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 Un vent qui vient d'ailleurs [Écosse]

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MessageSujet: Un vent qui vient d'ailleurs [Écosse]   Lun 28 Avr - 15:42

Le vent est à l'Est, soufflant à travers les branchages parsemés de bourgeon signalant la venu de l'été. Cet arrangement musical faisant claquer les feuilles vertes déjà écloses est semblable au son de la pluie des grandes chaleurs estivales. À l'extérieur, sur le terrain d'athlétisme, on peut y entendre les bruits de "frappe" et de "passe" que les élèves du club de soccer crient à tout bout de champ. La température est presque parfaite pour les clubs qui se déroulent à l'extérieur. Il ne fait ni trop chaud, ni trop froid. Malgré un soleil éclatant qui couvre toute la ville en cette merveilleuse journée, celui-ci se fait constamment bloqué par des nuages passager qui empêche les rayons de faire leur travail. Pourtant, ce léger détail ne semble pas déranger un certain canadien.

Assis sur le bord de la grille qui délimite la terrasse avec ses genoux remontés jusqu'à sa poitrine, le dos légèrement courbé et ses bras reposant sur les jambes pliées verticalement, son visage essaye de capter le peu de chaleur que l'orbe solaire produit. Pas qu'il n'a pas passé une bonne partie de l'hivers à l'extérieur, mais avec toutes les sessions d'études qu'il se fait ces temps-ci, un bon bain de vitamine D ne lui ferait pas de tord. Le visage levé un peu vers le ciel comme s'il était en manque de la lumière du jour qui est reflété sur ses lunettes. Il peut sentir à travers les paupières de ses yeux fermés la douce chaleur qui berce le jeune blondinet au son de la musique naturelle. Cela lui rappel ses étés passés au chalet de ses grands-parents au lac Lasalle. C’était dans le fin fond du bois, la forêt ornant le tour du lac. Le matin, alors que la brume s’élevait de l’eau, on pouvait entendre les huards dire bonjour au monde avant de prendre leur envole pour laisser la place aux pic-bois. Vers six heures du matin, lorsque que Matthew n’avait encore que dix ans, il se levait avant tout le monde, enfilant un coton ouaté ainsi que des shorts et des espadrilles pour sortir dehors et contemplé le miroir qu’était le lac avec le ciel rose éclairé d’un soleil gêné qui se cachait à travers les montagnes. Il pouvait sentir encore la douce rosée de l’herbe sur ses mollets tout en humant le doux parfum de la forêt. Durant la journée, il pouvait disparaitre pendant des heures à explorer les environs sans que personne ne s’en rende compte. À cet instant là, ça ne le contrariait pas. Il était bien. Il était en train de noué avec ses racines qui allaient bientôt faire de lui ce qu’il est maintenant: un apprentis pays.

Mattie était complètement perdu dans ses souvenirs que son esprit associait à la température présente. À chaque fois que le vent venait prendre dans sa chemise scolaire ouverte, le canadien prenait une grande inspiration, comme si les rafales étaient causées par la respiration profonde du futur pays. Il pouvait sentir ses mèches de cheveux semi-longs voler sur son visage de manière irrégulière. Cela lui donnait l’impression d’une douce caresse maternelle sur ses joue, chose qu’il n’a pas eu depuis longtemps, mais dont il ne se plaint jamais. Le blondinet n’était pas du genre à porter mal le costume scolaire, mais aujourd’hui, il faisait une petite entorse au règlement. Ses pantalons et sa chemise faisaient partie du code vestimentaire, mais ne portant rien d’autre qu’un t-shirt vert sous sa chemise ouverte ainsi que des espadrilles pour courir, un prof aurait pu le réprimander sur ce qu’il était en train de porter. Seulement, aucun prof n’’était présent. Il était seul, mais au moins il l’était pour de vrai perché sur la terrasse.Il n’y avait aucun bruit bourdonnant autour de lui comme dans la salle communautaire ou encore aucun cri produit par son frère et Cuba lorsqu’il est dans sa chambre. Ce n’est pas que Matthew déteste la compagnie, il n’aime juste pas être avec des gens qui ne font qu’ignorer sa présence. Alors être seul dans un endroit aussi paisible lui convient parfaitement. Personne pour lui crier après, personne lui reprochant d’être quelqu’un d’autre, et surtout, pas de cacophonie dont il n’y prend pas part. Pour le moment, il ne s’agit que de lui écoutant la composition mélodieuse de mère nature.
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MessageSujet: Re: Un vent qui vient d'ailleurs [Écosse]   Lun 28 Avr - 17:33

Scott c’était un peu une knacki d’Herta (et on serait dans l’humour gras on dirait une grosse saucisse mais on a déjà Prusse pour ça et faut garder ses spécialités terroir ♥).

