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 Cover up those buttocks, which I can't endure to look on. | pv : Écosse (Terminé)

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MessageSujet: Cover up those buttocks, which I can't endure to look on. | pv : Écosse (Terminé)   Dim 22 Mar - 20:58

‘Cover up those buttocks, which I can't endure to look on.’
Couvrez ces fesses que je ne saurais voir.


The Act for Abolition and Proscription of the Highland Dress, 19 George II, cap. 39, sec. 17, 1746 ... (1, 7)
'That from and after the first day of August one thousand seven hundred and forty-seven, the man or boy within that part of Great Britain called Scotland, other than such as shall be employed as Officers and Soldiers in His Majesty's Forces, shall, on any pretext whatsoever, wear or put on the clothes commonly called Highland clothes the Plaid, Philabeg, or little Kilt, Trowse, Shoulder-belts, or any part whatsoever of what peculiarly belongs to the Highland Garb; and that no tartan or party-coloured plaid or stuff shall be used for the Great Coats or upper Coats, and if any such person shall presume after the said first day of August to wear or put on the aforesaid mentioned garments or any part of them, every such person so offending being convicted thereof by the oath of one or more credible witness or witnesses before any Court of Justiciary, or any one or more Justices of the Peace for the Shire or Stewartry or Judge-ordinary of the place where such offence shall be committed, shall suffer imprisonment without bail during the space of six months and no longer, and being convicted of a second offence before the Court of Justiciary or at the circuits, shall be liable to be transported to any of His Majesty's plantations beyond the seas, there to remain for the space of seven years.'




« Ton cotillon là, il déguerpit. »
Le ton était péremptoire et sans appel. Le regard désabusé du jeune Anglais était plongé dans ceux ébahis de son frère qui n’était présent dans la pièce que depuis quelques secondes. Son index, nonchalamment pointé en direction du kilt, dessinait dans l’air un mouvement ferme, une simple ligne de gauche à droite qui se voulait presque daubeuse du vêtement traditionnel écossais.
On pouvait dire ce qu’on voulait du Royaume de Grande-Bretagne, de sa politique répressive envers les Jacobites et les populations des Highlands à Culloden[1], il n’empêchait qu’il n’allait plus laisser un seul kilt, un seul tartan, un seul trowse se balader sur le sol britannique.
Le traiter de « cotillon » n’était pas le seul affront qu’il était en train de faire envers le peuple de l’Écosse et, à en juger par le visage interdit dudit pays qu’il avait convoqué quelques heures auparavant, celui-ci était loin de se douter de ce qui l’attendait pour les années à venir. Aussi, il crût presque amusant de s’inventer crieur public, et ce pour quelques minutes, le temps de lui annoncer la grande nouvelle qu’il allait mettre en joie petits et grands de cette jolie Nation embrigadée de son plein gré dans la perfide Grande-Bretagne.
« Tu n’es pas sans savoir et, je ne te l'apprendrai pas, qu’avec ta petite rébellion d’il y a trente ans, le Parlement a voté le Disarming Act[2] qui s’est révélé, au fil des ans, certes un échec pour nous puisque ton peuple n'a pas été capable de le respecter, mais une base de la punition que nous avons prévue à ton égard. »
Sa voix marqua une pause, le temps de refermer le capuchon de son encrier et de retirer le sable qu’il avait rependu sur sa jolie lettre d’insultes à destination de France qui commençait à lui irriter très fortement l’appareil trois pièces avec son duc d’Anville[3] ou sa victoire en Inde[4]. Arthur avait gagné l’Acadie et Newfoundland à la loyale, tout comme Espagne lui avait cédé Gibraltar et Minorque.
Le monde était une vraie algarade, grâce au trio franco-hispano-prussien[5] notamment, et les petites histoires écossaises n’étaient, de toute façon, pas de sa première priorité. Il avait de plus grands chats à fouetter que de s’occuper à mater une énième révolte calédonienne.
« Comme tu t’y attendais surement, reprit-il, le Parlement a décidé de ne pas te laisser sans sanction et, a donc décidé dans l’après-midi, d’approuver une série de lois qui, j’en suis sûr, te plairont. Première chose et non pas des moindres : ta jupe est déclarée illégale, je ne veux plus la voir. »
Le regard anglais parcourut la silhouette de son frère, de bas en haut. Tout ce qu’il ressentait, c’était toute l’aversion et le dédain qu’il avait pour ce Sauvage qui se croyait capable de manger proprement avec une fourchette – ce que, bien sûr, il ne savait faire car il ne fallait pas demander à un Écossais de respecter l’Étiquette sinon sans risquer de la voir blasphémée.
« Il est temps que tu apprennes à vivre avec les gens civilisés et à savoir où est ta place, tout comme pays de Galles l’a fait. En cela, tu devrais suivre son exemple. »

