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 À nouvelle fratrie, nouvel aîné ? [feat. Chine]

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MessageSujet: À nouvelle fratrie, nouvel aîné ? [feat. Chine]   Ven 13 Juin - 0:36

    L'école était... plus grande qu'elle ne l'aurait imaginé.

    Lorsque son père avait tendu la lettre de l'académie à Ayunda, un frisson avait parcouru l'échine de cette dernière. Elle venait de rentrer de son collège, à pieds, là où le paternel qui gardait la maison l'attendait. Il semblait excité et désespéré, sans doute à l'idée de voir sa fille unique le quitter pour une vie estudiantine forcée avec pour seules périodes de retour autorisées les vacances scolaires. Bien sûr, ce n'étaient pas ça qui la préoccupait, c'était bien évidemment le fait que, au bout de ces études, à la toute fin, la jeune fille allait être une nation. Un terme difficile à avaler quand ça vous tombe dessus comme ça, pas vrai ? Et puis, à l'âge là, on est déjà entré au collège, dans une école normale. À l'âge là, on se préoccupe encore des choses d'enfants; on ne se déclare pas tout de suite comme « République d'Indonésie, 12 ans. », ça non, ça ne passe pas, ce n'est pas l'image d'un poste aussi important !

    Mais elle n'avait ni le droit de négocier, ni celui de se révolter.

    Au départ, Ayunda – ou plutôt, Indonésie, dés qu'elle avait posé les pieds ici – était presque sûre qu'il s'agissait d'une école militaire. Mais après des explications amplement méritées, la plupart de ses lanternes ont été éclairées. À la question « étant donné la situation géographie de mon pays, suis-je placée chez les Océaniques, ou les Asiatiques » on lui avait répondu qu'elle aurait comme colocataire l'un des élèves les plus âgés de l'établissement; à savoir le représentant de la Chine. Le « représentant », c'était drôle à entendre. Ici, ce sont tous des jeunes de 12 à 21 ans, au maximum un écart de 9 ans au moins dans l'enceinte de l'établissement. Donner le chiffre de 3 x 3 fait soudainement moins peur, on sent comme un rapprochement. Après, allait-elle pouvoir s'entendre avec tout ces inconnus venus des quatre coins du monde, tous de cultures différentes ? Impossible de faire autant de liens, il y en a forcément avec qui ça ne va pas marcher.

    La voilà traversant le premier couloir de l'aile Asiatique. Ça lui faisait un drôle d'effet, « Chine » était-il ou elle là ? Son cœur battait. Plus d'appréhension que d'excitation. Si on lui avait laissé le choix, Ayunda aurait certainement dit préféré vouloir rentrer chez elle. Elle traînait derrière elle une valise bordeaux à roulettes, contenant le nécessaire pour quelques jours avant qu'elle ne reçoive le reste qui sera envoyé par son père. On lui avait conseillé de rencontrer les élèves de son aile, ce qui la rendait incroyablement anxieuse. Seule, en tant que jeune fille sans plus aucun soutien parental direct, comment devait-elle se comporter face à des inconnus âgés de quelques années de plus, le genre qui peut très bien se débrouiller tout seul ? Elle ignorait de combien « Chine » était plus vieux ou vieille qu'elle, et c'est ce qui l'inquiétait.

    Dans la salle commune, elle déglutit une première fois, puis laissa sa valise dans un coin avant de scruter des lieux tout ce qui se trouve entre ces murs. Ça ressemblait à un petit salon normal, avec tout le confort dont on a besoin. Elle avait beau avoir 12 ans, elle se sentait déjà plongée dans une université et un foyer. Ce qui de toutes façons, est le cas, pour un établissement à plusieurs sections. Elle déglutit encore.

    Trop de questions se bousculaient dans son esprit; impossible de faire un tri. La première chose à faire était peut-être de s'entendre avec ses colocataires, non ? Elle n'osait pas s'asseoir, et reste là, debout, à regarder un peu partout. Elle se masse la nuque, sa main passant sous ses deux longues tresses qui pendaient dans son dos. Des pas résonnent et semblent se diriger jusqu'ici.