Scott il aimait les choses simples de la vie : des jolies filles, des bonnes conversations, des copains loyaux, des anglais pourris, des bonnes bagarres, pas trop de devoirs et une bouteille de whisky 12 ans d’âge minimum qu’on ne pouvait pas siroter parce que c’était totalement et complétement interdit dans cette école.

Que voulez-vous, on ne pouvait guère tout avoir.

Fallait savoir profiter des choses et pas nécessairement avec les personnes que l’on fréquentait le plus en temps ordinaire. A la base, Écosse avait pensé aller au ciné avec les copains puis ensuite il s'était dit que Belgique ce serait cool. La technique du popcorn. Je mets du popcorn dans la bouche, c'est bien bon, après je te bisoute, c'est encore meilleur. Simple et efficace. Bref, une technique de guerrier.

Mais le Destin ce petit canaillou en avait tout simplement décidé autrement et c’est Canada qu’il avait devant lui, pensif et absolument poétique dans sa mise.

A vrai dire, il appréciait tout autant Matthew.

Ce dernier avait des qualités inénarrables. La première étant, selon l’écossais, de parler français. La seconde était d’être un oasis de bonté tranquille dans un océan d’ego surdimensionné.

Canada ne la ramenait jamais. Pas besoin.

Certains naissent héros, d’autres le deviennent.

C’était l’intitulé du premier film et Steve Rogers c’était un brave. Un vrai. Un qui n’a pas peur de manger sa tambouille avec les autres soldats. Un qui sait où est sa place. Une anamorphose d’homme acquérant brutalement les moyens de ses ambitions sans jamais perdre son statut de héros. Car héros, Steve Rogers l’était assurément. Lorsqu’il affronte les recruteurs et leurs refus systématiques, lorsqu’il défend l’honneur des soldats qui meurent au front, lorsqu’il se jette sur une grenade pour protéger ses camarades dans le premier volet (oui parce qu’on va pas vous spoiler le 2 non plus, on est pas des sauvages et en plus Matthew et Scott n'y sont pas encore).

Son nouveau statut de super soldat ne change guère que sa capacité à agir réellement et sur le théâtre d’opération qu’il s’est choisi.

Et au final, n’est-ce pas la même chose pour les élèves de cette école? Être nation, n’est-ce pas là n’être qu’un super soldat (vous avez 3 heures les poulpys) ?

Du coup, cela était on ne peut plus simple. Le rouquin tapota l'épaule du blondinet.


« Hello Canada ! Tu vas bien ? » Scotty se pencha, s’appuyant sur son bras valide, l’autre, dans le platre (bien merci Corée du Nord ♥), restant sagement sur son torse. « Tu fais quoi là ? tu fais rien ? Ah non tu fais Ushaïa c’est ça ? un avec la nature. Moi j’aime bien aussi. Mais vaut mieux vu l’Écosse. Dis tu veux venir?»

C'est bien. Ce qui serait encore mieux c'est de lui dire où Scotty :3.
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MessageSujet: Re: Un vent qui vient d'ailleurs [Écosse]   Sam 3 Mai - 16:13

Lorsque la voix de Scott parvint aux oreilles du Canadien, on aurait pu entendre en son fort intérieur un son similaire au crissement de pneus sur l’asphalte. Il aurait du parier sur les chances de se faire déranger dans sa méditation. Étant le pays pacific qu’il est, il se retourna vers l’écossais avec le sourire sans pour autant bouger de son endroit de détente. Matthew devait avoué que bien sincèrement, il était content que quelqu’un vienne lui parler hors cours. Serte, la solitude avait ses avantages, mais au bout d’un moment, ça peut devenir long.

« Salut Scotia. Je vais très bien merci.»

