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 Mu tuba on minu arm [Lettochou]

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MessageSujet: Mu tuba on minu arm [Lettochou]   Lun 15 Déc - 1:11

Novembre 2008 -Estonie, 10 ans et demi

Il y avait beaucoup de choses qu'Estonie avait toleré depuis son arrivée à l'Academie.

Devoir suivre les cours et communiquer essentiellement en anglais (encore qu'en se mettant en binome avec Soome, il pouvait se débrouiller avec un mélange d'estonien et de finnois fort mélodieux mais qui ne pouvait suffire à compenser la langue chewingumesque pratiqué dans l'établissement). Être fourré dans un dortoir commun de l'Aile Slave (l'aile en elle-même n'était pas si dérangeante, il estimait certes sa place plus chez les Nordiques mais il n'allait pas se plaindre d'être dans la même elle qu'un confrère balte qui s'occupait de nettoyer à lui tout seul le dortoir masculin. Bon, le russe était un peu bizarre, mais ça allait certainement bien se passer. Certainement.). Devoir se nourrir au refectoire (il suffisait de se bourrer l'estomac de pain pendant qu'Ukraine regardait ailleurs). Le couvre-feu à 20h30 (car non-contente de surveiller que ses petits poussins s'alimentent bien, elle allait jusqu'à les faire aller au lit et chanter des berceuses. Mais c'était Ukraine, on pardonnait).

Mais alors, ÇA.

Le « ça » en question n'était pas, contrairement au roman de Stephen King, une créature clownesque amatrice d'enfants, mais une valise. Dans la chambre d'Eduard. Sur son lit.

Pour plus d'explications quand à la nature de l'outrage commis à l'encontre de l'estonien, il s'agissait d'une valise qui n'était pas la sienne. Sur un lit qui lui, lui appartenait.

Vous saissisez mieux l'horreur de la situation ? L'anxieté que quelqu'un empiete sur son territoire stratégiquement placé et se l'approprie sans préavis ? Abominable, oui, mais les enfants sont cruels. Mais qu'importe à quel point la situation était terrible, il fallait la gêrer au plus vite : que ce passerait-il si l'objet de l'affront restait sur son lieu de repos, le forçant à passer une nuit blanche ? Non, c'était tout bonnement impensable.

Une valise, donc. Certainement un nouvel arrivant, à en croire l'état des autres chambres de l'Aile. A moins qu'il ne vient d'un autre dortoir ? Non, il n'aurait pas cherché la dispute en s'installant dans une chambre occupé. Il fallait croire qu'une nouvelle nation était arrivée chez les Slaves. A en croire l'etiquette hautement visible, il s'agissait même d'un élève du nom de… Raivis Galante ? C'était beaucoup trop de voyelles pour un prénom slave, ça. Ça sonnait très latin, un Roumanie ? Non, il y en avait apparement déjà un dans l'Aile Mediterannéene, à en croire les rumeurs d'une dispute avec la représentante de la Hongrie.

...C'était tout de même un nom étrange. Enfin, avec son nom de noble germanique, il n'avait rien à dire, mais tout de même. Entre ça et Lituanie qui avait un nom de chien…

...Oh. Un balte. Lettonie, par élimination. Ce serait bien le genre letton, ça, à empieter sur le territoire estonien. Gnagnagna, nan, ces limites nous conviennent pas, vous nous avez aidé contre les allemands et les russes mais on veut quand même Valka. Pardon, Valga. Et pourquoi pas Valdza ou un truc de ce genre, tant qu'on est dans la lettonification. Incapables de reconnaître ce qui n'est pas à eux. Ils se sont même approprié le premier arbre de Noël, les goujats !