    Nerveuse, elle déglutit une troisième fois.
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MessageSujet: Re: À nouvelle fratrie, nouvel aîné ? [feat. Chine]   Lun 16 Juin - 22:08

Depuis que la direction de l'Académie lui avait annoncé, il y a quelques jours, l'arrivée imminente d'un nouveau membre dans l'aile asiatique, le jeune chinois c'était révélé plus turbulent qu'à l'accoutumé. D'un naturel plutôt calme, ce qui ne l'empêche pas de beaucoup se dépenser et de faire quelques sottises comme bien des enfants soit dit en passant, il était vraiment difficile à tenir en place et semblait à peine s'intéresser aux cours. On pouvait même dire que, pour la première fois depuis longtemps, il rêvassait. Ou plus exactement, il réfléchissait. En effet, plein de questions lui passent par la tête, des plus futiles aux plus importantes, car pour tout dire, il ne savait pas grand-chose de cette mystérieuse personne hormis son pays d'origine. L'Indonésie. Un grand archipel d'île coincé entre l'Asie du Sud-Est et l'Australie avec de la bonne cuisine et des danses marrantes. Et c'est à peu près tout. Autant dire que ça ne l'aidait pas trop sur le coup pour imaginer le physique et le comportement de son futur colocataire. Mais d'ailleurs, un ou une colocataire ? En voilà encore une grande question pour l'ainé ...

Enfin, toutes ces interrogations n'étaient en réalité, sans grande importance. Il allait y avoir une nouvelle tête dans cette partie de l'Académie et ça, c'est l'essentiel ! Pour le reste, ce n'est qu'une question d'habitude et de tolérance à prendre les gens comme ils sont. Il suffit de voir Japon. Oh, pas que Kiku ne soit pas gentil. Non, il est juste un peu particulier dans ses manières, timide, réservé et peut-être, il faut bien le dire, encore un peu méfiant envers Chine ce qui n'empêche pas déjà ce dernier d'en avoir fait son petit frère d'adoption. Oui, la famille et le pays manquants, la peur de l'inconnu, ça fait très souvent la même chose à tout le monde. Lui-même l'avait vécu à son arrivée ici d'autant plus qu'il avait passé la majeure partie de sa première année seul. Alors, la vie de jeune garçon solitaire, ça le connaît plus que n'importe qui.

Mais maintenant, cela allait être différent et de plus en plus au fur et à mesure des années. Plus besoin de se rappeler de tout ces souvenirs pas forcément très agréables ! La petite famille va s'agrandir et pouvoir s'organiser et ça, c'était plus que plaisant pour l'adolescent chinois qui. Étant fils unique, chaque nouveau visage était une occasion particulière pour lui. Un nouveau petit frère ou une petite sœur de cœur à s'occuper et à aider ! Oui, vraiment, il voulait faire la meilleure impression possible, il voulait qu'on puisse se sentir bien en sa présence ou tout du moins ne pas être tout seul comme lors de ses premiers moments à l'Académie. Il voulait que ce soit tout le contraire même.

Ainsi, en ce jour, Yao prit le temps de se préparer. Il avait revêtu  un beau hanfu bleu tout orné de fioritures dorés et avait prit soin d'attacher ses cheveux en arrière pour l'occasion. Pour ainsi dire, l'une des premières fois, puisque avant sa chevelure n'avait pas une taille suffisante pour une telle pratique. Sa mère disait que jeunesse doit passer et son père qu'il ne devrait pas se laisser aller de la sorte à l'occidentalisme. Le compromis actuel était que tant qu'il ramenait de bonnes notes, le futur représentant de la Chine pouvait faire ce qu'il lui plaisait.