Avec le soleil reflétant dans ses lunettes, caressant de ses rayons le visage rosé de Mattie, ainsi que le vent prenant dans les cheveux et vêtements des deux étudiant se regardant, le canadien aurait bien invité son ami à s’assoir à ses côtés si celui-ci n’avait pas commencé à déblatérer à une vitesse folle sur multiple sujets en même temps. Pendant que celui-ci s’hyperventilait  à poser des questions une à la suite de l’autre sans vraiment prendre el temps de respirer entre, le blondinet resta assis par terre avec une expression un peu blasée. C’est fou comment est-ce que ce gars lui faisait penser à son frère en ce moment. Parler de tout et de rien sans vraiment attendre pour une réponse. Il arqua les sourcils en se grattant la tempe avec un doigt attendant que le récit prenne fin. Il avait le tour maintenant avec ce genre de phrase interminable. Sa réponse laissait des fois ses interlocuteur un peu bête à répondre de la même manière alors que d’habitude Matthew est si calme et gêné.

Il prit un grande inspiration, gardant son visage assez neutre pour répondre à Scott:
« J’prend du bon temps, oui je fais d’quoi, je sais pas c’est quoi ça, quelque chose comme ça, ah c’est bien, t’as jamais vécu à côté des States, et je ne sais pas de quoi tu parles. »

Il dit tout une à la suite de l’autre à une vitesse hallucinante pour répondre à chaque question et interaction que l’Écossais venait de faire. Tout ça en gardant son calme habituel. Il resta un bon moment en silence avant de sourire à l’Écossais. Il ne pouvait s’empêcher de trouver ce genre de réaction drôle. Canada avait le tour pour attirer les gens colorés et extraverti. Relevant la tête, mettant une main sur le bord de son visage pour bloquer le soleil de ses yeux en en fermant un, il s’adressa à nouveau à Scott, mais de manière plus normal que ce qu’il venait de faire.

« Venir faire quoi? Tout ce que tu as fait c’est commenter ce que moi je fais en ce moment. »
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MessageSujet: Re: Un vent qui vient d'ailleurs [Écosse]   Lun 5 Mai - 17:40

Coloré? Tu dis ça parce qu’il est roux hein ?!! Bah, c’est vrai que Scott est extraverti. C’est le côté cornemuse des Highlands voyez-vous. Puis les gens aussi silencieux et calme que Canada avaient tendance à le rendre pire. Car vraiment, comment pouvait-on être aussi effacé?

Selon Scott, cela cachait quelque chose. Et pas seulement parce que le grand McCain avait dit un jour que ceux qui parlait le moins en faisait le plus, non, mais parce qu’il y avait du mystère sous le silence.

Du silence assourdissant.

Il y en avait dans le regard myosotis et calme de Matthew, dans les sourires mutins de Francis, dans l’opaque nervosité de Corée du Nord, la politesse froide d’Estonie, dans l’apparente bonhommie du sourire russe ou dans celle outrageusement distinguée d’Autriche.

Il fallait toujours se méfier de l’eau qui dort.

Ceux qui braillaient étaient inoffensifs au final. On voyait ce qu’on avait, on avait ce qu’on voyait. Les autres ? Les autres c’était une autre paire de manche. Il fallait gratter la surface, percer éventuellement les barrières, creuser des tranchées, sauter des balustrades, et même comme ça… on n’était pas sûr d’arriver à bon port.

Le pire, comme le meilleur.

Des défis tout ça. Rien de plus rien de moins. Et l’écossais n’était pas vraiment homme à reculer. Pas spécialement à aller non plus où il y avait trop de danger. On défendait son territoire, on n’allait pas sauter dans les cercles de l’Enfer par amusement.

Quoique

France était un cercle à lui tout seul.

Mais revenons à notre cher mignon « petit » canadien. Il offrait un sacré tableau les cheveux au vent et la mine égale. Pour citer notre poète Joe Dassin tu ressemblais à une aquarelle de Marie Laurencin et je me souviens, je me souviens très bien de ce que je t'ai dit ce matin-là, il y a un an, y a un siècle, y a une éternité. C’est bon vous avez dorénavant la chanson dans la tête. Tout va bien.

