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 I'll make a ladies man out of you ♥

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MessageSujet: I'll make a ladies man out of you ♥   Jeu 12 Sep - 15:38

… Précisément. Francis suppléerait aux insuffisances de Scott – bisou ♥ – en fait d'éducation sexuelle comportementale et de garde-robe auprès de l'adorable petit Matthieu. Et tout cela tenait en un seul mot : suce les anglais sus à l'anglais femmes.

Il s'était décidé à tout entreprendre en ce sens un jour qu'Arthur lui avait particulièrement tapé sur le système par altruisme – sa qualité première – et indignation – curieusement sélective – face au traitement que le monde entier, sauf lui, auguste et magnanime lui, infligeait à son petit protégé.
Mais au fond, il n'y avait rien d'étonnant à ce que l'adorable petit Matthieu soit – presque – devenu un néant social. L'anglais phagocytait absolument tout. Tout se fondait dans la graisse masse américaine anglaise. L'unique solution, par conséquent, était évidemment de rendre le Canada plus francophone.
Intéressé, le français ? Hé ! Il y était véritablement attaché. Et de fait, il n'avait jamais eu le moindre mal à le remarquer, LUI – ce qu'il devait sans doute à son détecteur interne à être sexué et doué de parole encore que.

Mais enfin. En sa qualité d'homme de goût – si. – il se croyait tout désigné pour ce genre de mission. Il apprendrait à l'adorable petit Matthieu que la chemise de bûcheron était à bannir tout à fait envisageable dans une garde-robe à condition qu'elle soit revisitée et bien portée. Le gros sweater rouge imprimé feuille d'érable, par contre... serait à négocier plus durement.

Il avait planifié le rendez-vous plusieurs jours à l'avance, par texto – il ne ratait aucune occasion d'utiliser son téléphone portable ; fixé un samedi en début de matinée, motif : une simple virée dans les rues de New-York.
… Francis le précieux écrit-il en langage SMS ? Vous ne le saurez jamais.

Il devait retrouver son adorable petit Matthieu dans l'aile américaine – hein qu'il est commode, notre Francis ; trouva le moyen d'arriver cinq minutes en retard – être beau et impeccable demandait du temps – et commença, dès qu'il l'eut rejoint, à lui tourner autour en se déplaçant par longs pas glissants, chantonnant d'une voix grave en fronçant les sourcils – ce qui lui donnait un air très inspiré – et en claquant des doigts par moments :

« Préti mapeule ♪ Oualkingue daoune zeu striiite, préti mapeule ♪ Zeu quinde aïe laïke tou miiiite, préti mapeule ♪ »*

… C'était pour annoncer la couleur de la journée. Comment ça, vert caca d'oie ?!

*Je ne citerai aucun nom, mais il y a des gens sur ce forum qui veulent lire un remake de Pretty Woman. Ah, et si vous savez déchiffrer le hachoir oral d'un suédois, vous saurez déchiffrer l'accent merdique d'un français. Si.
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MessageSujet: Re: I'll make a ladies man out of you ♥   Sam 14 Sep - 14:18


Les oiseaux gazouillaient tranquillement, le Soleil ... Bah gazouillait aussi, tiens, mais un peu plus timidement que ses compères ailés semblerait-il puisque ce n'était pas un temps à se balader en maillot de bain. Il était une fois dans ce tableau un p'tit Canadien qui émergea de sa chambre aussi affolé que si on lui apprenait qu'il y avait une pénurie de maple sur Terre. Oh mon Dieu, ce serait l'apocalypse, les zombies en moins. Bref, laissons ce scénario ô combien effrayant digne du meilleur film d'horreur de côté, on ne va pas lui ruiner sa journée de si bon matin avec ces idées noires. Donc, vous vous demandez sûrement le motif de ce branle-bas de combat. Ou vous en avez carrément rien à foutre. P'têt. Qu'est-ce j'en sais, j'suis pas dans votre tête et je ne vous entends pas protester devant votre écran alors bon ... Aujourd'hui notre mignonne créature avait rendez-vous. Eh ouais, encore. Tellement populaire ce petit qu'il était aussi overbookée que Paris Hilton, le tournage de films pornos en moins. Je vous parie pourtant qu'il aurait de l'avenir dans la discipline, herm.