Trop pressé de rencontrer le nouvel asiatique, le garçon avait prit le chemin de la salle commune de l'Aile d'un pas enjoué. Enfin, en prenant soin de ne pas faire trop de bruits car une punition arrive bien vite quand on a un Empire Mongol qui veille au grain, on fait quand même attention à ses faits et gestes. Enfin, il est sévère mais pas si méchant dans le fond quand on a l'occasion de le côtoyer. Un peu comme le père de Chine.

Poussant la porte pour finalement pénétrer dans la salle commune, il découvre pour la première fois le représentant de l'Indonésie qui se révèle être "une" en premier lieu. Oui, une jolie jeune fille avec de belles tresses noires et un fin visage. Lentement, il s'approche de cette dernière souriant doucement avant d'avancer sa main.

- Nihao, bienvenue dans l'Aile asiatique ! Je suis Chine mais tu peux m'appeler Yao, c'est mon vrai prénom aru. J'espère que tu as fais un bon voyage.
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MessageSujet: Re: À nouvelle fratrie, nouvel aîné ? [feat. Chine]   Mer 18 Juin - 14:13

    Indonésie faisait déjà face à la porte de la salle commune, les mains crispées sur les pans de sa robe – un vêtement tout simple, rose bonbon, et en dessous un t-shirt noir, si si – en entendant les pas approcher. Et voilà qu'un jeune garçon – évidemment plus grand qu'elle, en taille et en âge – se présente, le sourire aux lèvres. La première chose qui l'interpelle fut d'abord ses vêtements : elle avait déjà vu des tenues de ce genre dans son pays, mais elle ne s'attendait certainement pas à rencontrer son aîné ainsi, surtout avec un comportement aussi...

    « Nihao, bienvenue dans l'Aile asiatique ! Je suis Chine mais tu peux m'appeler Yao, c'est mon vrai prénom aru. J'espère que tu as fais un bon voyage. »

    … détendu. Ça non plus, elle ne s'y attendait pas. Pour le représentant d'un si grand pays comme la Chine, elle était presque prête à se faire écrasée par un sarcasme méchant et désinvolte, parce qu'elle n'a que 12 ans et lui... peut-être 3 ou 4 de plus ? En plus de la crise d'adolescence, on peut avoir un sale caractère aussi. Mais non, « Chine » était visiblement quelqu'un de très ouvert, et il lui tendait déjà une main pour le prouver. Quel accueil ! Mais qu'est ce que ce geste voulait dire ? Serrer la main, c'est ça ? Elle n'avait jamais fait ça avant, pas même lorsque les responsables de l'Académie qui sont venu la chercher l'ont vu la première fois – ils avaient plutôt fait ça avec son père. Bien que son nouveau colocataire s'avançait sans trop se précipiter, Ayunda recula d'un pas par réflexe. Elle était timide, une initiative pareille, elle avait toujours du mal à le digérer tout de suite. Pourtant, c'est pas comme si le dit Yao avait l'air méchant...

    - Je, hm...

    Elle ne savait pas quoi dire. Elle baragouina au moins l'essentiel, en regardant le sol :

    - J-Je suis Indonésie... Euh... A-Ayunda...

    Elle ne fixa sa main qu'une seconde, pas plus, pour la serrer – enfin c'est vite dit, elle ne faisait que la saisir et sans plus, sans même la bouger, on aurait dit davantage une petite fille qui prenait la main de sa mère pour ne pas se perdre dans un parc.

    - J'ai... J'ai fais bon voyage oui... Merci...

    Tu parles. Ce n'était que par politesse qu'elle disait « merci ». Ayunda était morte de trouille, dés qu'elle avait posé un pied dans l'avion qui allait lui faire ce long trajet Jakarta-New York. Dés que son père n'était plus à ses côtés en fait. Elle avait répété moult fois dans sa tête ces quelques phrases d'usage; les présentations, son vrai prénom éventuellement si besoin – et Chine venait de donner le sien – répondre au « bon voyage » et autres questions similaires s'il y en a... Elle avait même prévu de dire que « l'établissement semblait fort agréable à vivre ». Ha ha, c'te blague. Même si elle le pensait un peu quelque part – parce qu'elle ne savait encore rien de tout cela – elle ne voulait pas vraiment le dire. Mais pour un autre élève, surtout un qui est là depuis déjà un moment, il valait mieux.