Spoiler:
 


Dernière édition par Angleterre / Arthur K. le Lun 27 Avr - 16:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cover up those buttocks, which I can't endure to look on. | pv : Écosse (Terminé)   Mer 25 Mar - 17:02

Il lui prenait le chou mais comme une belle ménagère qui prépare la potée du dimanche.

Son frère était rasoir et Scotty, dans sa grande amabilité, était persuadé qu’Arthur avait toujours eu cette air de chouette qui vous juge dans toute ses incarnations possibles et imaginables. Rasoir un jour, rasoir toujours comme dirait Bic ( il est copain avec Francis, il a le droit d'avoir des blagounettes de ce genre).

Toujours était-il que c'était bien pour cela que lorsqu'Angleterre avait baragouiné un truc sur une session HARP « extra-bonus-point-dans-ta-moyenne », l’écossais avait flairé le coups bas mais il avait dit oui.
Parce que. On allait pas commencer à trembler de la guibole pour un petit merdeux qu’en plus c’était ton frangin ET ton cadet.

Bon ok, niveau historique ça sentait le merlu mais on était écossais, même pas peur, même pas mal, élevé au grain celte et viking lointain, à la cornemuse-qui-te-fracasse les oreilles et aux troncs made in the North. On reculait pas devant les anglais, même si, il avait plus d’affection pour Arthur qu’il ne voulait bien le laisser voir.

Le panache, bordel! Le Pa.na.che.

On était pas des gonzesses, ni des fraises.

Quand le rouquin arriva, il fit exprès d’arriver à la bourre. L’autre c’était son cadet, le benjamin (ou presque vu que gugusse Sealand était quelque part dans les parages), il pouvait bien attendre sa rousseur impériale. Nan mais oh !

Sauf que tablez sur le fait que le steak anglais, sa patience atteignait le niveau de la mer noire quand il s’agissait de l’écossais, et c’est le professeur Carolingien, un regard lourd et silencieux, qui lui intima de se presser pour valider la session vu que Grand-Benêt était déjà en place et avait déjà choisi le lieu et l’endroit.

Toi t’allais écoper d’une sacré rouste à la fin de la séance!

#######

Nation: Scotland (United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland)
Password: ********

LOADING

H.A.R.P double session – Partners all in
...
Second partner confirmed
Nation: Scotland

LOADING

Event: The Dress Act, part of the Act of Proscription, come into effect in Scotland and make wearing the 'Highland dress', including tartans or kilts, illegal.
Place: London
Date: August 1st, 1746

LOADING

Press ENTER to start

######

Scott, à l’abri de ses cheveux roux, il était prêt.  A saluer la mémoire de centaines de milliers de valeureux patriotes, victimes d’avoir suivi un Idéal, d’avoir cru qu’un peuple pouvait écrire un roman collectif avec le sang de chacun et écrire la gloire sur leurs Highlands tant aimé puis se fondre dans la farouche indépendance pictes (c’est pour toi tonton, paye ton lyrisme) ; tout ça, en mesurant au plus profond de chacun de ceux qu’il servait la charge de malheur, la somme de souffrances, ce que peut hélas couter en malheur un rêve de grandeur et ce qu’il faut de larmes pour reformer un monde.

Prêt qu’il te dit!

De l'héroïsme plein sa puta*n de besace et de l'épique au bout des talons. La classe quoi...

....

Sauf que ouais… l’autre il te demande en plus de changer ton calbut.

Mais c’est quoi ce manque de principe fondamental?