Allez savoir si c'était par masochisme ou par honnête plaisir de partager un moment avec le barbu, mais lorsque France lui avait proposé quelques temps auparavant une virée entre hommes, il avait sauté sur son téléphone comme que type qui fait un plaquage au football américain pour y répondre affirmativement. Pourquoi masochiste dans ce cas ? Eh bien, si Canada redoutait bien une chose quand France le promenait dans la ville – avec ou sans laisse, à vous de voir si vous avez l'esprit mal tourné ou pas -, c'était l'horrible, que dis-je l'ignobulovilomaudit – je dépose un brevet – séance de shopping.  Il détestait, haïssait, exécrait faire les magasins. Soyons polis, cela le faisait clairement chier de perdre des heures de sa merveilleuse vie à se demander si le rose lui allait mieux au teint que le brun petit ours, ou si les vestes en poils de dauphins seraient tendance en l'an quarante milles. Mais France allait lui épargner ça, n'est-ce pas ? Il était gentil Franny, certes un peu insistant quelques fois, mais gentil, gentil, gentil, hein ?

Quoiqu'il en soit, Canada pensait être en retard – trouver l'association de vêtements la plus dégueulasse possible demandait du temps. En plus, ils devaient se retrouver dans l'aile Américaine ... La honte si il n'était pas capable d'arriver à l'heure. Sauf que, lorsqu'il approcha de la scène du crime, pas de France en vue. Oups. Le blondinet checka son précieux portable, on ne sait jamais, si ça se trouve il avait reçu un message de France qui était malade au bord de l'agonie – sympa ? - et qui annulait. Nop, rien de tel sur l'écran. A vrai dire, l'idée qu'il pouvait finalement être en avance ne lui effleura même pas l'esprit. Et lorsque la fashionista pointa le bout de son museau ...

Ohmygawd, France parlait l'elfique ! Whaaaah, trop la classe, respect total et-- Ah non, en fait il essayait juste de parler anglais. Même avec toute la bonne volonté du monde, même en étant parfaitement bilingue, Canada était tout bonnement incapable de comprendre un traitre mot de ce que l'autre baragouinait. Heureusement qu'il y avait l'air de la chanson parce que sinon, il serait encore en train de chercher la signification de cette énigme à l'heure actuelle. Face à l'entrée remarquée de Francis, Matthew ne put contenir le petit gloussement d'une collégienne fan des One Direction, les hormones à fleur de pot, lui montant à la gorge. Rooo, il se trouvait tellement stupide quand il faisait ça. C'était déjà pareil avec Cuba de sorte qu'il se serait bien tapé la tête contre la première tronçonneuse qu'il aurait pu trouver, de honte. Soupir de bonheur : il n'avait pas pris Kuma-- truc avec lui, sinon l'ours polaire se serait bien fichu de sa tronche à cet instant. Ouais, il en était réduit au point que même les peluches se foutaient de sa gueule.

« Je dirais bien : Allons-y let's go, c'est partis les amiiis ♪ Mais je crois que ce ne serait pas une bonne suite à ta chanson, eh. »

Re-gloussements. Beurk. En se dirigeant vers la sortie, Canada ne pouvait s'empêcher de prier que France ne lui pose pas des questions sur sa vie sexuelle dès les premières phrases d'une part, et qu'ils allaient simplement aller dans un café pour discuter calmement d'autre part. Par pitié, pas de drague, pas de shopping. Ahah. Genre.
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MessageSujet: Re: I'll make a ladies man out of you ♥   Sam 28 Sep - 23:43

Spoiler:
 
Il était gentil, oui, très gentil, mais de la catégorie des prévenants ascendant harceleur sexuel indiscret ; le Cristiano Cordulo de ces garde-robes et silhouettes en détresse, la voix de harengère en moins – quoique.
Francis finit par s'immobiliser et eut un sourire enchanté, manifestement heureux de voir son adorable petit Matthieu. Si joli, si bien fait et... ciel ! si curieusement fagoté. L'espace d'un court instant, la perplexité lui agrandit les yeux. Cependant il parvint à réprimer le nasillard « Mon chéri, ça ne va pas ! du ! tout ! » de corbac déchaîné que lui inspirait la mise improbable de son protégé. Après tout, ça ajoutait à l'urgence d'une prise en main, par conséquent il y trouvait son compte – en d'autres termes, il tenait là un prétexte à le rhabiller dans la première boutique qu'il jugerait adaptée.