    Sa main était restée dans celle de son aîné, la jeune fille trop occupée déjà à se préparer pour la suite. Autant le dire, elle est complètement déstabilisée.
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MessageSujet: Re: À nouvelle fratrie, nouvel aîné ? [feat. Chine]   Dim 13 Juil - 0:51

- Je, hm... J-Je suis Indonésie... Euh... A-Ayunda... J'ai... J'ai fais bon voyage oui... Merci...

Elle semblait perdue. Oui, il connaissait bien cette tête qui en disait long sur l'état de déstabilisation émotionnelle que devait traverser la jeune fille. Le simple fait de passer d'une vie tranquille et simple à quelque chose du genre était un changement difficile à appréhender pour quiconque avait à le faire un jour. Surtout quand on a douze petites années seulement d'existence derrière soi et bien peu d'expériences dans la vie. Vraiment, le but du plus vieux était clair : rassurer l'indonésienne du mieux qu'il pouvait et faire en sorte qu'elle se sente un minimum à l'aise à la fin de la rencontre enfin qu'elle s'intègre bien.

- Ayunda donc ? C'est un joli prénom. Et tant mieux si tu as fait bon voyage aru.

Son sourire s'étira subtilement après ses paroles. L'ainé serra la main de la jeune fille sans exercer une forte pression avant de la relâcher doucement. Il lui semblait tout aussi évident à ce moment qu'elle venait de produire ce qu'on pourrait qualifier de "mensonge de politesse" : elle n'avait probablement pas fait un aussi bon voyage qu'elle le prétendait. Ceci dit, Ayunda, puisque c'était ainsi qu'elle s'appelait, ne s'était pas enfermée dans un mutisme complet comme c'était le cas parfois pour les nouveaux arrivants. Un bon point en somme qu'il fallait exploiter à sa juste valeur.

- Je vais te faire visiter l'aile si tu le souhaites aru.

En effet, le chinois était avant tout plus ou moins là pour cette raison pour ne pas dire mission : faire connaissance avec la nouvelle, lui expliquer ce qu'il y avait à savoir pour un élève, répondre à ses interrogations et bien sûr servir de guide de fortune pour le tour de l'Aile. Oh, pas que ce soit vaste et somptueux comme un palais, en réalité, il n'y avait d'ailleurs pas grand-chose à admirer et à découvrir : juste le strict nécessaire. Mais un nécessaire qu'il faut bien montrer à la jeune académicienne pour qu'elle puisse au plus vite s'y sentir à l'aise et pourquoi pas, un jour, comme chez elle.

- Tu peux bien sûr laisser ta valise ici, cela ne craint rien aru.

En effet, rien n'empêchait de repasser la chercher après et puis c'était un autre bon moyen de prouver à Indonésie qu'elle était ici comme dans sa deuxième maison et qu'elle allait y être respectée par tous. Dans l'aile asiatique, il y a des tensions et parfois des conflits comme dans toutes les autres regroupements de nations de l'Académie mais il n'y a pas de vols. Pour l'honneur et l'honnêteté, deux concepts bien intégrés dans les cultures asiatiques, mais aussi un peu parce qu'Empire Mongol veille au grain et est plutôt sévère sur ce genre de questions ...