Ébahi n’était pas le bon moment ou plutôt si mais il fallait y rajouter choqué et absolument scandalisé. De nos jours Scott aurait répondu un « va te faire téter par la Mère Poularde » mais Culloden n’était pas loin et lui-même –comme le reste des écossais- n’avaient pas d’attaches particulières à leurs vêtements.

C’était ça l’erreur.

A la base, ils s’habillaient ainsi, point barre. C’était un symbole certes, mais pas encore un symbole nationaliste.

Le roux plissa les yeux au persiflage arthurien.

« J’crois pas qu’un gars com’ toi puisse comprendre l’ différence entre un tartan et une traine en taffetas ça c’est sur. Tes roubignolles doivent mieux tenir dans ton petit pantalon v’lours, tu m’étonnes. »

En attendant, ça l’emmerdait bien. Et il connaissait suffisamment les écossais –vu que bon il était Écosse- pour savoir que ça allait passer comme un morceau de gruyère dans un repère de souris cette histoire.

S’approchant et posant ses poings de part et d’autre du bureau de son frère, il leva un regard étincelant de ressentiment -qui n’avait rien de voilé- sur ce dernier.

« Les Parlements ça se changent. Les Parlements ça se bouffent. »

Les nations malheureusement déjà moins. Ou alors faudrait virer dans le récit zombiesque.
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MessageSujet: Re: Cover up those buttocks, which I can't endure to look on. | pv : Écosse (Terminé)   Mer 8 Avr - 14:33

« J’crois pas qu’un gars com’ toi puisse comprendre l’ différence entre un tartan et une traine en taffetas ça c’est sûr. Tes roubignolles doivent mieux tenir dans ton petit pantalon v’lours, tu m’étonnes. »
Les sourcils anglais se levèrent, visiblement impressionnés par l’étalage de connaissances de l’Écosse. Cette vieille ganache avait donc les capacités « d’apprendre » des choses ?
« Quelle surprise ! je ne m’attendais pas à ce que tu me récites si bien ce que tu as retenu de l’artisanat textile. »
Les yeux de l’Angleterre n’exprimaient cependant ni l’étonnement ni la révérence et il y avait dans sa voix ce ton si délicieusement sarcastique et insupportable qui en avait fait craquer plus d’un.
« Si tu as remarqué la dissemblance entre la pièce de laine grossièrement tissée que tu portes et la robe de soie d’une courtisane, je t’en félicite. Il est effectivement très difficile de la remarquer. »
Il retînt à peine un rire qu’il cacha derrière le dos de sa main. Scott lui faisait tellement pitié que s’en était risible. Cependant, le sourire auparavant moqueur avait vite disparu pour laisser à nouveau place à ce visage neutre et dénué de tout sentiment visible. L’heure n’était pas à la plaisanterie.
« Les Parlements ça se changent. Les Parlements ça se bouffent.
― Retire tes mains sales de mon bureau. »
Il avait à peine retenu l’expression de dégoût qui avait suivi cette intrusion écossaise sur sa possession en acajou. Il sortit un mouchoir de sa manche et épousseta la devanture de son écritoire d’un geste nonchalant. Puis, rangeant ledit mouchoir, il retrouva cet éternel air impérieux et renchérit :
« Cesse donc tes plaisanteries. Tu as accepté le Parlement unique lorsque tu as signé le Union with England Act[1] (et j’en ai fait de même avec l’Union with Scotland Act[2]). Étant le pays le plus peuplé et le plus riche, je représente le Royaume de Grande-Bretagne. En cela, tu n’as aucune légitimité à ‘bouffer’ mon Parlement. »
Pourquoi prenait-il la peine de se justifier auprès de ce cuistre des Highlands ? Après tout, comme il l’avait dit : Écosse n’était devenu qu’une Nation de pedzouilles bonne à fournir la piétaille de l’Armée Britannique dans ses guerres coloniales. Il devrait s’estimer reconnaissant de n’en faire partie que depuis une quarantaine d’années, car ce n’était pas le cas du pays de Galles[3].
L'Angleterre, ah, la perfide Angleterre[4] avait-on déjà écrit. Arthur, comme il se complaisait à le penser, n’était pas d’une fourberie sans équivoque. C’était simplement parce qu’il « changeait d’avis ». Cette versatilité, il l’avait démontrée plusieurs fois dans le passé, et ce, sans aucune honte – il n’avait eu, par exemple, aucun problème à achever des chevaliers français capturés à la fin de la Bataille d’Azincourt au lieu de demander une rançon ni à proclamer sa souveraineté totale sur Gibraltar, au grand désarroi d’Espagne.
Il y aurait également beaucoup à dire sur les Catholiques, l’Espagnol et le soutien irlandais à la cause du Old Pretender[5], mais ce n’était pas le sujet de la venue écossaise.
« Maintenant que ceci est clair entre nous et que je suis magnanime aujourd’hui, je vais te laisser le choix. »
Il avait excellement bien prévu le refus du rouquin, aussi, il fit signe à deux laquais d’approcher. L’un portait dans ses bras un costume complet qui sied bien évidement à la Cour de George II, l’autre, une robe qu’Ecosse reconnaîtra. Il désigna tout d’abord les vêtements masculins.
« Soit tu t’accordes à porter ces habits et je ne t’enverrai pas passer quelques années dans les territoires Outre-Mer de Sa Majesté, soit… » Il pointa la robe d’un geste flegmatique. «  … Soit tu tiens tout particulièrement à porter le jupon, auquel cas cette reproduction de la robe d’exécution de Marie Stuart te siéra à ravir, j’en suis certain. »
L’Anglais avait réellement du mal à cacher son sourire satisfait. Tout était bon pour faire céder l’Écosse, même la fourberie. Après tout, la morale et l’honneur, Angleterre les sortait du placard uniquement quand cela l’arrangeait.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Cover up those buttocks, which I can't endure to look on. | pv : Écosse (Terminé)   Mer 15 Avr - 10:24