Du reste, la réaction de son adorable petit Matthieu fut très appréciée. Glousser ainsi, c'était comme lui souffler doucement sur les roupettes.
… Je veux dire qu'il trouvait ça flatteur et agréable. Et mignon. D'ailleurs, il y alla également de son petit gloussement caractéristique, par sympathie. Il prit aussi le soupir pour lui – c'est qu'il avait l'habitude, avec les nombreuses femmes qui se pendaient à son cou et à sa ceinture, n'est-ce pas.

Par contre, évoquer Dora l'exploratrice – qui n'a pas même la décence d'être baisable – c'était un coup à se pendre tout court, songea-t-il en haussant gaiement les sourcils pour neutraliser sa nervosité passagère. Comment savait-il qu'il s'agissait de la chanson de Dora l'exploratrice ? … Oh, bouclez-la. Le premier qui dit que Francis a appris – ou qu'il aurait mieux fait d'apprendre – son anglais avec Dora, je lui fais manger de l'anguille en gelée – spécialité anglaise, naturellement.
Francis s'éclaircit la gorge en souriant toujours et répondit enfin à la remarque de son cher petit Matthieu.

« C'est c'la, oui oui... » Puis le prit par le bras, l'entraînant avec enthousiasme dans les couloirs. « C'est encore Arthur qui t'a mis ces bêtises dans la tête. » Ce n'était étrangement pas discutable. « Mon pauvre, pauvre, pôôôvre petit Matthieu ! » L'air de dire qu'il allait bien, très bien s'occuper de lui. Dehors, le beau temps n'avait pas varié. Ils auraient un assez long trajet à faire avant d'atteindre l'allée marchande à laquelle il songeait. Francis enroula finalement un bras amical – quoi ? – autour des épaules de l'adorable petit Matthieu et ne cessa de lui adresser des œillades affectueuses en marchant. « … Alors ? ♥ » Oh, le petit air entendu. « Comment s'est passée ta rentrée ? J'espère que ces bras cassés de professeurs et secrétaires ne t'ont pas oublié sur les listes d'appel. » … Innocent, hein ? … Ce n'était qu'une diversion. « Et comment donc s'est passée la rentrée de ton petit soldat ? ♥ » Parce que petit soldat – qui se met au garde à vous, s'il vous plaît : c'est militaire, notre affaire, un peu de sérieux – c'est tout de même un peu mieux que zizi ou zigounette.
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MessageSujet: Re: I'll make a ladies man out of you ♥   Dim 6 Oct - 15:08

Spoiler:
 
Bizarrement, Matthew avait l'impression d'être un petit caniche ... Ouais, les trucs qui ressemblent à de la barbe à papa sur pattes que les jeunes filles adorent relooker – ou plutôt ridiculiser, on va pas se voiler la face. A vrai dire, France lui aurait caressé la tête en lui promettant un sucre que cela ne l'aurait qu'à moitié étonné. Erf, tant qu'il ne lui patpatait pas accidentellement - ou pas - sa précieuse mèche, tout irait bien, hein. Oh, ce ne devait être qu'une sensation ... Et puis, jouer la chienne ne le dérangeait pas-- Oups, c'est sorti tout seul.

Bref, en bon petit Canadien docile qu'il était, il n'émit aucun commentaire à la soudaine apparition d'Arthur dans le débat et se laissa bien sagement conduire vers la sortie. Mieux valait ne pas se lancer dans un discours pour défendre les intérêts British à moins de vouloir provoquer une guerre et une séance de boudage intensif. Sur ces amicales pensées où Angleterre devait sérieusement avoir les sourcils qui sifflaient à cette heure-ci, Canada rougit légèrement. Avoir une main sur son épaule, ça passait. Avoir un bras du plus gros pervers de l'Univers autour de l'épaule, ça passait un peu moins. Difficile à croire, n'est-ce pas ? Allons, Francis n'avait strictement aucune idée déplacée à son égard ... Enfin, espérons.