« Au ciné bien sur !! Tu vas pas rester là comme le phare d’Alexandrie non? »

Sachant comment le phare avait terminé, il ne valait mieux pas.

« Allez viens. J’ai besoin de m’aérer l’esprit et avec mon plâtre c’est quand même super limité. »

Pour le coup ça lui prenait bien la tête. Un coup d’œil au dit-plâtre et une moue se dessina sur les taches de rousseur. Et évidemment on lui avait fait des dessins de partout. C’était limite… inconvenant… mais sacrément drôle.

« Y’a Capitaine America qui donne mais… tu l’as ptet déjà vu avec ton frangin ? »

Alfred c’était un peu le genre à faire la promo du film et envoyer des cuillères de purée à la cantoche sur Russie en hurlant que « hein y’a pas de Capitaine Russia nanananana » donc c’était grandement envisageable que Canada se soit déjà fait kidnappé à ce niveau là.
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MessageSujet: Re: Un vent qui vient d'ailleurs [Écosse]   Ven 9 Mai - 15:18

Et kidnappé il s’était déjà fait. C’était un pari sûr que le jumeau ait sauté sur le canadien pour aller voir LE film de super héro. On s’entend, ça met en vedette le soldat avec une force et une habileté surhumaine et en plus, il représente les États-Unis. Alors pour être certain de ne pas mourir sous le secouement puissant  d’Alfred, Matthew a accepté d’aller voir le dit film. Bon, il doit avoué que le deuxième film de ce héro de Marvel était bon. Malgré qu’il trouvait l’action pas mal capitaine, c’était un très bon divertissement, mais ça ne le sera jamais autant que de voir la sauterelle surexcité qui l’oblige à venir voir ces film assis à côté de lui. Il devrait prendre un photo de lui dans cet état la prochaine fois.

Cependant, il se sentait mal de laisser l’écossais en plan. Le pauvre ne devait pas beaucoup faire de sport avec ce bras dans le plâtre. Matthew sait à quelle point les journées sont longues lorsqu’on ne peut pas pratiquer sa passion. En plus, Scotia avait eu la gentillesse de l’inviter lui et non quelqu’un d’autre. Il faut sauter sur ces occasions car elles ne passent que très rarement dans la vie du canadien. Le blondinet baissa la tête un moment, réfléchissant à une alternative pour ne pas retourner Scott, puis la releva à nouveau ses améthyste vers le rouquin avec un petit sourire désolé.


« Je suis désolé, mais Alfred t’as doublé en vitesse », dit-il en continuant avec un sourire plus sincère. « Par contre, on peut aller voir un autre film si tu veux. J’adore le cinéma. »

Il connaissait Scotia, mais pas au point de savoir ce qui l’animait. Peut-être que le rouquin avait envi de faire quelque chose qui bouge plus que de rester assis devant un écran. Remarque, les deux avaient quatre ans de différence. Il se pouvait très bien que leurs intérêts ne s’accordent pas ensemble. Mais même si le canadien n’aimait pas faire quelque chose, il se la fermait et suivait quand même. Si ça rendait l’autre heureux, pourquoi est-ce qu’il s’en plaindrait? Ça se sentait que Scott n’était pas le genre de gars à rester en place trop longtemps, un peu comme son frère Alfred quoi. On vient qu’à connaitre ce genre de personne à force de se tenir toujours avec eux.

Le canadien se leva de son endroit de repos, époussetant ses fesses avec ses deux ains tout en regardant Scotia avec le sourire.


« À moins que tu veuilles faire autre chose », il lui répondit en amenant ses mains devant lui, jouant avec ses doigts. « Je ne suis pas très difficile et je me sentirais mal de te laisser en plan alors que tu as eu la gentillesse de venir me le demander. »

Son sourire était digne d’une annonce de papier de toilette. À y penser comme ça, ça sonne bizarre, mais il avait un sourire si calme et posé avec un visage rayonnant tel un ange descendu du ciel. Avec les cheveux blond semi-long et ses yeux doux avec le reflet des environs dans les améthystes brillant au soleil, il ne lui manquait que la paire d’aile dans le dos pour devenir l’image parfaite d’un archange.
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MessageSujet: Re: Un vent qui vient d'ailleurs [Écosse]   Mer 14 Mai - 17:37

A certains moments ce que Canada bavassait le dépassait totalement. Passif agressif. Un truc à mijoter des panses de brebis comme ça.