Le rouquin grogna à la saillie de l’anglais. V’là qui lui causait chiffons. Encore. Bon, fallait admirez l’ironie chez l’empoté blond mais on n’était pas à la galerie des glaces à Versailles (honhonhon).

― Retire tes mains sales de mon bureau.

 Ah voilà qui se précisait. Le souci avec Angleterre c’est qu’il était né avec une face snobinarde à souhait. Un nez perpétuellement froncer comme s’il était en constant voisinage avec des briques de substances marronnâtres et dégeulasses.

« Cesse donc tes plaisanteries. Tu as accepté le Parlement unique lorsque tu as signé le Union with England Act et j’en ai fait de même avec l’Union with Scotland Act. Étant le pays le plus peuplé et le plus riche, je représente le Royaume de Grande-Bretagne. En cela, tu n’as aucune légitimité à ‘bouffer’ mon Parlement. »

La plaisanterie cessait en effet ici. Tout ceci le renvoyait à plus de colère qu’il n’en pouvait en contenir. Traité de merde. Jacques Stuart de…

Écosse se releva, poussant le bureau de ses mains pour imprimer une impulsion adéquat.

« Va pisser dans une flaque et regarde-toi dedans, bon sang. »

Une défaite avouée en une insulte calibrée. Les traités pouvaient se contourner certes, mais il fallait récupérer. Des horreurs subits, du matraquage de l’armée anglaise, des conneries faites par son propre peuple et surtout ses clans qui ne savaient vraisemblablement pas compter jusqu’à 20 avec leurs doigts. Jacques n’avait même pas été foutu de mettre son cylindre dans une princesse espagnol. J’vous jure…
Écosse en chopait des crises monumentales rien qu’en y repensant. Et là d’ailleurs, l’agacement le poussa à donner un coup sur l’une des lourds chaises en mahogany qui s’écroula au sol. Le signe d’Angleterre ne lui disait rien qui vaille et il lança aux deux soldats un regard noir qui aurait pu faire blanchir d’effroi les poils de leurs zguégues respectifs.

La nation à l'air juvénile considéra les vêtements, blême.

Il y avait des limites et la limite c’était Marie.

« Soit tu t’accordes à porter ces habits et je ne t’enverrai pas passer quelques années dans les territoires Outre-Mer de Sa Majesté, soit… Soit tu tiens tout particulièrement à porter le jupon, auquel cas cette reproduction de la robe d’exécution de Marie Stuart te siéra à ravir, j’en suis certain. »

Un long silence.

