiration se fit sifflante en voyant ses gens plier sous les coups de bois et les cailloux adverses. Ici pas de stratagème, pas de grands plans à la romaine. A la sauvageonne.

Le rouquin eut un mouvement d’humeur en se défaisant de ses compagnons.

« Le chef vous cherche. »

« Oh ben il peut se carrer son titre de chef bien profond celui-là ! ! »


Les chefs, les rois valsaient d'une année à une autre mais eux? eux ils restaient. Et pour cause. Un long moment à dévisager celui d’en face. Le sang dégoulinait certes et le nez partait un peu de travers mais une curieuse compréhension faite de respect et de désir de prouver sa valeur.

Pas de mots mais la certitude de bientôt se revoir pour un autre affrontement. Il a un petit signe de tête vers Pictes et un bref moment de vertige.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Quand Scott rouvrit les yeux , l’écran opaque des lunettes comme seul plafond, il savait.

Que son oncle était dans la même pièce voir très probablement dans le siège moelleux d’à côté.

Ce qui allait être moelleux aussi c’était la rouste qu’il allait se prendre. Il l’avait assez nettement pressentit dans la session H.A.R.P. Retirant son casque et le reste du matériel il laissa le sentiment de vertige glisser sur sa peau et tourna un visage où les tâches de rousseur ressortaient un peu plus qu’à l’ordinaire vers la silhouette musclé de son oncle chéri.

Chéri t’entends!! Souviens t’en Pictou :3.
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MessageSujet: Re: Décarre tes troupes de chez moi ou j'crame ton pays ! | Ecosse   Sam 15 Fév - 12:34

Commençant à s'agiter pour qu'on lui donne n'importe quoi, une lance, une pierre, ou même une botte, qu'importe ! Du moment qu'il trouvait un truc à balancer à la tronche de son ennemi il serait de bonne humeur, sérieusement un tel affront ne serait pas laissé impuni ça c'était une certitude, qui sème le vent reçoit une attaque picte dans la tronche c'était bien connu.

Essuyant du mieux qu'il pouvait le sang qui coulait de son nez, il ignorait tout ce qui pouvait bien se passer, trop obnubilé par ce gamin. Voir d'autre nation c'était comme voir pour les Parisiens aujourd'hui une vache au salon de l'agriculture, tu en as déjà entendu parler et tu vois à quoi ça ressemble mais en voir une en chair et en os devant toi ça te paraît à la fois fascinant et bizarre.

Là c'était exactement pareil, convaincu qu'ils pourraient même s'entendre si le rouquin n'essayait pas de squatter ses terres. Merde à la fin. Il y avait la place ailleurs que chez lui, l'Europe c'était vaste, alors pourquoi venir l'emmerder lui ? Clair que ses Highlands étaient magnifiques, mais justement c'était les siens, le Scot n'avait qu'à descendre en dessous du mur de pierre et là peut-être qu'ils deviendraient bons voisins oui.

Ça braillait autour de lui, lui rappelant que non les deux n'étaient pas seuls au monde et qu'il serait bon qu'ils s'en souviennent. L'envahisseur battait en retraite face à la percée barbare que son peuple avait fait preuve, quand on n'était pas invité on reste sur le paillasson et c'était ce qui venait d'arriver au gamin, lui laissant échapper un cri de victoire.

Le barbare fixa son ennemi déchu qui semblait enfin atterrir, il venait de lui mettre un grand coup au cul celui-là, même si quelque part au fond il savait que ceci n'était qu'un commencement et non pas la fin d'une période. C'était toujours jouissif bien sûr de gagner, ça annonçait surtout une belle fête de victoire bien trop arrosée et c'était peut-être ça le mieux dans la bataille, et la mine déconfite qui lui faisait face à l'autre bout de la plaine ne faisait que confirmer la chose.

Scot était casse-noisette, désordonné, joueur, bagarreur. Des qualités qui lui décrochèrent un large sourire, ils étaient fait pour s'entendre mais ils préféraient se faire la guerre. C'était ça oui, une sorte de frère ennemi qu'on a la joie de voir mais qu'on aime tout autant combattre, à la bonne franquette.

Il vit son pseudo roi venir à sa rencontre, déclamant haut et fort qu'ils avaient réussi à faire plier l'ennemi, décidément il arrivait toujours au mauvais moment celui-là. Ne pouvant s'empêcher de mettre sa main sur sa face et de le repousser, cet imbécile un peu plus lui aurait fait manquer une bonne bastonnade et ça ce n'était en rien pardonnable, revenant au rouquin.

« J'te l'avais dit que tu passerais pas gamin ! Mais c'était pas mal ! La prochaine fois j'serais pas aussi gentil ! »

Il s'était bien amusé dans le fond et il devait remercier à sa façon son frère ennemi, tout en lui rendant son signe de tête.



Voulez-vous sauvegarder la session ou continuer ?

La voix digitalisée retenti dans ses oreilles, venant rappeler à Duncan que tout ceci n'était qu'un programme et que tout ceci n'était en rien une réalité, lui laissant un horrible mal de tête. Côtés positifs cette fois-ci pas de problème avec la machine, autant dire un miracle, deuxièmement il venait de foutre une sacrée rouste à son neveu et ça shinait trop quand même !

Pictes resta quelques secondes sans bouger pour essayer de reprendre un peu plus ses esprits, terminant en fin de compte par retenir tout le matériel du Harp, juste qu'à ce qu'on cerveau vienne toquer pour lui faire souvenir du pourquoi il avait été obligé d'aller chercher Scotty par la peau.

Il fusilla du regard son neveu, ses bières devaient être vengées, d'autant plus qu'il l'avait forcé à utiliser le programme qu'il avait tant en horreur. Double affront ! C'était sûr son petit Braveheart n'allait pas s'en sortir indemne de cette histoire comme sa nation passée, promis il éviterait de lui péter les dents juste une bonne correction en mode fessée.

« Tu t'es bien battu tsss ! Pour ça que j'te laisse une minute d'avance ! T'as intérêt à courir vite ! »

Bon Duncan devait bien l'avouer il s'était quand même bien amusé, et puis il restait laxiste avec son protégé, il pouvait bien lui faire une fleur d'autant plus qu'il lui avait prouvé sa valeur au combat.
Il n'y avait plus qu'à espérer pour Écosse qu'il courait vite maintenant !

[The End (?)]
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