« Ben non, non, si tu l’as déjà vu ça sert à rien. » Scott eut un mouvement de tête et s’appuya à son tour sur la rambarde mais uniquement sur son bras gauche, l’autre sagement en en retrait contre lui-même. Le sport lui manquait. Il courait encore un peu histoire d’enlever le trop plein d’énergie naturel. Mais même comme ça, Scott était un être indolent. S’il aimait se dépenser c’était en  activités tout à fait précise. En rugby, en lancer de troncs (les temps était durs donc un élève de première année voir un Kirkland, c’était bon aussi), en étreintes et enfin en sport dont tout le monde n’avait strictement rien à faire tel le bowling et le curling.

Ça s’arrêtait –fermement- là. Il y avait bien rouler sous la table après des beuveries intenses mais ça c’était pour les fillettes. Lui, il tenait l’alcool de toute façon.

La question de savoir si Canada tenait, lui, passa dans son esprit et il eut une moue. De toute évidence, il ne le saurait pas. Ou alors par entremise de son super copain France.

Tiens, voilà, c’est à France qu’il aurait du demander en fait. Il jeta un œil sur l’archange blond venu des Amériques du Nord donc d’un air perplexe. L’innocence ne lui faisait ni chaud, ni froid à vrai dire. Et pour quelqu’un de soi-disant très poli, Scott trouvait parfois Canada limite. Un sourire de façade à peine déguisé qui venait de lui rappeler Angleterre à cet instant précis.

La patience n’était pas une de ses plus grandes vertus. Le regard vert se fit plus intense et la ligne des lèvres plus abruptes.

Maintenant il hésitait. Il était inutile de trainer quelqu’un qui n’avait pas envie d’être là et contrairement à la grosse majorité des gens et de cette école , Scott n’avait absolument pas peur de la solitude. Il trouvait cela réconfortant mais aussi il tenait plus du loup qu’autre chose. En bande il était efficace, solitaire il l’était tout autant. Se mélanger, même à des inconnus, ne lui posait aucun souci, il avait un abord facile, braillard et horriblement sans gêne.

L’hésitation dura environ 20secondes.

Tout comme la patience, cela n’était guère son fort.

« On peut aller aux arcades si tu veux. Mais je ne crois pas que ce soit ton truc… à vrai dire je sais pas trop c’est quoi ton truc… »

Interrogation cachée. Validation indirecte en soi. Lui il savait ce qu’il voulait faire, il avait proposé. Canada ayant refusé –polimment ou presque- autant voir ce que la nation cadette aimait réellement avant de se prendre un autre mur mou dans la face.

« …à part le hocket j’entends bien. Si tu veux causer hockey faut voir Vodka boy. »

Entre gros pays, ça doit se comprendre tiens :3.
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MessageSujet: Re: Un vent qui vient d'ailleurs [Écosse]   Jeu 22 Mai - 3:37

Ce n’était pas son truc. Parce qu’il n’avait pas la face d’un geek? Fallait-il qu’il soit asiatique ou encore surexcité et tout le temps parler de héros pour apprécier un jeu vidéo? Bon c’est sur qu’il ne paraissait pas le profil de l’emploi, mais il était un petit geek à ses heures. Mais ça pas grand monde le savait car peu de gens prenaient la peine de lui demander. Contrairement à ce qu’on pouvait penser, Canada était très actif dans ses loisirs et plusieurs passions l’animaient. Il était connu pour adorer le hockey, mais ça ne prenait pas toute la place dans son monde. Il avait cet amour pour les autres cultures et leurs arts, leurs sports, leurs festivités.

Il ria un peu à la remarque de l’écossais, mettant sa main droite sur sa hanche alors que l’autre monta vers sa tête où, d’un doigt, il se mit à se gratter la tempe, les yeux rivés vers le sol.


« Ha ha! Ma vie ne tourne pas juste autour du hockey tu sais », il dit d’un ton amusé. « Ça m’arrive de faire autre chose comme regarder des films, faire de la musique, écrire…jouer à des jeux vidéos.»