Il l’avait adoré. Pendant un long moment il n’avait vécu que pour elle au-delà de l’Écosse même. On n’est pas censé tomber amoureux ou être si attaché à un leader, souverain, guide lorsqu’on est nation, mais allez expliquer ça à Portugal et Dom Sebastiano, allez le dire à France et Jeanne, tâchez de faire entendre raison à Macédoine avec son Alexandre…

Les lèvres disparurent en une fine ligne, le regard vrillé sur la robe rouge incarnat et il ferma les yeux un bref instant. Ce qui comptait c’était de vivre. Même sous l’égide. Ils se vengeraient plus tard, reprendraient leurs indépendances, leurs couleurs…. Plus tard. Angleterre avait raison malheureusement : ils devaient se renforcer, reprendre  fortune.  

On ne faisait que rarement ce que l'on voulait lorsqu'on était nation.

« J’ai le choix ? Trop aimable. France sera pas d’accord pour la robe. » fit l’écossais.

Comme si France n’avait pas d’autres priorités…
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MessageSujet: Re: Cover up those buttocks, which I can't endure to look on. | pv : Écosse (Terminé)   Dim 19 Avr - 17:31

Allons bon, le voilà qui allait se mettre à larmoyer.
Un petit soupir s’échappa des narines anglaises. Comédie ou pas, les états d’âmes de l’Écosse ne lui était d’aucun intérêt : s’il avait été docile aux Lois et à l’autorité, le Royaume de Grande-Bretagne n’aurait pas eu à user de ces moyens radicaux pour faire plier une de ses populations. Mais contrairement aux Romains qui avaient construit les Mur d’Hadrien et d’Antonin par peur de ses peuplades calédoniennes, Angleterre l’avait enjambé et écrasé à coups de faux-semblants et de ruses à la morale discutable.
Qu’importe la méthode, l’objectif était presque atteint. Il n’attendait plus que le signe écossais de la défaite.
« J’ai le choix ? Trop aimable. France sera pas d’accord pour la robe. »
Signe qui avait été beaucoup plus rapide à se manifester qu’il ne l’aurait pensé. Malgré la victoire assurée et la mention de la France, Angleterre gardait son éternel air détaché, comme si la réponse fournie était la seule possible et imaginable derrière cette pointe d’humour typique des crétins de la Vieille Alliance.
« Grand bien vous en fasse si vous comptez vous livrer au vice italien[1] et rejouer les vies de Philippe d’Orléans[2] et de Philippe de Lorraine[3]. Soit donc bon à quelque chose pour une fois, et prend ce qui te semble le bon choix. Tu dois sans doute le savoir, mais j’ai d’énormes responsabilités et m’attarder sur un sujet comme celui-ci avec toi n’est pas dans mes priorités absolues. »
Concrètement, il était près de dix-sept heures à en croire l’horloge de la cheminée et c’était l’heure du thé.
« Nous en avons terminé. Tu peux te retirer maintenant. » finit-il par dire d’une geste nonchalant en direction de la porte.


Lorsqu’il revînt dans le « monde réel », il avait la nuque engourdie et les jambes lourdes. Lentement, il retira tout le dispositif nécessaire à l’immersion complète et sauta doucement du fauteuil en soupirant. Ensuite, il jeta un coup d’œil à sa montre : 18 :00. Il avait raté l’heure du thé.
Contrarié par ce manquement à l’heure finale puisqu’ils étaient censés terminer à 17 :30, il se demanda si Scott n’était pas arrivé en retard pendant que lui, excellent élève modèle et Président du Conseil des Élèves qu’il était, était déjà en place (il était pour lui inconcevable que ce soit le professeur qui en soit la cause). S’ils avaient commencé à l’heure, il n’aurait pas manqué son thé, maintenant, il était trop tard.
« Tu es encore arrivé en retard. »
L’attaque se fit directe. Scott n’avait concrètement pas eu le temps de souffler que l’Anglais avait lancé cette pique, le regard plein de reproches.
J’ai loupé l’heure du thé et tu sais à quel point cela me rend irritable. Voilà ce que ses yeux semblaient dire.
« Combien de fois faudrait-il te dire que la ponctualité n’est pas une option. J’espère pour toi que le Professeur Carolingien a su te le faire comprendre comme il se doit. »
A moins que tu ne préfères que ce soit directement Britannia, auquel cas, cela devrait pouvoir s’arranger.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Cover up those buttocks, which I can't endure to look on. | pv : Écosse (Terminé)   Lun 27 Avr - 16:06

La docilité c'était pas pour Écosse et ça ne l'avait jamais été. Angleterre, comme toujours, faisait preuve d'un amour des convenances qui faisait passer son frère plus âgé pour un sauvage atrabilaire et violent.