Aww, trop meugnon, France se préoccupait de sa rentrée. Comment avait-il pu penser un seul instant que le barbu allait dire / faire quelque chose de très gênant ? Ouh, quel méchant il était, de le juger d'avance. Il se contenta de soupirer ... Sa rentrée était autant intéressante que la migration des phasmes lapis-lazuli du Swaziland, les scènes de baston pour conquérir de nouveaux territoires et les séquences d'accouplement en moins. Franchement, il allait juste réussir à ce que Francis se pète la mâchoire en baillant toutes les nanosecondes. Ce serait siii bête d'abimer son bô visage, hein. Il allait donc lui épargner tout fâcheux accident en répondant d'un haussement d' épaule. Mieux valait garder sa salive pour parler du ... Eh ? Petit soldat ?

Soyons clair, pour que Canada comprenne une allusion sexuelle, il fallait se lever tôt. Ou être d'une incroyable vulgarité en utilisant des mots ... Clairs va-t-on dire. Alors pour le coup, il ne pigeait absolument rien à la question de l'autre. Plus paumé que ça, tu meurs. Le problème, c'est qu'il ne voulait pas se taper la honte intersidérale de demander bêtement de quoi il s'agissait. Réfléchissons. Quelque chose qui a un rapport avec le domaine militaire ... Eh bien, Alfred aimait bien Captain America, Captain America avait un rapport avec l'armée. C'était un peu tiré par les cheveux mais bon, le cerveau de France était une énigme. Tout compte fait, justement pour cette même raison, mieux valait ne pas faire une réponse à côté de la plaque qui pouvait être trèèèès mal interprétée.

« Petit soldat ... ? Mais enfin, de quoi tu parles, eh ? »

... Gamin, il était temps que tu te mettes au courant des choses de la vie. Pas maintenant. Il y avait plus urgent. Entre temps, ils étaient arrivés à l'entrée de la rue commerçante. Croisant des yeux la première boutique de fringues qui s'approchait au fur et à mesure, Matthew eu ce mauvais pressentiment qui lui criait qu'il devait lutter pour la survie de son espèce en se barrant. Il accéléra le pas. Pourtant, il fallait plus si il voulait passer ce danger, quelque chose qui capte définitivement l'attention de Francis pour qu'il passe sans voir la boutique.

« Oh, ce n'est pas un S-Sex Shop que je voie là-bas ? »

Il pointa du doigt l'exact opposé de la boutique de vêtements, un léger blush sur les joues. En réalité, il désignait une animalerie ... Ce qui est très étrange si on faisait le rapprochement entre les deux, herm. Qu'importe tant qu'il arrivait à ce que Francis tourne la tête, il pouvait bien passer pour un inculte une fois de plus si ça lui évitait toute séance de shopping.
 
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MessageSujet: Re: I'll make a ladies man out of you ♥   Lun 21 Oct - 13:02

De fait, Francis se trouvait alors à mille lieues de penser que son adorable petit Matthieu puisse ne pas saisir une allusion sexuelle ; pour lui, rien de plus universel : tout le monde était susceptible de sentir ces choses-là, plus ou moins consciemment, par le corps aussi bien que par l'esprit – sauf si on était le représentant de l'Italie, auquel cas on s'avérait curieusement rapide à perdre le Nord.

En somme, la confusion fut grande et s'apparenta dans la tête du français à un petit éboulement. Parce que tout en feignant de ne pas comprendre une allusion sexuelle, Canada lui désignait – à priori – un magasin du même ordre. Francis eut l'air un peu perplexe. Son protégé cherchait peut-être à lui faire comprendre très – très. – subtilement que sa vie intime n'était pas au beau fixe et qu'il avait besoin d'un petit remontant... ? Mieux, qu'il avait en fait quelqu'un – malgré sa garde-robe impossible – et souhaitait pimenter leurs ébats... ? Après un court moment d'arrêt, l'idée lui fit retrouver le sourire. Il s'imaginait déjà à l'intérieur de la boutique, émettre ce petit gloussement caractéristique et s'enquérir mielleusement de l'identité de l'heureux ou de l'heureuse élu(e) ; en d'autres termes, la diversion fut parfaitement réussie – mais à quel prix, mon petit Matthieu, à quel prix ! C'est à se demander qui est le plus pervers, au fond ! Celui qui l'est consciemment ou celui qui l'est inconsciemment ?