Mais, tout jeune qu'il était, Estonie ne se laisserait pas intimider. Il allait réagir d'une manière qui ne laisserait au nouveau venu aucune chance de répliquer ! Il allait… Il allait lui expliquer fermement son opinion ! Avec des points d'exclamations, même !
OOC:
 
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MessageSujet: Re: Mu tuba on minu arm [Lettochou]   Sam 20 Déc - 10:55

Le voyage l’avait fatigué. Les larmes aussi, d’ailleurs. C’est méga stressant pour un gamin de 10 ans de partir ainsi de son pays vers un qu’il ne connait pas, ayant un strict minimum au niveau de l’anglais, avec pratiquement aucune possibilité de revoir son paternel (ça met un autre poids sur le moral, déjà pas très haut de base). Il n’avait pas bien dormi, il avait dû partir très tôt le matin (ne parlons pas de la séparation père-fils, ça serait trop déprimant sinon.), faire une escale d’environ deux heures à Bruxelles, se prendre le tapis dans les pieds, pour ensuite passer l’océan atlantique (d’où il avait très mal dormi, d’ailleurs. Vous avez déjà dormi dans des sièges d’avions ? Bah ce n’est pas du tout confortable.), arriver à New York pour enfin se fait emmener à l’académie. Un résumé typique d’un voyage pas cool.

Le nouvel arrivant fût tout de suite conduit dans son dortoir (Inconsciemment, il devait se douter que ce n’était pas du tout le meilleur des dortoirs.) pour pouvoir poser sa valise sur l’un des lits libres. Regardant les lits libres, il trouva rapidement un plumard grâce à une petite voix lui disant que celui-ci était disponible, posa sa valise et foutu le camp pour faire un rapide repérage des environs. Quitte à vivre ici, autant se repérer vite, ça serait bête d’entrer dans le dortoir des filles ou de se tromper d’aile.

Au moins, il y a Toris ici, et même s’il est maigre, ça reste une consolation. Il n’est pas tout seul, c’est quand même vachement rassurant, de savoir qu’il y a quelqu’un qu’il connait dans l’académie, dans le même dortoir et surtout, de la même famille. Le jeunot se promit intérieurement de ne pas trop coller le lituanien et de lui demander le moins de question possible pour ne pas l’embêter. Il se promit aussi de faire attention à ce qu’il fera, ici. Son père était vraiment déçu de son comportement dernièrement, il fallait changer ça.

Cette promesse fût vite oublier quand il revenu au dortoir et trouva le lunetteux dans l'endroit qu’il avait défini « son territoire ». Du haut de son pauvre mètre deux, le blondinet l’étudia rapidement, se demandant pourquoi il était là. Après s’être rappelé comment on saluait en anglais, il demanda d’une voix un peu craintive, avec un lourd accent balte ;

« … Bonjour ? »

Les améthystes lettons fixèrent un petit moment les saphirs estoniens, restant sur ses gardes. Il sentait comme une mauvaise énergie venant de ce garçon, n’arrivant cependant pas à mettre le doigt dessus. Peut-être le regard que celui-ci lançait ? Il n’a pas l’air très sympathique, en tout cas. Mais alors, pas du tout. Ou alors c’est à cause de son pansement à la joue, au front et à plusieurs de ses doigts ? De toute façon, s’il essaye de lui faire du mal, il sait se défendre.
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MessageSujet: Re: Mu tuba on minu arm [Lettochou]   Lun 9 Fév - 14:13

"...Bonjour ?"

Surpris, Estonie se tourna vers la voix enfantine hésitante à l'accent pesant, qu'il ne reconnaissait pas.  S'il n'avait pas pris connaissance de la présence de la valise, et donc des intentions malsaines d'appropriation de la chambre par un nouvel élève, il aurait certainement été pris au piège.

C'est qu'il était adorable, ce petit aux cheveux chérubins et à l'air un peu endormi du garçon qui a eu quelques problemes de sommeil la derniere nuit. Et ces yeux à la teinte violette, cela lui faisait penser à Finlande -pas à Russie, le nez était beaucoup trop petit et mignon pour l'associer au slave-, c'était relaxant. Et tout ces pansements et ces vêtements trop grand pour la fine sillhouette, comment ne pas avoir envie de proteger ce pauvre petit ange ?