Et ce n'était pas volé car Écosse en ce bref instant eut l'incroyable envie de sauter par-dessus le bureau, de prendre la tête à la moue snobinarde de son rival et de la frapper brutalement sur le tranchant soyeux de l'acajou du bureau. Et ce n'était pas vraiment pour sa remarque à propos de sa sexualité. Une nation, par définition, vivait plus longtemps. Il y avait des kilomètres et des kilomètres d'années, d'Histoire, de rencontres. Hommes, femmes, ça n'avait au final que peu de répercussions même si, quelque part, on avait toujours des préférences particulières. Mais au final, elles restaient subsidiaires.

On était attiré par un individu pas spécialement par un sexe.

« Tu dois sans doute le savoir, mais j’ai d’énormes responsabilités et m’attarder sur un sujet comme celui-ci avec toi n’est pas dans mes priorités absolues. »

Écosse aiguisa son regard, plus sombre que celui d'Arthur, plus âpre également. Il n'avait pas le choix. Pour l'instant. Il fallait se placer correctement. Trop de trahisons, trop de clans qui renâclaient, trop de chaos dans ses propres rangs. Le pouvoir c'était se placer correctement sur l'échiquier et en cet instant précis, Angleterre avait la main complète. Il fallait prendre beaucoup de recul, prendre ce qu'il y avait à prendre,  garder une vision d’ensemble.

C'était de cette manière qu’on dépeçait les baleines.

Une bouchée à la fois.

######

Validation de votre session en cours.

Loading.

Terminé. Vous pouvez retirer votre casque et votre équipement.

######

Besoin de nicotine.

Scotty papillona des yeux et fit rouler ses épaules en s'extirpant du siège moelleux. Il y avait toujours comme un brouillard épais lorsqu'il revenait des sessions HARP et la voix d'Arthur résonna comme un gong à ses tympans.

« Tu es encore arrivé en retard. »

Scotty répondit par un greutement irrité en farfouillant machinalement pour retrouver son paquet de clopes et son briquet. Là. Au coin de sa poche intérieur et le briquet dans celle de son pantalon à carreau typique de l'uniforme de l'école.

« Combien de fois faudrait-il te dire que la ponctualité n’est pas une option. J’espère pour toi que le Professeur Carolingien a su te le faire comprendre comme il se doit. »

« Tu vas me casser les couilles longtemps là? »
Le regard avait encore la teinte métallique de l'ancien Écosse qu'il venait de quitter et nerveusement scotty rangea son briquet puis le paquet. Arthur avait raison, le professeur Carolingien avait horreur des retards. "Vous n'êtes pas seul au monde Ecosse, il y a d'autres élèves, d'autres sessions.La prochaine fois vous serez en première heure dés 7h30 du matin. Ainsi si vous déborderez vous ne générez que vous-même."

Ça, il allait l'entendre dans quelques minutes quand le professeur blond allait leur faire signer à chacun le registre de validation des sessions.

Les sessions avec Arthur laissait toujours un gout amer. Un jour ou l'autre, il aurait son indépendance. Un jour ou l'autre. Même s'il ne savait pas vraiment s'il en avait réellement envie ou pas. La famille c'était la famille quoi qu'on en dise et il se mit à rouler silencieusement sa cigarette dans le couloir bifurquant -seul- vers le toit, histoire de se dégourdir les jambes et l'esprit. Arthur voulait de toute évidence son petit thé et son petit gouter et il n'avait aucune envie de l'entendre jacasser sur la ponctualité et autres préoccupations de Lapin Blanc.

Certaines choses ne changeraient jamais.


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