Dernière édition par Chine / Yao Wang le Dim 3 Aoû - 16:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: À nouvelle fratrie, nouvel aîné ? [feat. Chine]   Ven 25 Juil - 23:36

    « Ayunda donc ? C'est un joli prénom. Et tant mieux si tu as fait bon voyage aru. »

    L'indonésienne sentit ses joues s'empourprer légèrement. Généralement, un compliment fait plaisir, il nous fait ressentir un minimum de fierté, sans vanité, et parfois nous répondons avec un « merci », le plus souvent par réflexe. Mais Ayunda avait si peu confiance en elle que ces simples mots l'envoyaient valser dans un raisonnement complètement absurde, digne de ceux qui n'ont pas assez d'estime pour soi. S'il était aussi gentil et poli avec elle, avec quelques extras, ne devait-elle pas lui rendre la pareille, même en tant que nouvelle ? On avait beau dire autrefois à la jeune fille qu'elle pensait trop, que ce n'était pas la peine de se prendre la tête pour des détails, mais Ayunda était du genre à penser que tout le monde avait l'esprit critique bien développé, et ainsi, tous faisaient attention au moindre petit truc. Une manière de raisonner vraiment fragile, qui pourtant ne fait que gêner la jugeote qu'elle n'a pas. Oui, c'est vraiment tout un chichi pour peu de choses. Mais ça explique sa manière d'être, actuellement, en face d'un inconnu.

    « Je vais te faire visiter l'aile si tu le souhaites aru. »

    Après avoir lâché sa main, elle garde la sienne avec l'autre dans son dos, toutes les deux serrées. Sa tête était baissée, mais son regard ne quittait pas le visage de Chine – même si elle dérivait plus sur sa bouche ou son cou que les yeux. Elle ne prend pas le temps de réfléchir – qu'aurait-elle fait sinon, elle, la nouvelle arrivante ? - et hoche la tête, en imaginant une tentative de sourire, mais rien dans les faits. Elle n'allait quand même pas rester dans ce semi-mutisme comme ça tout de même... Et dire qu'elle avait promit à son pauvre père inquiet de faire de son mieux pour être communicative. Mais elle n'avait déjà pas beaucoup d'assurance avant même de passer une dernière fois la porte d'entrée de sa maison à Jakarta.

    Elle hocha également une seconde fois la tête lorsque Yao lui confirme que sa valise peut être mise de côté le temps de la visite. Pas plus mal, elle commençait à avoir un peu marre de la tirer derrière elle. Et puis bon, qu'est ce qui peut arriver de grave ? Ce n'est pas comme si personne d'autre dans l'Aile n'était au courant de son arrivée. N'étant pas du genre à entamer la marche pour quitter la pièce, elle s'approche – si on peut dire – de quelques centimètres du chinois afin de « signaler » qu'elle est prête à visiter. Et elle devait bien ajouter quelque chose à ça. Beh oui, Ayunda n'allait pas rester muette pendant la visite, et s'il est tout aussi gênant d'oser dire quelque chose que d'être silencieuse, autant s'y risquer.

    - Euh... T-Tu as quel âge... Chine ?

    De un, elle voulait savoir de combien elle et son aîné étaient éloignés, de deux, il était hors de question de l'appeler par son prénom. Du moins, pas tout de suite. Il est évident qu'en discutant un peu, Ayunda devrait finir par se détendre, et même sans être totalement en confiance, avoir un peu plus la parlote que maintenant. La même qu'à la maison. Depuis le divorce de ses parents, la petite n'a pas eu d'autre personne avec qui discuter que son père, ça peut lui faire du bien de partager un peu avec le monde. Ou au contraire, complètement la déstabiliser.
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MessageSujet: Re: À nouvelle fratrie, nouvel aîné ? [feat. Chine]   Dim 3 Aoû - 14:10

Il laisse la jeune fille se placer à ses côtés puis comprit qu'elle était maintenant prête pour la visite. Alors que les deux orientaux sortaient ensemble de la salle commune de l'Aile, la nouvelle prit la parole. Un fait qui fît d'ailleurs plaisir au chinois sur le coup.

- Euh ... T-Tu as quel âge ... Chine ?