Mais non, il ne baisserait pas sa garde. Tout ceci devait avoir été soigneusement prévu, tel ces espions soviétiques qui savaient se mêler aux citoyens ordinaires pour recolter toutes les informations juteuses. Peut-être s'il avait eu l'esprit un peu plus sensible, comme Ukraine, il n'aurait pu s'empêcher de vouloir aider le garçon. Mais il était plus logique que cela.

"Bonjour à toi aussi."

Prendre un ton naturel, surtout, mais sans aucune trace d'accent. Montrer qu'il s'était adapté au milieu. Mais avant que la conversation ne dérive, il fallait tout de suite aborder le sujet du délit. Hm... Il fallait employer un vocabulaire simple, ou bien peut-être que le nouveau emploirait la technique russe du "moi pas comprendre anglais". Mais s'il se montrait trop menaçant, il pourrait avoir des problemes d'antagonisation...

Le mieux, c'est encore de copier son grand-père maternel. Le souvenir était bien ancré dans son esprit, la posture rigide et droite, alors qu'il parlait d'un ton inflexible, pas menaçant mais plein d'une présence imposante. "Eduard, tu va passer le balai". "Eduard, tu va reviser tes cours". Il n'avait pas besoin de rajouter de "sinon" ou de regard noir, il y avait juste quelque chose en lui qui ne donnait pas l'envie de contester ses ordres qui sonnaient comme des prédictions.

...Par contre, comment retranscrire cette émotion si particuliere de l'estonien à l'anglais ? Et il fallait utiliser un vocabulaire simple, ne pas oublier cela. Les pieds bien ancrés au sol, Eduard entona, d'une manière qu'il esperait suffisament ferme, en pointant la valise :

"Tu va partir d'ici maintenant."

C'était simple, bien de la manière qu'il recherchait, et c'était en plus tout à fait compréhensible et pas du tout sujet à un quiproquo.
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MessageSujet: Re: Mu tuba on minu arm [Lettochou]   Mar 17 Fév - 1:59

    En entendant le plus âgé lui répondre, le letton ne put se dire qu’il avait l’air vachement hautain et qu’il avait l’air d’être un sacré péteux aussi. Comme ceux qui ont beaucoup d’argent et qui n’hésite pas à vous regarder de haut parce que eux, ils sont friqués, et pas vous, alors vous n’êtes que des moins de rien à leurs yeux.
    Il ne se souvenait pas que Toris lui ait parlé de lui… Ou peut-être parce qu’il ne lui avait jamais demandé, aussi, ça devait sûrement être pour ça. Raivis se promit que, dès qu’il verrait son cousin, il lui demandera toutes les informations disponibles sur cet homme, et, tant qu’à faire, ses camarades de chambrés.

    "Tu vas partir d'ici maintenant."

    « Kas ? »


    Le letton haussa un sourcil –sourcil qui n’est pas très visible vu cette tignasse qu’il a sur le crâne, soit. Il venait de lui donner un ordre, non ? Et pourquoi est-ce qu’il devrait partir ? Pas moyen, non. Cette chambre est libre, il a le droit de s’y installer s’il en a envie, d’abord, c’est quoi ces manières, pour qui se prend-t-il celui-là ?? Et même s’il avait parfaitement compris ce que venait dire l’estonien –avec une phrase aussi simple, sérieusement quoi, il est pas si stupide que ça quand même, mais l'envie de l'ennuyer était plus fort-, il réfléchit rapidement à comment cela devait se dire, puis lança un simple ;

    « Piedodiet. Je... Pas comprendre. »

    Bon, il a un vocabulaire très limité, mais il lui semble que c’est comme ça ? Il se fit une petite moue, soudain pris de doute. Peut-être qu’il a dit un truc qui n’a absolument rien à voir, et ce méchant homme en profiterait pour se moquer, le vilain. Il leva un œil vers le blondinet, regardant sa réaction.
    Pourquoi est-ce qu’il a appris aussi tard l’anglais ? Le russe, ça sert aussi ceci dit, mais l’anglais beaucoup plus. S’il avait su qu’il allait se faire “enrôler” dans cette école, il n’aurait pas écouté les enseignantes et aurait choisi l’anglais en option lv2 quand il était chez lui.
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