Tandis que Canada accélérait le pas, France oublia donc provisoirement son but premier, l'esprit complètement détourné – détourné tout court, en vérité – par le large éventail d'accessoires et de jouets qui lui venaient à l'esprit et dont il recommanderait bientôt l'usage à son adorable petit Matthieu. Croyait-il. Car une fois arrivé devant la vitrine de ladite boutique, accroché avec enthousiasme à son camarade, il s'aperçut enfin qu'il s'agissait en réalité d'une animalerie. Et se sentit bouleversé par un deuxième petit éboulement intérieur.

… Ce n'était pas sa faute, vous savez. Aveu implicite d'une vie sexuelle contrariée, recherche d'un Sex Shop, et finalement animalerie... Son esprit ne pouvait s'empêcher – d'essayer – de faire des liens. Un individu « normalement » constitué se serait mis à – courir et hurler – regarder partout dans le vain espoir de chasser certaines images un peu trop insistantes et dégueulasses ; mais lui, sombre et satané lui, se contentait de ciller tranquillement et d'accepter la réflexion. Savait-il qu'à l'origine, son protégé avait malencontreusement confondu les enseignes et comprenait-il que celui-ci cherchait seulement à temporiser ? Impossible à dire. Jusqu'où se portaient l'intelligence de Francis et sa propension à s'amuser gentiment, à l'insu du monde, des situations cocasses semblables à celles-ci... c'était là un grand secret – ou pas.

À présent, il contemplait son adorable petit Matthieu avec douceur et curiosité, arborant un sourire qui en disait étrangement long – aussi long que ce qu'il avait entre les jambes – sur le cheminement improbable de sa pensée. Canada, de toute évidence, ne s'était pas tiré d'affaire, et la distraction qu'offraient les pépiements et jappements à l'intérieur de l'animalerie ne durerait probablement pas. Francis envisageait non seulement de le relooker, mais aussi de satisfaire l'intérêt qu'il s'était subitement trouvé pour les Sex Shop. Qui d'autre que lui ! En attendant...

« … Tu disais aimer les ours polaires et les caribous, n'est-ce pas... ? » L'air – à la fois rassurant et terriblement effrayant – de dire qu'il ne jugeait personne.
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MessageSujet: Re: I'll make a ladies man out of you ♥   Mer 30 Oct - 22:04


Canada dévisagea France visiblement troublé. Que faisaient les ours polaires et les caribous ici ? Ils n'en vendaient pas dans l'animalerie, du moins, normalement. Ce serait vraiment scandaleux, son âme de militant de Green Peace profondément refoulée s'en offusquait. Il était clair que pour lui, il n'y avait clairement aucun lien entre ce qu'il avait dit précédemment et le fait que la boutique se soit révélée être en réalité une animalerie. Vraiment aucun, le néant complet. S'il se doutait un instant que son innocence était remise en question, il ne restait pas aussi calme ...

« Autant pour moi, j'ai confondu. Désolé. »

De plus, Francis semblait omettre quelque chose de taille. Eh oui, les castors, on les met où dans l'histoire ? Les oublier serait une erreur grossière et impardonnable. Ils sont mignons avec leurs grandes dents, leur pelage tout lubrifié et leur queue plate. Promis, pas de vanne suggestive, je laisse le flambeau à mon voisin du dessus / dessous, il est bien meilleur que moi dans ce domaine. Bref, négliger ces charmantes créatures constituait un délit passible de la peine de privation de maple. Dans sa mansuétude extrême Canada n'allait pas lui en tenir rigueur, seulement parce qu'il l'aimait bien et qu'il n'avait pas réellement envie de se retrouver encore tout seul à vrai dire.