C'est sans surprise que le plus vieux écouta la question. À vrai dire, c'était le genre d'interrogations auxquelles il s'attendait. Quoi de plus normal pour l'indonésienne que de se demander de combien d'année le garçon était son ainé ? D'autant plus si on l'avait informée d'une quelconque manière qu'il s'agissait du plus ancien élève de l'Aile et même de l'Académie. Une chose que l'homme qui servait de directeur à l'établissement avait certainement fait. En effet, au fur et à mesure que les années défilaient, et bien qu'étant encore jeune, Yao commençait à connaître la façon de fonctionner du dirigeant bien qu'il restait concrètement un grand mystère pour tous les élèves. Quoiqu'il en soit, il entreprit donc de répondre.

- Eh bien, j'ai quinze ans. Je vais passer dans le second cycle à la fin de l'année si tout se passe bien pour mes résultats aux examens aru.

Pas besoin de retourner la question, lui avait déjà sa réponse par déduction : tous les nouveaux arrivaient à l'âge de douze ans sans exception. Tranquillement, les deux compères marchèrent dans le couloir central, Chine prenant soin de laisser à la visiteuse de regarder dans les endroits susceptibles de l'intéresser tout en s'imprégnant de l'atmosphère des lieux. Finalement, il décida de la conduire vers la pièce qui lui semblait le plus important : le dortoir des filles.

Ouvrant la porte, Ayunda pouvait maintenant découvrir l'endroit où elle allait dormir. Sa nouvelle chambre, on pouvait le dire. Le brun s'avança dans la pièce, tirant les rideaux de devant la fenêtre qui masquaient jusqu'alors la lumière naturelle. Maintenant que les rayons du Soleil inondaient la petite chambre, c'était tout de suite plus pratique. Le lit était fait correctement mais le mobilier était léger, se limitant à une armoire, une petite commode, un bureau, sa chaise et une ou deux étagères à livres. Quant aux murs, ils étaient d'un blanc immaculé appelant d'eux-mêmes à être enjolivés pour donner un peu de gaieté à la pièce.

- Voilà, c'est ici que tu dormiras. Cette pièce est la tienne, tu peux mettre ce que tu veux comme décorations aru. Surtout il ne faut pas te gêner, ça ne peut qu'embellir les lieux.

Et d'expérience le doyen savait qu'il n'y avait pas besoin de grand-chose pour embellir si tout le monde y mettait un peu du sien. La touche personnelle qui rendait le collectif plus puissant encore. L'union dans la diversité en quelque sorte et le tout dans un respect et une tolérance mutuelle bien obligatoire dans un tel environnement. C'était comme ça dans l'Aile asiatique. Ou en tout cas, c'était la philosophie de vie de groupe que tentait d'instaurer le grand-frère autoproclamé des lieux.

- Je crois que nous avons vu l'essentiel. Si tu as des questions, n'hésite pas à les poser aru.

Une petite stratégie pour le chinois pour attirer l'autre vers la conversation et l'échange en plus de vouloir réellement l'aider.
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MessageSujet: Re: À nouvelle fratrie, nouvel aîné ? [feat. Chine]   Jeu 7 Aoû - 23:57

    Ayunda apprit donc que Chine avait trois ans de plus qu'elle. Elle se sentit libérée d'un poids. Un tout petit. Le chinois n'était pas si grand, même s'il y avait un certain écart. Certes, on dira que trois ans, c'est pas beaucoup, mais les mentalités à 12 et 15 ans ne sont déjà plus les mêmes. Pour le coup, elle ne savait plus si elle devait se poser davantage de questions sur lui ou l'Académie. Mais bon, elle allait y passer une longue, longue scolarité, de jour comme de nuit, alors des questions, elle aura tout le temps d'en poser. Mais déjà Chine évoquait des mots qui lui faisaient peur, comme « cycle » ou « examen ». Aujourd'hui, elle devait se concentrer un minimum sur la visite et pas sur des choses qui ne concernent pas une toute nouvelle élève. Le fait que ce doit être une Académie pour le moins spéciale doit jouer énormément.