Et pour être franc, bien que les deux nations ne se frappaient pas dessus, on ne pouvait pas qualifier leur lien d’amical. C’était plutôt tendu, surtout à cause des préjugés homosexuels des olympiques qu’il y a eu cette année et de la fameuse invasion de l’Ukraine. Matthew gardait une assez bonne distance avec Ivan. Chacun chez soi et les moutons seront bien gardés, comme on dit.

Ça se voyait que « l’attention spam » de Scott commençait à se faire mince. Si le blondinet ne lui répondait pas vite sur ce qu’il voulait faire, le rouquin allait partir en le laissant comme il l’avait trouvé au début: seul. Comme c’était rare pour lui de faire quelque chose avec quelqu’un autre que les deux zoufs qui partageaient sa chambre dans l’aile américaine, Mattie se devait de sauter sur l’occasion d’être social pour une fois, ou du moins se démarquer socialement. Son esprit se mit en marche vite pour penser à ce que l’écossais aimait faire. Il n’a pas eu l’occasion de vraiment le connaitre lui aussi, alors il devait se creuser la mémoire pour se souvenir de ce qui animait Scott. Le nord américain savait qu’il aimait le Rugby, mais avec son plâtre, cette idée était à discarter. Il a parler d’arcades aussi. Remarque, ce serait un bon moyen d’en apprendre plus sur l’écossais pour de futurs sorties ou rencontres.

Il releva la tête avec un grand sourire, les deux mains sur ses hanches à présent.


« Va pour les arcades », il lui répondit avec enthousiasme. « D’ailleurs ça fait un bon moment que j’y suis allé. Ça va être plaisant avec une compagnie différente .»

Avec ça, il initia le mouvement vers la porte qui menait à l’intérieur de l’école pour qu’ils puissent descendre pour aller en ville. Pour une fois, il allait paraitre intéressant. Pas juste être le petit/grand pays dans le coin de la salle qui n’est pas capable d’exprimer haut et fort ses opinions. Nope! Pas aujourd’hui…ou du moins, il allait essayer.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Un vent qui vient d'ailleurs [Écosse]   Sam 24 Mai - 14:03


A vrai dire, c’était l’essentiel de ce qu’il savait à propos de Canada : qu’il était dans l’équipe de hockey, qu’il adorait les pancakes et faisait main basse dessus lorsqu’il y en avait au réfectoire.

Non c’était faux. Il parlait français aussi. Avec un accent chantant. Scott n’y pouvait rien s’il était sensible à ça. Il avait le même « souci » avec Belgique. On ne parlait même pas de France mais il aimait se dire que c’était normal dans le cas de Francis : il fallait être de pierre pour ne pas être sensible un tant soit peu à sa suavité.

Ou anglais (ah ah).

Mais passons.

Les arcades c’était un mauvais choix. Avec son plâtre, Scott n’allait pas briller aux jeux vidéos loin s’en faut mais il en aimait le bruit, l’ambiance éléctro-pop-acidulé avec les clips incitant aux crises épileptiques passant en boucle sur les écrans et les tenues fluorescentes des jeunes se retrouvant là-bas. Ils faisaient bien pâles les élèves de l’Académie Hetalia. Ils avaient mauvaises réputations aussi. Des élèves des 4 coins du monde réunis dans un immense manoir, le nombre de fois où on avait demandé à Scott comment c’était les cours avec le professeur Xavier et Magnéto étaient absolument hors du commun.

Mais après tout, pourquoi pas ?

Imperceptiblement, l’écossais sentit ses muscles se détendre. Il démarrait au quart de tour, parfois pour des choses idiotes. Le canadien était doux de nature, courtois ? aucune raison de se montrer hérisson.

« C’est vrai qu’on sort pas beaucoup. C’est une île aussi, on fait vite le tour mine de rien. Le premier week-end où j’ai débarqué ici, j’ai rien compris. Il faisait beau en plus. »

Il se décale et entame également de marcher. Direction? les arcades donc.

« Toi ça n’a pas du trop de dépayser finalement, non ? »

Il n’avait aucune idée de quelle ville Matt provenait. Le Canada c’était si grand, si vaste…

[On se retrouve sur un autre topic aux Arcades ? j’éditerais ici pour mettre le lien ^^]
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