« Et les castors ! Non, en fait j'aime tous les animaux ... Ce serait cruel de faire des préférences, eh. »

Il ponctua sa phrase d'un grand sourire pour ensuite se coller à la vitrine de l'animalerie. Bien évidemment, il avait répondu avec toute la candeur dont il était capable, là encore il n'y avait rien d'étrange. Il ne se doutait pas un seul instant du scénario terriblement embarrassant qui se jouait dans le cerveau détraqué du blond – moi aussi je t'aime. Oh, il aurait pu rallonger sa liste voire écrire une chanson avec les animaux manquants à l'appel que l'on pouvait trouver au Canada et qu'il appréciait. Comme les lynx, les marmottes, les orignaux, les blaireaux d'Amérique – à ne pas confondre avec « ce blaireau d'Amérique -, les wapitis, les serpents jarretières, les spermophiles – aucun commentaire – et tout le tutti quanti qui vivaient paisiblement au fin fond de la forêt enchantée.

Pour le moment, tout ce qui s'imposait à sa vision se limitait au commun, c'est-à-dire des chiens, des chats, des poissons dans leur aquarium qu'il pouvait apercevoir de loin. Aucun castor à l'horizon, heureusement d'ailleurs. Ces bestioles-là devaient vivre dehors, pas enfermées dans une cage. Il fallait libérer les castors opprimés ! Délivrons-les ! Faîtes vos dons pour l'association du CUL, car un bon castor est un Castor Uniquement Libre. Ainsi, faute de la présence de son animal fétiche, il se rabattit sur ce qu'il avait sous la main pour assouvir son besoin d'animaux ou plus généralement de nature - les grands espaces du Canada lui manquaient tellement. Il fallait bien qu'il se donne du courage, après tout il n'arriverait pas à trouver des moyens pour faire dévier France à chaque diabolique boutique de vêtements.

Je vous épargne Canada fangirlant sur les petits chatons et les petits chiots, nous avons tous notre seuil de résistance à la douleur face à l'innocence ultime et il serait vite atteint devant la virginité extrême qu'il présentait en cet instant. Lui qui voulait être viril, s'extasier devant un chaton roux éternuant, ce n'était définitivement pas crédible. Son moment de répit finit, il se racla la gorge comme si rien de cela ne s'était passé. Pas de sa faute si il préférait la faune aux vrais humains, eux au moins ne l'ignoraient pas.    

« On peut y aller, je te suis. »

On pouvait presque voir des petites notes de musiques s'échapper de sa tête. Il n'y avait probablement pas plus heureux sur Terre durant le court laps du temps après qu'il se soit décollé de la vitrine. Il attrapa bien volontiers le bras de France désormais prêt à affronter n'importe quel ignoble magasin que l'autre allait lui imposer.
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MessageSujet: Re: I'll make a ladies man out of you ♥   Jeu 27 Fév - 20:02

Lorsque Canada, manifestement très loin de soupçonner les divagations sexuelles de son aîné néné, prétendit avoir confondu les deux enseignes, le regard que France promenait sur lui s'attendrit. La façon tout innocente qu'il eut de renchérir au sujet des castors le fit taire, mais sourire davantage. Lui non plus n'était pas vraiment homme à faire de discriminations. Il en gloussa sans dévoiler le fond de sa pensée – ce serait sa bonne action du jour ! – et attendit patiemment que Canada, par son insoutenable mignonnerie, ait terminé de distiller dans l'air de l'animalerie d'inconscients appels au viol. Patiemment... et plus ou moins sagement.