    C'est là qu'il l'emmène dans une pièce évidente à visiter : le dortoir des filles. Lorsqu'il ouvre la porte, elle constate que cette chambre est vide. Vide, autant d'élèves que de décorations. La logique pourrait donc dire que les deux asiatiques sont les plus « vieux » de l'Aile, à l'heure actuelle ? Chine, qui dans quelques années sera le doyen, et juste derrière, Indonésie, malgré son trois ans d'écart ? Elle était du genre à se projeter dans l'avenir avec angoisse, alors elle ne parvient pas à imaginer le futur avec d'autres nouveaux élèves, autres représentants de l'Asie...

    « Voilà, c'est ici que tu dormiras. Cette pièce est la tienne, tu peux mettre ce que tu veux comme décorations aru. Surtout il ne faut pas te gêner, ça ne peut qu'embellir les lieux. »

    Hier encore, Indonésie dormait dans une chambre, à Jakarta, qui n'était pas énormément décorée non plus. Elle était très modeste, avec à la limite, deux-trois peluches sur le lit, un tapis rond et des rideaux enfantins à la fenêtre. Aujourd'hui, ce n'est pas vraiment son style de s'imposer comme ça, pas même pour étaler ses goûts sur les murs. Mais si on le lui permet – et l'y encourage – alors pourquoi pas ? La valise qu'elle avait laissé dans la salle commune ne contenait que le nécessaire pour les deux premières semaines environ; ses affaires moins « utiles » qui trônaient encore dans sa chambre chez elle seront envoyées par son père d'ici quelques jours. C'est sans doute à partir de là qu'elle pourra embellir un peu cette pièce. Elle promena son regard dans tout les coins et recoins, sans trop s'attarder, en avançant de quelques pas. Si elle ne pense pas à la déco tout de suite, c'est parce que cette chambre, elle ne l'occupera pas toujours toute seule. Ayunda, là tout de suite, était moyennement à l'aise. Et malgré les efforts de Chine, elle avait encore du mal à se décontracter – ou alors elle le faisait si lentement qu'elle ne le sentait pas.

    « Je crois que nous avons vu l'essentiel. Si tu as des questions, n'hésite pas à les poser aru. »

    Prise au dépourvu, Ayunda paniqua légèrement. Certes, il n'y avait aucune raison, mais c'est à partir de là qu'elle doit se lancer, demander les bonnes choses et ne pas paraître trop « godiche » au passage. Et puis c'est pas tout ça mais : après les questions vient la conversation ! Déjà qu'elle était très farouche même aux côtés de son père – qui lui même parfois en manque d'assurance, parlait à sa place – elle ne va jamais s'en sortir ! Jouant nerveusement avec ses doigts, elle cherche rapidement ses mots. Elle bafouille quelque chose... et lorsqu'elle termine une première phrase, laisse passer un silence.

    Ah non, elle l'a dit en indonésien. La jeune fille était tellement stressée qu'elle parlait dans sa langue natale. Comme quoi y'a des dérapages. En même temps, Ayunda connaît davantage cette langue-ci que l'anglais ou autre, pour l'heure. Même après s'être durement entraîné – dont le résultat porte plutôt bien ses fruits – elle n'a pas encore le réflexe de répondre dans un langage que tout le monde peut comprendre. Elle inspire lentement et tente une nouvelle fois :

    - Elle est bien... cette école ?

    Et se mordille légèrement le pouce.

    - C'est l'idée de ce qu'on est, tout ça... Ça me fait un peu peur.

    Elle n'était pas sûre que c'était ce qu'elle devait demander, mais en même temps, un établissement pareil regorge de pas mal d'interrogations. Et pendant ces 9 prochaines années, elle aura tout le temps d'en poser davantage. Pour l'instant, Ayunda devait complètement digérer le fait qu'elle n'était plus entièrement une enfant normale – elle qui, comme d'autres dans cet établissement, était persuadés d'être comme les camarades de jeu du voisinage vers 11 et 12 ans.
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