C'est que Francis se mit également à « flâner » dans la boutique. Sous couvert de contempler distraitement les animaux et les divers produits destinés à leur entretien, il tâcha d'étudier autant que possible la silhouette gracile de son adorable petit Matthieu... très opportunément penché au-dessus du bac à chatons. Il y eut bien un moment où, les bras croisés, il manqua de se trahir aux yeux d'un client en inclinant un peu trop la tête pour considérer à loisir ce que la tenue – beaucoup trop large – de son protégé laissait deviner de son très bel arrière-train. Mais il se rétablit à temps, un sourire désarmant aux lèvres, et ne poursuivit qu'un instant son examen – nécessaire, puisqu'il lui faudrait habiller et mettre en valeur ce si joli corps –, avant d'être distrait par l'entrée d'une femme ravissante, qu'il se mit aussitôt à suivre et à courtiser entre les rayons de la boutique. Ce fut très à propos qu'il revint vers Canada, la joue un peu rougie mais l'air satisfait ; le ravissement et l'enthousiasme de son protégé – qui fut bien avisé de neutraliser le naturel envahissant de son bras en s'en emparant – achevèrent de le combler.

« J'ai une petite idée de ce qui conviendrait à tes f- … à ta silhouette ! »

Sur ce, Francis l'entraîna gaiement hors de l'animalerie et le mena dans une première boutique de vêtements pour hommes, chic, bien entendu, saluant courtoisement les vendeurs tout en leur signifiant d'un regard mi-amène, mi-orgueilleux, qu'il n'aurait pas besoin de leurs conseils : il ne se fiait qu'à son goût. Puis il considéra affectueusement son adorable petit Matthieu et lui adressa un sourire engageant.

« Tu sais mon chou, si la plupart des gens ont la bêtise de ne pas te remarquer, c'est peut-être parce que tu ne te mets pas assez en valeur. Tu me diras qu'au fond, moi je te remarque pourtant très bien, et que ces gens n'en valent donc pas vraiment la peine. Et tu auras tout à fait raison. ♥ Mais si nous sommes ici aujourd'hui, c'est avant tout pour toi, et non pour les autres. » Il lui parlait en français, encourageant et tendre. Sa voix était grave et chaude, inaltérée par l'accent agressif qu'il avait ordinairement en parlant anglais – beurk. Il poursuivit sans transition. « Qu'est-ce que tu as sous ton gros sweater ? » Très naturellement, et toujours aussi souriant, Francis égara ses mains sous le gros pull de Canada pour savoir s'il pouvait le lui enlever sans trop heurter la pudeur qu'il lui supposait. Il commenta son geste – plus ou moins tripoteur – avec bonne humeur, en ignorant la perplexité des autres clients. « Sais-tu que tu as la silhouette idéale ? » Il continua en anglais dans un accent effroyable, assez fort pour que les vendeurs l'entendent et s'affairent aussitôt à lui apporter ce qu'il désirait. « Je verrais bien un cardigan. Avec un pull simple en-dessous. Ou une chemise unie. Sans cravate, à moins qu'elle ne soit fantaisiste. » Il ajouta en français : « … Si ça peut contrarier ce crétin d'Arthur. » Puis de nouveau en anglais. « Autrement, on se contentera d'un col de chemise savamment chiffonné. Ça fait toujours des ravages. ♥ Et puis... » Il lui tourna autour, une petite moue appréciatrice aux lèvres. « … Un pantalon chino ! De quoi sublimer ta jolie silhouette. ♥ Quelles couleurs tu préférerais, mon chou... ? »

… Histoire d'avoir l'air de lui demander son avis, tout de même... bien qu'il ait en vérité déjà arrêté les couleurs en question. L'un des vendeurs vint l'informer avec embarras que la boutique ne proposait pas de « pantalon chino », et le visage médusé de Francis eut un petit mouvement de recul, mangé par le snobisme et l'effarement de son regard. Il finit par maugréer en français qu'ils iraient autre part et en revint à son protégé, toute trace de sa contrariété disparue. Canada était un jeune homme très bien fait, et nul doute que Francis prendrait un réel plaisir à mettre au jour sa beauté :  doté d'un sens aigu de l'esthétique – comment ça c'est discutable ?! – il n'était pas mesquin et ne chercherait pas à le ridiculiser avec des fautes de goût. Il eut un sourire coquin :

« Tu pourras te lancer à la conquête de jolies personnes avec plus d'assurance, comme ça. À moins que tu n'aies déjà quelqu'un... Quoique l'un n'empêche pas l'autre, n'est-ce pas. Tu me connais, hon hon hon. ♥ »
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